‹ Histoire du Congrès de VienneChapitre 131 sur 214 · LIVRE SEIZIÈME. ^'jS · texte numérisé non relu

LIVRE SEIZIÈME. ^'jS

« léon Bonaparte fût mis hors d'état de troubler « à l'avenir le repos de la France et de l'Europe: « que même, d'après les événemens survenus au « mois de mars dernier, les puissances exigeaient « que Bonaparte fût remis à leur garde, » Après cette notification, les plénipotentiaires français eurent ordre de quitter Haguenau : ils partirent sous l'escorte d'un officier, et ne furent de retour à Paris, que le 5 juillet. Leur erreur fut grande de croire que les monarques alliés leur reconnaîtraient un caractère diplomatique avec des pouvoirs suffisans pour négocier, quand leurs pouvoirs ne dérivaient que d'un gouvernement méconnu. *

, La crise se développant avec une extrême rapidité, et les ennemis se portant sur Paris dont le pillage paraissait flatter la cupidité et la vengeance du soldat, la commission du gouver* nement adressa en qualité de commissaires, MM. Andréossi, Boissy-d'Anglas, de Valence, Flaugergues et la Besnardière, au duc de Wellington pour traiter d'un armistice. Leurs instructions datées du ^27 juin, portaient en substance: « que les conditions pour un armistice proposées par le maréchal Blucher, étaient exorbitantes, et ne pouvaient être acceptées en entier ; que néanmoins la commission du gouvernement ne se retranchait pas dans un refus absolu d'entrer

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en discussion sur un arrangement dont les conditions ne dépasseraient pas les bornes tracées par le véritable intérêt public : que si , pour arriver à ce résultat y il fallait se résoudre à la cession d'une place forte, cette cession ne devait avoir lieu qu'autant qu'elle garantirait un armis* tice qui se prolongerait jusqu'à la conclusion de la paix , et pourvu encore que les troupes étrangères n'approchassent pas à plus de vingt Kenes de Paris, ou d'une ligne tracée entre la Somme et l'Oise. » Les commissaires devaient stipuler encore que les ennemis ne lèveraient pas de contributions extraordinaires. C'était trop présumer de leur générosité.

Le chef de la commission du gouvernement, Fouché, dans une lettre particulière adressée au duc de Wellington , faisait avec adulation, l'éloge du vainqueur de Masséna, de Marmont, de Victor, de Jourdan, de Soult et de Bonaparte, quoique ce langage fût peu flatteur pour la nation française. « Vous venez, lui. disait Fouché, d'a- « grandir votive nom par de nouvelles victoires « remportées sur les Français. » Le maréchal-duc de Wellington, dont le quartier-général était déjà à six lieues de Paris, reçut, le a8 juin , les commissaires français auxquels il fit part d'une lettre qu'il venait de recevoir des ministres de Riissie et d'Autriche. Par cette lettre, leurs

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