LIVRE SEIZIÈME
prodigue de sang, fut dupe de Bonaparte qui lui avait assuré que Tempereur d'Autriche allait se déclarer ouvertement pour lui. MÈiis cette fausse confidence ne dégageait pà^ Ney de ste serment. Cet officier finit à-peu-près comme le maréchal de Biron auquel il ressemblait , à la naissance près ; car Ney était de basse origine. Il y eut entre eux, une analogie de courage qui, après les avoir élevés aux premiers honneurs de l'armée, conduisit à l'échafaud ces deux guer* riers tombés dans la félonie.
Immolant ses sentimens personnels aux intérêts de la monarchie , T^ouis XYIII avait cru agir sagement, en nommant Fouché, ministre de la police ; et c'est d'après ses avis , qu'il avait rendu l'ordonnance du a6 juillet, qui contenait des poursuites contre les fauteurs de l'invasion de Bonaparte. Par des négociations, Fouché avait préparé la soumission de l'armée de la Loire, et le désarmement des rebelles dans plusieurs départemens. Malgré ce service , il était r^té en horreur au parti royaliste qui. ne lui pardonnait pas d'avoir voté la mort du roi-martyr, et d'avoir été un des instrumens de la terreur, prLncipalement à Nantes et à Lyon. S'étant fait l'organe confidentiel des révolutionnaires qu'il mettait en jeu pour exciter les alarmes de Louis XVIII ; il lui présenta des rapports dirigés dans ses pro-
386 CONGRÈS DE VIENN^
saient plusieurs belles qualités .^ aux minis-* d'autres circonstances. /'^^^ notes insi-
Le maréchal Ney avait /^^rope était mena- Bonaparte , protesté à ^ ■'''■/^Ci^''i ^^ ^^s peuples chement avec tant d'' 'y^^^/içaise et pleins de cérité, que ce mon x^' V*^^'''^^'' '^ j^"g des rois, mandement de ' ^ '^if^ics satisfaire que par de Saunier , pour '/^f^ijejies. Ces manoeuvres pernaparte; et ^' /'^jf^ij ^ol^^ l'orage prêt à fonpoings liés y^ y /^'^^ démission. Le roi , qui le infidèle /^'j^, ^t^ssi disgrâce , le nomma son réuni - ^'ji^^^ loais bientôt après, les chamainsi *^^^^*]^cWt '^^ régicides, Fouché fot par ^sP^^ ^tier la Saxe. Il se retira à Pra-
cb -//*'"' ^ de Vienne lui permit de séjour-
e ^^^ •{ alla '^ TrieSte où il finit sa carrière.
^^*^^qui a passé pour un grand politi- Qtf^. tmière qu'un adroit intrigant. Sa con- ^•^ tout le cours de la révolution, fut un 1^*'^' de crimes et de perfidies : il débuta par i0^r ^ et finit par la trahison. Terroriste rf^^. jjonvention, révolutionnaire et anar- ^ soUS le directoire , il déserta sa cau^e pour ^^^Lr 1^ gouvernement* consulaire sous lequel ^"^lïime né dans la misère, acquit une irase fortune. Pour s'attacher le premier con- ; ^ il sacrifia beaucoup de royalistes. Sans ^^pect pour le caractère diplomatique , il fit