LIVRE UUITliME
Frapce et 1« reste de l'Europe ; que le jour de leur entrée à Paris, les souverains avaient déclaré qu^ik ne traiteraient jamais de la paix avec Bonaparte; que cette déclaration, hautement ap* plaodîe par la France et par TEurope, ayant amené Tabdication de Bonaparte et la convenûcm du 11 avril, Tabdication devenue la base de la négociation principale avait été explicitement articulée dans le [M^éambule du traité de Paris i
« Que de U était résulté pour la nation fran* çaise une condition fondamentale à laquelle elle ne pouvait se soustraire sans renverser le traité de Paris et tous ses rapports avec le système eatopéen;
a Que les puissances alliées, de leur côté, en insistant sur cette condition , ne faisaient qu^user d'un droit qu'il était impossible de leur contester, ^ moins d'admettre que les pactes les plus sacrés pouvaient élve changés au gré des convenances de l'une ou de l'autre des parties contractantes ;
« Qu'il s'ensuivait que la volonté du peuple firançsôs ne suffisait pas pour rétablir dans le sens légal un gouvernement proscrit par des
engagemens publics, et qu'ainsi la position
de Bonaparte , sous ce rapport , était absolument
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aujourd'hui ce qu'elle était à ces dernières époques. »
Sur la seconde question , si t offre de sanc^ tionner le traité de Paris y pour changer les dis* positions des puissances , la commission pensait <c que la France n'avait aucune raison de se plaindre du «traité de Paris, puisque ce traité l'avait réconciliée avec l'Europe /avait satisfait à tous ses véritables intérêts, lui avait assuré tous les biens réels , tous les élémens de prospérité et. de gloire qu'un peuple appelé à une des premières places dans le système européen, pouvait raisonnablement désirer ;... <{ue ce traité était même un bienfait immense pour un pays réduit par le délire de son chef à la situation la plus désastreuse ; ^
« Que les pitissances alliées eussent trahi leurs intérêts et leurs devoirs , si , au prit de tant de modération et de générosité, elles n'avaient pas, en signant ce traité , obtenu^quelque avantage; que le seul qu'elles avaient ambitionné, était Ja paix de l'Europe et le bonheur de la France ; que jamais, en traitant avec Bonaparte, elles n'eussent consenti aux conditions qu'elles avaient accordées à un gouvernement qui , a en offrant à l'Europe un gage de sécurité et de stabilité, les dispensait d'exiger de la France les garantie$