‹ Histoire du Congrès de VienneChapitre 169 sur 214 · LIVRE DtX-SEPTJÈMK · texte numérisé non relu

LIVRE DtX-SEPTJÈMK

position si extrême, il était résolu à ne point attenter à son existence, il ne lui .restait que deux partis : le premier, de supporter sa réclusion comme le lion de Numidie qui, derrière les barreaux de fer, ne rugit point, mais se contente de promener autour de lui de sombres regards, et respecte du moins le gardien chargé de le nourrir. Le second parti était de se rapprocher franchement du gouvernement anglais, et de yivre à Sainte-Hélène sous ses lois, ainsi qu'il l'avait sollicité; mais une fureur permanente convenait mieux à Bonaparte. Dominé par le souvenir d'utie puissance momentanée dont il cherchait à prolonger l'illusion par les hommages de quatre ou cinq affîdés, au lieu de se mettre noblement au-dessus de ses ennemis , en ne leur de-, mandant rien , ou en acceptant tout en silence ; il querellait perpétuellement pour des objets bas y pour sa table qui coûtait par an , cent mille écus, à l'Angleterre ; et il feignit même de vendre , pour y fournir, quelques pièces de vaisselle , lorsqu'il avait secrètement dans sa cassette , dix mille louis réservés sans doute pour une nouvelle évasion ; car là se portaient encore tontes ses pensées. Mais, en se plaignant sans cesse, en dénonçant, en exagérant des droits mécon* nus, il ne pouvait qu'exciter la vigilance des autorités anglaises responsables envers l'Europe.

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par le ton crinfaiilibilité , ainsi que par l'a* prêté et l'arrogance habituelle de l'e^ipression. Son discours animé par la passion et par la haute opinion qu'il avait de lui-même, le porte à tout dégrader. On cherche vainement l'appréciateur équitable et l'homme moral. Suivant lui , les Anglais sont des marchands trompés et trompeurs \ et le peuple français à qui il devait bien quelques égards , a pour qualités dominantes, la vanité j la légèreté et le caprice: lord Castlereagh dont le génie courageux soutînt la persévérance des puissances alliées, n'était qu'un imbécille; et le cabinet anglais qui avait combiné la ligue qui le renversa, n'était qu^un composé de soti. S'il parle des premiers capitaines de son tems, le général Moreau n'était tout au pluà 'capable, que de conduire une division; le prince de Schwartzemberg qui, à Leipsick, dirigea deux cent mille combattans , et depuis , le vainquit à la Rothière et à Bar-sur-Aube , n'était^ pas même en état de commander six mille hommes; Blùcher n'était qu'un hussard; Wellington 'un homme presque nul ^ qui^ àfFaterloo^ ne fit que des sottises; sottises qui lui valurent la victoire la plus complète , ainsi que d'autres sottises de ce genre lui avaient procuré des succès à Vimeira, à Talaveyra , à Busaco, à Torres-Yedras, à Salamanque,

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