‹ Histoire du Congrès de VienneChapitre 170 sur 214 · LIVRE DIX-SEPTIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE DIX-SEPTIÈME

à Vittoria,àPainpelune, à Orthez, à Toulouse, etc.> sur les plus fameux généraux français. On s'étonnera moins que Bonaparte, dans son testament, ait, dans un transport de haine ou de farouche jalousie, légué dix mille francs à Cantillorij Tas* sassin de Wellington; approbation criminelle donnée à une action atroce , et qui suffirait pour justifier l'imputation faite à Bonaparte, de plusieurs assassinats publics et secrets.

Quand le prisonnier vit que ses démarches auprès du Congrès d'Aix-la-Chapelle et du parlement d'Angleterre , pour obtenir sop retour en Europe, avaient échoué , et qu'il devait se résigner à mourir sur Iç roc de Sainte-Hélène; il tomba dans une sombre mélancolie qui ne le quitta plus. Le terme de ses intrigues fut pour lui un arrêt de mort. Lorsqu'on l'invitait à prendre des distractions et à s'occupçr davantage de sa santé, sa réponse était : Jl quoi bon? Plus d'une -fois il fit ressentir sa mauvaise humeur à ceux qui l'approchaient, même aux compagnons volontaires de son exil. Il reprochait un jour, au général Bertrand, de l'avoir suivi moins par affection que pour acquérir de la célébrité : « Sans « celaî, lui dit-il, vous seriez retourné en Europe, ff avec Las-Cazes. Pourquoi n'y êles-vous pas « allé? — Parce que cela ne me plaisait pas, ré- « pondit Bertrand. — Ce n'est pas votre séjour à

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