‹ Histoire du Congrès de VienneChapitre 181 sur 214 · LIVRE DIX-NEUVliME. ^HS · texte numérisé non relu

LIVRE DIX-NEUVliME. ^HS

anglais, ne fut pas obtenue des cours de Madrid et de Lisbonne, elle fut du moins consentie en juillet i8i5, par la France qui §e réunit à l'Angleterre, non -seulement .pour prohiber totalement la traite, mais pour donner la chasse aux bâtimens négriers qui feraient la traite dans les latitudes où elle est interdite. Ainsi , tout ce que le Congrès ordonna ou recommanda^ fut accom^ pli en tout, ou en partie, à Texception de la restitution d'Olivença et de la suppression immédiate de la traite par l'Espagne et le Portugal.

Diverses modifications aux décisions du Con^grès, résultèrent du traité de paix du ao noviembre r8 1 5 : elles consistaient , (comme on l'a vu ,en quelques- cessions de places. La modification la plus sérieuse apportée à l'acte général du 9 juin, fot relative à la future succession du dtiché de Parme. On a dit comment la réclamation élevée dans le Congrès, par la cour de Madrid sur la possession de ce pays, en faveur de Tinfant don Charles-Louis, avait été rejetée. Néanmoins, par le zèle du ministère français, il fut arrêté, le 10 juin 1817 (f), à Paris, entre la France, l'Espagne et les puissances alliées, une convention en vertu de laquelle les dispositions de l'acte du

(i) Voyez tome III, cette convention, annexée à l^acte général du 9 juin.

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« celle de la nécessité de conserver, peudaint un « temps déterminé, dans les provinces frontières f( de la France , un certain nombre de troupes « alliées , elles étaient convenues de réunir les « différentes dispositions fondées sur ces bases « dans un traité définitif. »

Après un préambule qui tâchait de pallier les sacrifices exigés de la nation française , en les lui faisant envisager comme nécessaires et même utiles pour elle , le traité fixait dans une longue suite d'articles, Tordre présent des choses.

L'article i*^ conservait l'état des frontières tel qu'il était en 1 790 , mais avec les modifications suivantes :

Les territoires enclavés de Philippeville et de Marienbourg , y compris les places de ce nom et le duché de Bouillon , étaient mis hors des frontières de France : il en était de même de Saar-Louiset du cours de la Sarre, avec les endroits situés à la droite de cette rivière et de leurs banlieues.

Tout le territoire sur la rive gauche de la Lauter,sans en excepter la place de Landau, était réuni à l'Allemagne , à l'exception de la ville de Weissembourg.

]jSl moitié du pont entre Strasbourg et Kehl , devait appartenir à la France , et l'autre moitié au grand-duché de Bade.

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