LIVRE l>IX-NEUVlèME
blîque inspirant sous ce daubte rapport, plus de confiance , les quatre cours alliées se pré* tèrent à réduire la force de Tarmée d'occupation. Une note de leurs ministres à Paris, en d«te du 10 février 1817, contenait l'annonce que la diminution des troupes serait de trente mille hommes sur l'armée entière , ou d'un cinquième siu* chaque corps d'armée , à dater du I*'' avril 1817.
Le gouvernement français avait d'autres difficultés à régler avec la Prusse et l'Autriche, au sujet du paiement des dettes de la France et sur le sens à donner aux deux conventions du ao novembre 181 5, desquelles il semblait résulter que la France aurait à payer seize cents millions de dettes civiles au-delà des 180 millions déjà acquittés. La cour des Tuileries avait cherché à composer avec l'Autriche et la Prusse, en leur proposant une espèce de forfait qui fixerait tout à la fois. Cette proposition ayant été rejetée, Louis XYIII avait pris le parti de s'adresser à l'empereur de Russie auquel il avait fait une peinture sombre des dispositions du peuple français qui noenaçait de se livrer au désespoir et de cesser d'acquitter les charges de la guerre. .Alexandre cédant aux sollicitations du roi, écrivit de Moscou, le 3o octobre 1817, au , duc de Wellington, pour l'engager à accepter la
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ditectiQU principale de la ncHiTelIe négocialîon qu'on ouvrirait à Paris sur la question des créances particulières et sur le mode le plus équitable d'y satisfaire*
D'après le vùm, exprimé par un monarque aussi puissant que Tévéré^ le duo de Weltingtoa avait été agréé pour médiateur entre la France -et 1^ pui^aaees alliées ; honneur signalé dont encore aucun particulier n'avait jouL Des cou*- £irenc^ s'ouviirent à Paris, au mois de janvier, entre le dnc de Wellington et le duc de Ridac^ Ueu : à ces c^irféreoces parurent souyemt les uûnistnes d'Autriche , de Pr<isse» d'Angleterre et de Rusâe. La question la plus épineuse à résoudre ^tait de savoir si l'on détermîn^ait en détail la liquidation des dettes particulières -dont la Fraiice ^tait changée envers les étrangers, ou si l'on admettrait la libération en masse^k l'égard de chaque puissance qui répartirait, comme elle l'entendrait, la somme qui lui serait attoliée. La liquidatiôfi -en masse était rejetée par l'ÂjUtriche et la Prusse •qui ayant énormément souffert dans les guerres «rvec Jes Français , regardaient cette iiroie oomnole défavorable. Par i'entnenodse du doc de Wellington, il lut arrêté, le a 5 avril i8i8, dans cnie convention entre la Franoe et les qtiatrep uîssances alliées, qu'on éteii^rait, moyennant none somme déierminée, les dettes contractées par la France,
«niFêrs des individus , des communes , ou des étabiissemens particulière quelconques , dont te paiement était rédamé en vertu des traités des 3o mai i8i4 et 2»o novembre i8f 5; et que le gouvernasent français ferait inscrire sur le ^rfeind^ivre de là dette publique avec }ouis«sance du at» mars 1818, une rente de douae , millions quarante mille francs , laquelle représentait on capital de deux cent quarante millions huit cent mille francs.
La rente qui devait être créée en vertu de cette convention ^ était répartie entre toutes les puissances dont les sujets avaient soufiert du fléau de la guerre avec la France ; et comme la Prusse avait été plus diargée de réquisitions et d'impôts , elle reçut deaa miHions , éx cent faille francs de rentes. Après elle, f Autriche, la Sardaigne et l'Espagne^, reçunsnt les plus fortei parts dans la iCpartition «des douze millions de «fentes. Par l'arrangement en question, les ré^ -damations particulières à la charge de la France ^ qui s'élevaient d'abord à un miUiard.deux -cent quatre - vingt - seize mHiiùns , qoaire - vingt^-^onM mitk livres , furent réduites par tme sorte dV bonnement à deux cent quarante millions huit cent mille lii^res ; somme qui jointe à cent deuE tniUions trois cent cinquante-deux mille francs, reconnus dus par la France , et à sept cents miU
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