LIVRE DIX-NEU VIÈM
tien de la paix et des traités sur lesquels elle devait désormais reposer.
Le duc de Richelieu s'étaut bâté de trans* mettre cette agréable communication à sa cour, adressable la noveiflbre, aux ministres plénipotentiaires des alliés, sa réponse, laquelle portait : « Que S. M. T. C, avait reçu , avec une véri- <K table satisfaction, cette nouveUe preuve de la « confiance et de l'amitié des souverains qui « avaient pris part aux délibérations d'Aix*- la» ce Chapelle ; que la justice qu'ils rendaient à ses « soins constans pour le bonheur de la France, « et surtout à la loyauté de son peuple, avait a vivement touché son cœur; qu'en portant se» » regarda sur le passé, et qu'en reconnaissant a qu'à aucune autre époque, aucune autre na- « tion n'aurait pu ^écuter avec une plus soru* « puleuse fidélité , des engagemens teb que ceux « que la France avait contractés, le roi avait « senti qu'elle était redevable de ce nouveau 9 genre de gloire à la force des institutions qui « la ré^sfiaienl:, et qu'il voyait avec joie que <c l'affermissement de ces institutions était re<- « gardé par ses augustes alliés, eomm^ aussi « avantageux au jrepos de l'Europe qu'ess^tiel « à la prospérité de la France ;
(f Que considérant que le premier de ce» de-* « voirs était de chercher à perpétuer et à ac-
5ÔO COHGRÈS DE TIEHKK.
« croître par tous les moyens en son pouvoir m les bienfaits que la paix générale promettait à « toutes les nations; persuadé que l'union in- « time des gouyernemens était le gage le plus « certain de sa durée ; persuadé que la France, qui c ne pouvait rester étrangère à un système dont « toute la force naîtrait d'une parfaite unanic mité de principes et d'actions, s y associerait c avec cette franchise qui la caractérisait , et que « son concours ne pouvait qu'augmenter l'esr « poir bien fondé des heureux résultats qu'une a telle alliance aurait pour le bien de l'humaa nité; S. M. T. C. accueillait avec empressement « la proposition qui lui était faite d'unir ses con- « seils et ses efforts à ceux de LL. MM. l'em- « pereur d'Autriche, le roi de la Grande-Bre- « tagne , le roi de Prusse , et de l'empereur de a Russie, pour accomplir l'œuvre salutaire qu'ils « se proposaient. »
Le duc de Richelieu annonçait en même tems qu'il était autorisé à prendre part à toutes les délibérations des ministres et plénipotentiaires de ces souverains, « dans le but de consolider « la paix , d assurer le maintien des traites sur a lesquels elle reposait , et de garantir les droits « et les rapports mutuels établù par ces mêmes « traités , et reconnus par tous les états de ÎEu- H rope. »