‹ Histoire du Congrès de VienneChapitre 195 sur 214 · LIVRE DIX-NEUVI>.MK. SoQ · texte numérisé non relu

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paix que sous les murs de Paris. Dans rcette première coalition, le succès des combinai* sons politiques égala celui des armes. L'activité des cabinets rivalisa avec l'héroïsme des combattans,etle zèle égala le courage physique. Les ministres Metternich, Hardenberg, Castlereagh, Stadion, Nesselrode, Pozzo di Borgo, Ruffo, Stein et autres, donnaient l'impulsion à deux mille bataillons enfantés par l'Europe campée. A cette même époque, agissaient en France, pour la cause monarchique, MM. Adrien de Laval- Montmorenci, Alexis de Noailles, Jules de Polignac , de Duras , de YitroU^s , Sosthène de La Rochefoucault, de Talleyrand , Dalberg, etc., etc.

La coalition de i8i5 différente dans sa marche, fut comme formée d'emblée et par inspiration subite n à la nouvelle de la descente de Bonaparte en Provence. De là, une exécution si rapide et si énergique qu'il suffit d'une partie des alliés, pour renverser le trône fantastique de l'usurpateur. Dans la première coalition, on voitune foule de capitaines s'arrachant tour-à-tour la victoire : dans la seconde, on ne rencontre que trois guerriers , Bonaparte, Blûcher, Wellington ; et en huit heures, tout est accompli aux champs de Waterloo.

Dès- lors, la politique reprenant son rôle, s'attacha à fixer définitivement le sort de r£u->-

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parce que la sûreté de Tétat reposant souvent sur des idées spéculatives , peut se calculer sur une échelle indéfinie.

La convenance, si elle est renfermée dans des bornes raisonnables , est excusable , pourvu qu'on n'emploie pas, pour y parvenir, des moyens repoussés par Téquité naturelle. Mais, on a remarqué que la convenance n'était pas toujours fort délicate en ses moyens; et c'est pour cela qu'elle est ordinairement envisagée sous un point de vue défavorable.

Le système le plus éversif des sociétés politiques , c'est llusurpation , parce qu'elle ne connaît ni frein , ni mesure. Pour l'usurpateur, le droit est dans la seule puissance ; il a pour devise , ce sophisme du poète :

« Le premier qui fut roi , fut un soldat heureux. »

L'histoire apprend pourtant que les premiers rois ne furent point choisis parmi les guerriers , mais parmi les chefs de famille, les vieillards, etc. La sagesse porta le diadème avant la force. Les usurpations des Romains et de plusieurs conquérans, ont séduit beaucoup d'esprits superficiels peu capables de distinguer le vrai beau du fsiux brillant , le génie qui détruit de celui qui conserve, et le prince ami de l'humanité, de celui qui la désole. Le système d'usurpation est sy-

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