‹ Histoire du Congrès de VienneChapitre 33 sur 214 · LIVRE ITEUVllfelllE · texte numérisé non relu

LIVRE ITEUVllfelllE

entière pour l'auguste maison de Brandebourg ? » Le député de Berne concluait en déclarant « que les prétentions territoriales de Berne se réduisaient à TArgovie bernoise ^ et à des restitutions pécuniaires à Tégard du pays de Vaud , etc. » Ce discours prononcé avec gravité par un homme estimable, produisit, dans le moment, un effet remarquable; et le résultat en eût été plus conforme sans doute aux désirs de Berne, si les engagemens généraux pris avec les 19 cantons compris dans lacté de médiation, n'eussent rendu très-difBcile l'abolition de cet acte.

M. de Zerleder présenta un autre mémoire dont les conclusions étaient : « Que si l'état territorial actuel des 19 cantons était confirmé, il fût ajouté dans la déclaration à ce sujet : Que c'était sans préjudice du droit des cantons y défaire les chan^ gemens territoriaux qty^ls jugeraient leur être avantageux, et qui auraient lieu du consentement des parties. » Cette demande ne fut point agréée.

Le député du canton de Vaud , Laharpe , et celui d'Argovie, Rengger, ayant été introduits dans le comité suisse, combattirent les réclamations de Berne. Tout en avouant les torts de la révolution, et même les vices de l'acte de médiation, ils dirent que les maux, qui en étaient découles, étaient irréparables; que les idées modernes avaient circulé jusque dans les

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hameaux de la Suisse; que ceux qui étaient devenus libres, et formait des cantons i ue consentiraient jamais à rentrer sous la loi d'autres cantons; enfin ^ que le systèide unitaire ou, de concentration de gouvernement, ne convenait point aux Suisses, qui aimaient à suivre Tadmintstration, et à se rapprocher d'elle.

Lord Stewart ayant manifesté son extrême surprise de ce que Bengger se permettait de dire au comité que son canton ue se soumettrait que par force, à toute décision qui porterait atteinte à son intégrité territoriale; cù député s'excusa en se rejetant sur les dispositions du peuple de ce canton^ et sur la forme populaire de sa constitution^ d'après lesquelles, suivant; lui^ le gouvernement seul ne serait pas en état de mettre à exécution une pareille décision. Mais ce penchant à la résistaf^ce, qui tenait à l'esprit révolutionnaire , et dont les brcuillcms savent tant se prévaloir pour intimider^ n'était null^ ment dangereux , si on songe à la faiblesse des moyens de l'Argovie ; et si ce canton ne fut pas rendu à celui de B^ne , ce fut par d'autres motifs que ceux qu'inspiraient ses dispoâtions à la résistance.

Les communes du Val-de-Moutiers (i) firent

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(i) Grande vallée de levéché de Baie, dont la populatioa est de 6000 âmes.

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