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présenter au comité suisse, un niérooire dans le^^ quel elles disaielit qu'ayant été incorporées à la France en 1 798 , et en ayant été séparées par le traité de Paris, elles demandaient à être réunies à la ville et à la république de Berne.
}1 y eut d'autres réclamations adressées au comité. Ainsi le canton de Zug sollicitait la restitu* tion de plusieurs de ses anciens bailliages donnés au canton d'Argovie. Il se fondait sur la nullité de l'acte de médiation, sur ce que le peuple qu'il réclamait avait des besoins mutuels , les mêmes mœurs, la même religion que lui, et principalement sur ce que sa population ayant été réduite à 1 3,000 araes par l'enlèvement de divers territoires, elle ne pouvait plus suffire aux devoirs et aux charges qui lui étaient imposés.
Lorsqu'à la fin de décembre 1 8 1 3 , les troupes autrichiennes occupèrent Genève, il avait été enjoint à ses magistrats d'envoyer des députés à Baie. Là, les monarques alliés leur avaient déclaré que leur ville était destinée à entrer, comme canton , dans le nouveau système helvétique ; annonce qui avait beaucoup plu aux Genevois, passionnés pour une liberté à laquelle le joug de la France avait donné un plus grand prix. L'article IV du traité de Paris du 3o mai portait : « Que, pour assurer les communications de ff la ville de Genève avec l'autre partie du terri-
6a CONGHÈS DE VIENNE.
« toire de la Suisse située sur le' lac, la France « consentait à ce que l'usage de la route de Versoy ce fût comnQun aux deux pays.» En conséquence, le plénipotentiaire français, dans la séance du lo décembre, avait remis, au nom du roi, une partie du pays de Gex , afin que Genève pût avoir une liaison immédiate avec le territoire de la confédération; mais la France demandait, 1^ qu'en retour on lui cédât la vallée de Dape, contenant 35o âmes, et appartenant au pays de Vaud, qui recevrait en échange Celigny, enclave de 4oo âmes;
n^ Que le canton de Berne rentrât dans la portion de l'Argovie qu'il possédait autrefois. Mais, dans la séance du 1 3 décembre, le plénipotentiaire français retira la proposition d'échange, d'après le motif « que la France et l'Autriche avaient cru à la possibilité de rétablir en Suisse un ordre de choses plus rapproché de l'ancien , et de pouvoir réparer, en faveur de quelques cantons, les torts de la révolution, et particu-v lièrement de celui de Berne, plus maltraité qu'aucun autre; « que cependant des obstacles s'y opposaient; et qu'un plus mûr examen de ce qui, dans la situation présente des esprits était utile à la Suisse , prouvait que la première condition pour ramener le repos dans l'intérieur de ce pays était l'intégrité des 19 cantons établis par l'acte