‹ Histoire du Congrès de VienneChapitre 72 sur 214 · LIVRE €>K2làMR · texte numérisé non relu

LIVRE €>K2làMR

enoeDÛs de la navig^ation^ et donnant des fers aux. chrétiens. C'était une guerre de défense personnelle et non de fanatisme. Protéger les Européens contre des agresseurs sans foi , offrir au milieu de la guerre , un sûr asile k toutes les nations, entretenir un vaste local pour les ma^ lades , quelle que fut leur religion f présenter des ressources à ceux qui , nés au sein de Thonneur, en ont constamment pratiqué les maximes ; tout cela n'offrait qu'une institution vénérable , digne de l'intérêt de tous les souverains.

En présentant maintenant les princi pales causes qui empêchèrent les plénipotentiaires de l'ordre de Malte, près du Congrès, d'obtenir le succès auquel ils prétendaient si justement, il faut dire aussi que le bailli Miari, quoique fort estimable, ne sut point précisément s'élever au rang qui lui appartenait. Sa réserve ressemblait trop à de la timidité, et ses mémoires à des suppliques. Il eût pu faire valoir les prétentions de Tordre avec plus de vigueur. Mais le coup le plus fatal pour Tordre de Malte, fut la séparation du Congrès avant qu'on eût pu fixer tous les intérêts; car il eût bien fallu aussi débattre les siens. L'ajournement indéfini des indemnités dues à Tordre , semble prononcé, et Tespérance qu'il a du retour à son ancienne existence, de- ^ II.

l64 CONGRÈS DE VIENNE.

vient chaque jour plus problématique, k moins qu*une cour puissante ne se charge prochaine^ ment de plaider sa cause auprès des autres cours ; et jusqu'ici Ton n'en voit point qui soit disposée à se charger de ce rôle honorable , maïs difficile.

LIVEC DOUZlàMB. l65

Page 1