‹ Histoire du Congrès de VienneChapitre 76 sur 214 · LIVRE UOliZlèME · texte numérisé non relu

LIVRE UOliZlèME

cercle neùt que le mérae nombre de voix.

Le roi de Wirtemberg transmit également au comité germanique une déclaration sur les divers articles du projet. 11 désirait , au sujet de Tarticle U , « que l'expression garantie îles ilroiis « constitutionnels de chaque classe de la nation^ » que Ton présentait comme indiquant le second but de la confédération , reçût une explication plus détiillée et plus précise, vu que ce ne serait que lorsque les droits constitutionnels auraient été définis, que Ton pourrait juger si, et jus* qu à quel point, ce second but de la confédération était lié au premier et principal but.

Au sujet de l'article XI, le roi de Wirtemberg disait « que si l'obligation générale pour chaque état de la confédération de donner une constitution d'états, était reconnue, la détermination d'un minimum qui restreindrait les droits de chaque souverain , ne pouvait être admise , et qu'il était indispensable que Tinitiative et l'exécution de cette mesure fussent laissées à chaque état. »

En opposition aux déclarations de Bavière et du Wurtemberg, le plénipotentiaire d'Hanovre remit, le ai octobre, au comité germanique une note portant en substance : ccQue S. A. B. le prince-régent de la Grande-Bretagne ne pouvait admettre que les changemens qui avaient

tgiy COÎfGRFS DE VlEXîfE.

eu lieu en Allemagne, depuis la révolution, eussent donné aux rois de Bavière et de Wurtemberg, des droits de souveraineté absolue sur leurs sujets; ni que le renversement de la constitution de l'empire germanique eûtfeu pour conséquence légale, le renversement de la constitution territoriale des états , en tant qu'elle ne se rapportait pas à des articles qui eussent pour objet exclusif y leurs rapports avec l'empire ;

« Qu'un système représentatif avait eu lieu de droit en Allemagne depuis un temps immémorial ; que , même dans plusieurs états , son organisation reposait sur des transactions particulières entre le prince et les sujets; et que, dans les pays où les états avaient cessé d'exister , les sujets jouissaient de droits importans établis et protégés par les lois de l'empire ;

a Qu'on ne pouvait soutenir que les conventions et traités entre Napoléon et les princes allemands, eussent pu préjudicier aux droits de leurs sujets; ces droits n'ayant pas été susceptibles de devenir l'objet de ces transactions ;

« Que l'acte de la confédération du Rhin luimême, loin d'accorder un pouvoir despotique axix souverains, mettait des bornes à leur autorité dans des points essentiels ;

a Qu'on ne pouvait soutenir avec plus de fondement, que les traités conclus postérieurement

Page 1