LIVRE i>onziiiic. ao
Des princes de Reuss-SchleiU , Reuss-Loben-* stêin et Reuss-Ebersdorff ; des princes de Lippe* Detmold et Lippe-Schaumbourg^, et du prince de Lichtenstein.
Les villes libres de Lubeck^ de Brème, de Hambourg et de Francfort , avaient envoyé à Vienne, des députés qui se réunirent aux princes ^ du second rang. Ces princes et viHes se préva* laient d'une population de quatre millions d*ames environ qui étaient sous leur souveraineté (i).
Le grand-duc de Bade ne se joignit que le 9 de décembre, aux princes du second rang. Il avait aspiré à entrer dans le comité germanique, et avait adressé à ce sujet, le 1 5 octobre, par son ministre, le baron de Hacke, une note au prince de Metternicfa, qui n'avait répondu que verbale* ment. Le ministre de Bade avait transmis, le 16 novembre, une nouvelle note dans laquelle il discutait le traité de Francfort qui lui était opposé comme l'excluant du comité germanique , et disait « qu'à la vérité le premier article du traité conclu à Francfort avec les hauts alliés,
(i) Le prince de la Leyen, le comte de Bentinck, en sa qualité de souverain deKniphausen, et la princesse d'Isenbourg sollicitèrent en vain d'être admis dans l'union présente. La modicité de leur fortune et quelques autres considérations, s'opposèrent à leur admission.
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lequel garantissait les pays et les droits à leurs souvemins, obligeait le grand-duc de Bade à adopter les arrangemens qui seraient jugés nécessaires pour le maintien de V indépendance de r Allemagne ; mais que le grand-duc ne pouvait compreodre comment cinq princes allemands déduisaient de ce traité , le droit d'être seuls lé^ gislateurs des autres, et comment l'indépendance de la pairie allemande pouvait consister dans la dépendance de ceux-ci;
(c Que le rang et la dignité^les rapports politiques et de famille, la grandeur et la population du grand-duché de Bade ; mais surtout les sacrifices qu'il avait faits pour délivrer l'Allemagne d'un joug étranger , autorisaient le grand^uc à toute autre perspective que celle d'avoir brisé des chaînes pour en porter d'autres qui lui seraient propres ;
ce Que le grand-^kic ne consentirait jamais a renoncer au rang qu'il avait occupé jusqu'à présent, entre les premiers princes derAllemagne; et à abandoimer à quelques membres de la confédération germanique, lexercîce des droits appartenant exclusivement à cette confédération ; droits auxquels ce prince éf ait dans le cas de participer de son côté comme les autres; mais qu'il persisterait fermement et inr variablement £t( réclamer la souveraineté qui
LIVAB DOUEISVE. dO^
lui avait été si solennellement garantie, et dont l'exerdce était inséparable des droits qu'il réolaraaît* 9
Le plénipotentiaire du grand -duc de Hesse« Darrastadt, le baron de Turckeim^ transmit également aux plénipotentienres des principales puissances d'Allemagne, une note en date du 6 novembre , portant en substance « que la maison de liesse possédait une population d'un million deux cent mille âmes, et avait rendu de longs services à l'empire ; que les ducs de Brabant dont le sang illustre coule dans les veines des princes de Hesse, étaient, dans lesr premiers teros de l'existence du collège électoral , an nombre des princes qui exerçaient les fonctions de grands officiers de la couronne; que leurs deseendans , ainsi que ceux des ducs deZaringue, pouvaient aller de pair avec les plus anciennes maisone de l'Europe, et ne sauraient céder le pas à la maison de Wurtembei^ ;
« Qu'il convenait pourtant de rendre hom-* mage au principe d'une confédération dans laquelle tous les membres jouiraient de droit» égaux; qu'une confédération, composée d'états si différens ertf re eux , devrait peut*étre , pour garantie de sa durée , avoir un chef, comme organe vivant et énergique de la loi ; qu'il ne faU lait point d'un directoire à dnq iétesy qui rappe^i
aoft GOWCRÈS DE VIENIIE.
lait le souvenir d'une institution semblable et si malheurease ^ et qui en peu de tems troublerait l'unité que la nouvelle confédération a pour but. »
Dans une note adressée, le i6 novembre, aux plénipotentiaires autrichiens et prussiens y par la plupart des princes et états du second rang 9 il était dit « que le sixième article du traité de Paris ayant établi comme base de la constitution future de l'Allemagne, le principe fonda* mental a que les états allemands seraient indé^ pendans et réunis par un lien fédératif^ les plénipotentiaires de ced états avaient droit de s'attendre à être appelés aux délibérations ayant pour objet la future constitution de la commune patrie ; que néanmoins cela n'avait pas eu lieu jusqu'à présent; et que quelques puissances paraissaient vouloir figurer seules dans les délibérations, comme représentant la majorité de leurs co-états allemands, prétention sur laquelle on ne pouvait garder le silence, tant par rapport à la dignité des souverains non représentés, que par rapport à leurs sujets formant plusieurs millions d'individus. »
« La souveraineté des états allemands, disait la note, a été reconnue par les hautes puissances alliées ; et si dans les traités d'accession conclus par la plupart des princes allemands, ils