‹ Histoire du Congrès de VienneChapitre 85 sur 214 · LIVRE DOUZIÈME. dlS · texte numérisé non relu

LIVRE DOUZIÈME. dlS

propositions faites, ou par ses perpétuelles réserves; et que non seulement ce retard prolongé a causé du mécontentement parmi les princes allemands , qui ne faisaient point partie du co* mité, mais a maintenu dans beaucoup de con« Irées de F Allemagne, un état d'incertitude et d'irritation qui ne saurait plus se tolérer. »

On croyait tant du côté de FAutriche que de celui de la Prusse, disait M. de Metternich, que la connaissance détaillée des changemens territoriaux n'était point indispensable à connaître, avant la conclusion de l'acte d'uniou , d'autant plus que les principaux rapports territoriamt étaient suffisamment connus dti cqmité; qu'il y aurait d'autant moins de déviation dans les rapports territoriaux convenus, que la réunion des états fédératifs formerait un tout plus solide ; et qu'enfin, dans la rédaction de l'acte d'union même , on pourrait ajouter les changemens qui seraient devenus nécessaires pendant la durée du Congrès ; »

a Que de légers changemens avjiient eu lieu , il est vrai, dans le premier plan, mais d'après les observations de la Bavière , de l'Hanovre et du Wurtemberg; que l'objet des délibérations étant d'approfondir les propositions présentées , il y aurait un juste reproche à faire aux puissauces qui eu étaient les auteurs, si elles eus-

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sent, refusé de se rendre aux observations, et s'opposer à tout changement dans le plan. »

Les plénipotentiaires d'Autriche et de Prusse pensaient c< que la question de l'union germanique ne pouvait , en aucune manière , être regardée comme uniquement indépendante des états auxquels on avait procuré la paix; en sorte qu'il fut libre a un prince allemand d'entrer ou non dans l'union, ou que les avantages qui résultent de l'union pour toute la nation allemande pussent être jugés insuflBsans pour déterminer aux sacrifices et aux renonciations que le bien général exigeait ;

<x Que le but de la grande alliance qui était de délivrer l'Europe d'un joug honteux, ayant été atteint complètement, avait été solennellement et officiellement proclamé par les puissances à l'égard de rAllemagne, but qui était la dissolution de La confédération du Rhin et le rétablissement de la liberté de l'Allemagne et de sa constitution, à quelques modifications près; que c'était pour atteindre ce but que les peuples s'étaient armés, et que les états entrés dans l'alliance s'étaient déclarés agir vers le même But par le seul fait de leur adhésion;

«c Qu'enfin le traité de Paris auquel toutes les puissances belligérantes avaient accédé , établissant que TAUemagne serait réunie par un lien

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