‹ Histoire du consulat et de l'empireChapitre 6 sur 51 · RETOUR DE L'EMPEREUR A PARTS · texte numérisé non relu

RETOUR DE L'EMPEREUR A PARTS

dans des concessions nouvelles, et TEmpereur les regardait comme assez larges pour décider la séparation absolue du spirituel et du temporel. Le cardinal Daria les appuya avec un zèle dont l'Empereur fut très-reconnaissant. Il est vraisemblable que la pensée de ce prince de l'Église et celle même du souverain pontife fut celle-ci : « La liberté d'abord, et nous verrons ensuite. » Le concordat fut signé et ne reçut point d'exécution. C'était le moment où les peuples usaient de leurs forces pour délier les souverains de leurs engagements, et ceux-ci s'y prêtaient avec assez de complaisance. Le sacré collège en fit autant.

Napoléon éprouva uue joie très-vive de ce concordat illusoire et crut que ce nouveau succès de sa politique présageait un retour brillant du succès de ses armes.

Dans plusieurs écrits du temps on a parlé de violences que Napoléon aurait exercées sur le saint-père, ou du moins de gestes menaçants qui auraient dû lui paraître une audace sacrilège. Le pape, redevenu libre, les a démentis formellement; mais la rétractation tarda peu, et tout le soin de Napoléon fut de la tenir secrète.

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