‹ Histoire du consulat et de l'empire [Texte imprimé]Chapitre 170 sur 186 · W AG RUI · texte numérisé non relu

W AG RUI

lc> animaient. Ils étaient enchantés surtout de voir le Danube vaincu, et ils admiraient les ressource* du génie qui les avait transportés si vite, et on masse si imposante, d’une rive à l'autre de ce grand fleuve. Apercevant Napoléon qui courait à cheval sur le front des lignes, ils mettaient leurs schakos au bout de leurs baionnettes, et le saluaient des cris do Vive l’Empereur 1 !

D'après l’ordre de Napoléon, on dut s’emparer h gauche de la ville d’Ensersdorf, à droite du château de Sachsengang, afin de ne pas laisser d’ennemis sur ses derrières, en sc déployant dans la plaine. Quelques ouvrages de campagne d’un très-faible relief couvraient los portes de cette petite ville, à moitié réduite on cendres, lin bataillon autrichien la défendait, mais il avait presque épuisé ses munitions, et il allait être remplacé par un autre, lorsque Masséna ordonna l'attaque. Ses deux aides de camp, Sninle-Croix cl Pelel, assaillirent l’uno des portes d'Enxersdorf avec le -4G*, tandis que Lasallc, enveloppant la ville avec sa cavalerie légère, empêcha qu'on ne lui portât secours. L’infanterie enleva à la haioDnetie les ouvrages élevés aux portes, entra dans les rues en flammes, et prit du bataillon ennemi tout ce qui ne fut pas tué. Les hommes qui essayèrent de sortir furent sabrés par la cavalerie du général Lasalle.

Do son côté, le général Oudinot, après avoir canonné le château de Sachsengang, le fit sommer. Le commandant de co château se voyant comme noyé au milieu de cent cinquante mille hommes, se rendit sans résistance. Dès lors, l’armée n’avait plus rien sur scs ailes qui dût l’inquiéter ou la gêner. Elle pouvait se déployer dans la plaine, vis-à-vis de l'archiduc Chnrles, et lui olfrir la bataille an pied des hauteurs de Wagrnm. Ce prince voyait en ce moment toutes ses prévisions cruellement trompées. Croyant qne les Français passeraient comme la première fois à la gaucho de l'ile, il n'avait placé à la droite que Nordmanu, sans l'appui d'aucun ouvrage, et avait rangé le corps de Klenau tout entier derrière les retranchements d'Ëssling et d'Aspern, devant lesquels nous ne devions pas déboucher. Après une telle méprise il ne restait à ses avant-gardes d’autre ressource que celle de se retirer, car si elles s'obstinaient klenau allait être pris h revers dans les redoutes d’Ëssling et d'Aspern. Au surplus l’archiduc généralissime, ne jugeant pas encore la situation aussi grave qu’elle l’était véritablement, crut que le passage n'était effectué qu'en partie, que l’armée française emploierait au moins vingt-quatre heures pour franchir le fleuve et se déployer, et qu’il aurait le temps de l'assaillir avant qu’elle fût en mesure de se défendre. Placé sur une hauteur, à côté de son frèro l'empereur, qui lui demandait compte des événements, il lui dit qu’à la

1 Je ne donuc point ici des détails de fitntaisir, qui m'ont toujours semblé indignes de l'histoire. Je puise mu-ci dans une foule de mémoires contemporains, publics ou iuédils, ceux notamment des maréchaux Macdonald, Marmont, Davout, etc.

vérité les Français avaient forcé le Danube, mais .qu'il les laissait passer pour les jeter dans le fleuve. — Soit, répondit l’empereur avec finesse, mais n’en laissez pas passer un trop grand nombre *. — L'archiduc Charles, qui n’avait plus le choix, fit ordonner à Klenau de ne pas se compromettre, et de se replier avec ordre sur le gros de l'armée.

Napoléon, ayant les trois quarts de son armée au delà du fleuve, ne songea plus qu’à gagner du terrain afin de pouvoir se mettre en bataille. Marchant toujours avec une extrême prudence, il ordonna diverses précautions avant de s’avancer davantage. Quoiqu’il eut assez de ponts pour transporter ses troupes d’une rive à l’autre, il voulait recevoir son matériel plus vite, et surtout en cas de malheur avoir de nombreux moyens de retraite. En conséquence, il fit jeter encore trois ponts, qui, ajoutés aux quatre qu’on avait établis dans la nuit, faisaient sept. Tous les matériaux étant prêts, il allait être obéi en quelques heures. Il prescrivit en outre d’élever un nombre égal de têtes de ponts, les unes en fascines, les autres en sacs à terre préparés à l’avance, afin que l’armée en s’éloignant ne put pas être privée de ses communications par une brusque invasion sur ses derrières. Enfin il confia à un excellent officier, déjà fort connu, et trèspropre à la guerre défensive, au général Regnier, la garde de l’ile de Lobau. Il lui laissa sept bataillons, dont deux devaient garder les grands ponts, un le pont du confluent, un les ponts du petit bras, trois former une réserve au centre de l’ile de Lobau. Ordre était donné de ne laisser passer personne de l’autre côté du fleuve, si ce n’est les blessés.

Ces précautions prises, Napoléon commença à se déployer dans la plaine, sa gauche immobile près d’Enzersdorf et du Danube, sa droite en marche pour s’approcher des hauteurs de H agram , opérant par conséquent un mouvement de conversion. Il était formé sur deux lignes : en première ligne on voyait Masséna à gauche, Oudinot au centre, Davout à droite; en seconde ligne on voyait Bernadottc à gauche, Marmont et de IVrède au centre, l'armée d’Italie à droite. La garde et les cuirassiers présentaient en arrière une superbe réserve. L’artillerie s’avancait sur le front des corps , entremêlée de quelques détachements de cavalerie. Le gros de la cavalerie, hussards, chasseurs et dragons, était répandu sur les ailes. Napoléon était au centre, calme, mais naturellement un peu enivré de sa puissance, comptant sur une victoire certaine et décisive.

On continua de gagner du terrain , en pivotant toujours sur sa gauche , les corps qui étaient en première ligne s’écartant les uns des autres pour faire place successivement à ceux qui étaient en seconde, et l’armée entière se déployant ainsi en éventail devant l’ennemi qui se repliait sur les hauteurs de W agram. Notre artillerie tirait en marchant; notre cavalerie char-

1 Ce mol remarquable cal resté traditionnel parmi les militaire* du (einp*.

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gcait la cavalerie autrichienne quand elle pouvait l'atteindre, ou enlevait les arrière-gardes d'infanterie quand il en restait à sa portée. Le corps de Davout trouvant sur son chemin le village de Rutzendorf, contre lequel on ne pouvait se servir de la cavalerie, le lit attaquer cl emporter par de l’ infanterie. (Voir les cartes n°* 48 et 49.) On y recueillit quelques centaines d'hommes. La division française Dupas, marchant avec les Saxons de Bernadette, enleva de même le village de Kaschdorf. Sur ce point la cavalerie autrichienne, ayant voulu soutenir son infanterie, fut vivement repoussée par les cuirassiers saxons, qui, sous l'aide de camp Gérard (depuis maréchal) , se comportèrent vaillamment. Masséna , remontant avec lenteur les bords du Danube, rencontra dans son mouvement Essling, puis Aspern , les prit à revers, et y entra sans résistance. Le sixième corps de Klcnau se retira par Leopoldau sur Stamersdorf et Gerarsdorf. Ainsi l'audace de notre débouché sur la droite avait fait tomber toutes les défenses de l’ennemi sur la gauche, et il ne lui restait d’autre ressource que de nous disputer la plaine du Marchfeld en nous livrant le lendemain une bataille sanglante. Le 5 à six heures du soir, nous bordions dans toute son étendue la ligne des hauteurs de U agrani , après avoir perdu pour exécuter celle opération magnifique quelques centaines au plus de nos soldats , mis hors de combat près de deux mille Autrichiens , et fait à Sachsengang, à Enzersdorf, à Ruschdorf, à Rutzendorf, environ trois mille prisonniers *.

L’armée française, qui s’était déployée en marchant, ne formait plu? qu'une longue ligne d'environ trois lieues, parallèle à celle des Autrichiens, laquelle était presque droite de Xeusicdcl à Hagram , mais courbe au centre vers Aderklaa, et se continuait demi-circulairemeut par Gerarsdorf et Stamersdorf jusqu'au bord du Danube. (Voir la carte n° 49.) De Neusiedel, village dominé par une tour carrée, à Wagram, s’étendaient en pente douce les hauteurs sur lesquelles était campée l'aile gauche de l’armée autrichienne, au nombre de 75 mille hommes environ, et sous la protection d’un ruisseau bourbeux, celui du Russbach. C’est là qu'avec le secours de l’art on aurait pu, comme nous l'avons déjà dit, élever des retranchements invincibles, mais on n’y voyait heureusement que les baraques du camp. A Neusiedel , c’est-à-dire à l'extrême gauche des Autrichiens , se trouvait le prince de Rosenberg avec l’avant-garde de Nordmann et une nombreuse cavalerie : moins à gauche, vers Baumersdorf, était établi le corps de Hohenzollern, et en approchant du centre, à Wagram, le corps de Rellegarde avec le quartier général de l’archiduc Charles. C’est vers ce point que la ligne de bataille commençait à se recourber pour joindre le

** 1 Les bulletins de cette journée perlent de prisonniers bien plus nombreux, mais ce sont lu évidemment des exagérations calculées.

Danube, et que cessait l'utile protection du Russhach. Les Autrichiens avaient à leur centre même la réserve de grenadiers et de cuirassiers, s’étendant en demi-cercle de Wagram à Gerarsdorf. Ils avaient à leur droite le troisième corps sous le général Kollowrath, le sixième sous le général Klenau , lequel venait de se retirer d’Essling et d'Aspern, enfin le cinquième sous le prince de Reuss, entre Gerarsdorf, Stamersdorf et le Danube.

La ligne française suivait exactement les contours de la ligne ennemie. Devant l'aile gauche des Autrichiens nous avions notre aile droite, c’est-àdire Davout établi au village de Glinzcndorf, faisant faco au corps de Rosenberg, et Oudinol établi au village de Grosshofcn, faisant face au corps de Hohenzollern. Au centre se trouvait l'armée d'Italie opposée au corps de Bellegardc. En tournant à gauche, vis-à-vis de Wagram, on voyait au village d’Adcrklaa , Ucrnadotte avec les Saxons chargé de tenir tête à la donldc réserve des grenadiers et des cuirassiers, enfin tout à fait à gauche, de Siissenhrunn àkagran, les quatre divisions de Masséna destinées à contenir les corps de Kollowrath, de Klenau et de Reuss. Au centre, en arriéra de l’armée d'Italie et des Saxons, Napoléon avait gardé en réserve le corps de Marmont, la garde impériale, les Bavarois et les cuirassiers. Ainsi sur cette vaste ligne de bataille, droite, comme nous venons de le dire, de Neusicdel à Wagram, courl>e de Wagram à Stamersdorf, les Autrichiens avaient leur plus grande force sur leurs ailes, et leur moindre au centre, puisque la réserve de grenadiers et de cuirassiers formait seule la liaison des deux masses principales. Nous possédions au contraire une force suffisante à notre aile droite de Glinzcndorf à Grosshofcn , oii étaient Davout et Oudinol, une très-modique à notre aile gauche, de Siissenbrnnn à Kagran, oii était Masséna seul, mais une considérable au centre entre Grosshofcn et Adcrklaa, puisqu’en cet endroit, outre l’armée d'Italie et les Saxons, il y avait l’armée de Daimatie, la garde impériale, les Bavarois, toute la grosse cavalerie. Cette disposition était assurément la meilleure, celle qui permettait de pourvoir le plus vite aux chances diverses de la bataille, en se jetant rapidement ou à droite ou à gauche suivant le besoin, celle aussi qui permettait de frapper l’armée autrichienne à son endroit faible , c’est-à-dire au milieu de la ligne. En effet, ici comme à Essling, l’archiduc Charles voulant envelopper l’armée française pour l’empècher de déboucher, s’était affaibli au centre, et donnait prise sur ce point à la puissante épée de son adversaire.

Cet état de choses , qui ne pouvait échapper à un mil aussi exercé que celui de Napoléon, lui inspira la tentation d’en finir le soir même pamn acte décisif, qui l’aurait dispensé de verser le lendemain des torrents de sang. Tous les rapports indiquaient que l'ennemi ne tenait nulle part, et se retirait avec une étrange facilité. L’archiduc Charles en effet, surpris

bOOgle

WAGRAM

par la soudaine apparition do l'armée française, n'avait pas fait de dispositions d’attaque, et remettant la bataille au lendemain, n’avait donne il ses avant-gardes que l’instruction de se replier. Napoléon espéra donc, sur le rapport trop légèrement accueilli de quelques officiers, qu’en exécutant à la chute du jour une attaque brusque sur le plateau de Wagram, on enlèverait le centre de l'ennemi avant qu'il eût suffisamment pourvu à sa défense, et que l’armée autrichienne, coupée en deux, se retirerait d’elle— même , ce qui réduirait la fin de la campagne & la poursuite active et destructive des deux fractions de cette armée. Ici se faisait sentir l'inconvénient d’agir avec des masses d'hommes énormes , et sur des espaces immenses. Le général en chef ne pouvant plus ni tout voir, ni tout diriger en personne, était réduit à s'en fier à des lieutenants qui observaient médiocrement, et qui souvent même, comme on va en juger, agissaient sans ensemble.

Napoléon ordonna donc, avec une imprudence qui ne répondait pas à l'admirable prévoyance déployée dans ces journées, d'enlever le plateau de Wagram , contre lequel pouvaient agir Oudinot, en attaquant Baumcrsdorf, l'armée d'Italie en passant le Kussbach entre Baumersdorf et Wagram, Bernadotte en se jetant par Adcrklaa sur Wagram même. En effet, d’après l'ordre qu’ils en reçurent, Bernadotte avec les Saxons et la division Dupas, Macdonald et Grenier avec deux divisions de l'armée d'Italie, Oudinot avec son corps tout entier, s’avancèrent à la nuit tombante sur la position des Autrichiens. (Voir les caries n“ 48 cl 49.) Oudinot marcha sur Baumersdorf, le canonna, y mit le feu avec des obus, et s'efforça de l’enlever aux avant-gardes de Hohenxollcrn , qui avaient dans le Russbach un puissant moyen de résistance. Au côté opposé, Bernadotte avec les Saxons se précipita sur U'agram, que défendait un détachement de Bellegardc, en devint presque le maître, mais pas assex complètement pour se porter au delà. Pendant qu'Oudinot et Bernadotte luttaient ainsi aux deux extrémités de cette attaque pour s’emparer des deux points d'appui de l'ennemi , au milieu Dupas et Macdonald avaient ahordé le Russbach pour le franchir. Ce ruisseau peu large, mais profond, offrait un assez grand obstacle à vaincre. Dupas avec le 5' léger et le 19' de ligne, s'y jeta au cri de Vite V Empereur! Dans leur empressement quelques soldats, qui avaient rencontré la partie de l’eau la plus profonde, se noyèrent. Les autres triomphèrent de l’obstacle , se rallièrent après l'avoir surmonté , et gravirent les pentes du plateau sous les balles et la mitraille. Les corps autrichiens à cette brusque attaque s’étaient formés en arrière des baraques du camp, et en carré. Des tirailleurs blottis derrière cet abri s’en servaient ponr faire un feu trèsvif. Iæs deux braves régiments français de Dopas débusquèrent les tiraillenrs ennemis, dont ils prirent environ trois cents, dépassèrent la ligne des baraques , et se précipitèrent sur les carrés. Le 5’ léger, qui était en tète ,

enfonça l’un de ces carrés, lui prit son drapeau, et le Et prisonnier. Le 1U* appuya cette action vigoureuse. Deux bataillons saxons attachés à Dupas, les grenadiers de Rudlof et de Melsch, la secondèrent également. Déjà la ligne autrichienne était près d’être coupée, quand on reçut par derrière un feu qui causa une extrême surprise, et beaucoup d'inquiétude. Les deux colonnes de l’armée d'Italie, l'une commandée par Macdonald, l’autre par Grenier, après s'élre élancées dans le Russbach et l’avoir franchi, montaient sur le plateau l’arme au bras, et allaient joindre Dupas, lorsque apercevant les Saxons de celui-ci, et les prenant pour ennemis, elles firent feu sur eux. Cette attaque inattendue sur leurs derrières ébranla les Saxons. Ils se replièrent en tirant sur les troupes de Macdonald et de Grenier. Celles-ci se croyant chargées de front, et essuyant en même temps du côté de Raumersdorf, que le corps de Hohenzollern n’avait pas quitté, une attaque de flanc, éprouvèrent un trouble, que la nuit convertit bientôt en panique. Elles se précipitèrent vers le bas du plateau, suivies par les Saxons épouvantés, cl se mirent à fuir dans un incroyable désordre. Dupas resté seul en pointe avec ses deux régiments français, assailli de tout côté par le corps de Uellegardc que l’archiduc Charles avait rallié lui -même, fut obligé de céder le terrain, et d’évacuer le plateau sous des charges réitérées d’infanterie et de cavalerie. Oudinot interrompit l'attaque de Baumersdorf; Bernadoltc abandonna U agrain qu’il avait presque conquis, pour se rapprocher d’Adci klaa.

Cette écliauffourée coûta à la division Dupas un millier d'hommes, la dispersion de ses deux bataillons saxons, qui s’étaient rendus aux Autrichiens avec trop d'empressement, et quelques mille hommes égarés à l’armée d’Italie. Heureusement que la cavalerie, lancée dans toutes les directions, eut Bientôt ramené à leurs corps les soldats isolés. Xotre armée, toujours aussi brave r était cependant moins expérimentée que celle d’Austerlitz ou de Friedland, et trop nombreuse, mêlée d’éléments trop divers, pour être ferme, solide, manœuvrière autant qu’autrefois. Du reste, c’était là un échec de peu de conséquence entre le merveilleux passage qui venait de s’accomplir, et l'éclatante victoire qu’on était fondé à espérer pour le lendemain.

Xapoléon prescrivit à tous ses corps de bivouaquer dans les positions prises à la fin de la journée, son centre étant toujours d’une grande force, et capable de porter secours à celle de ses ailes qui en aurait besoin. II n’y avait aucun bois dans la plaine, et on ne pouvait faire de feu, ce qui était une pénible privation, car, quoiqu'on fut en juillet, la nuit était froide. Chacun coucha dans son manteau. Les soldats se nourrirent de biscuit et d’cau-dc-vie. Xapoléon n’eut que le feu de quelques bottes de paille pour se chauffer à son bivouac. Il employa plusieurs heures à conférer avec ses maréchaux pour leur faire bien connaître scs intentions. 11 les renvoya

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