‹ Histoire du consulat et de l'empire [Texte imprimé]Chapitre 173 sur 186 · WA U R AM · texte numérisé non relu

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déjà renoncé à l’idée de détrôner la maison de Habsbourg, idée qu i! avait conçue dans le premier mouvement de sa colère, et après les prodigieux triomphes de Hatisbonne. l'unir cette maison en l’abaissant encore, et faire tomber du même coup les résistances qui avaient menacé d'éclater en Europe, était désormais le prix unique, mais assez grand, assez éclatant, de cette dernière campagne, laquelle ne devait pas paraitre moins extraordinaire que toutes les autres, surtout en comparant les moyens aux résultats obtenus.

Napoléon ne songea donc à poursuivre les Autrichiens que pour tes amener à se soumettre défini tivrraenl. Mais il ne lui était plus possible d'agir connue il le faisait autrefois, ç’est-à-dire, après avoir combattu une journée entière , de se remettre à marcher immédiatement, de manière à tirer toutes les conséquences de la victoire. Son armée était trop nombreuse, il avait trop de points à surveiller, il avait trop de cadres nouveaux, et dans les cadres vieux trop de jeunes soldats, pour pouvoir repartir le soir même, ou le lendemain matin, sans s'inquiéter de ce qu'il laissait derrière lui. U y avait en effet des régiments dans lesquels une foule de soldats étaient, ou livrés à la maraude, ou occupés à transporter des blessés. Tel régiment de 2,500 hommes, avait 500 hommes hors do combat, 1,000 détachés, et se trouvait ainsi réduit à mille présents sous les armes. La chaleur était excessive, les vins abondaient dans les villages, le soldat jouissait de la victoire avec un certain désordre, et il fallait l'immense ascendant de Napoléon pour maintenir la soumission, la présence au drapeau, rattachement au devoir. Déjà tout était devenu plus difficile à cette époque, et Napoléon le savait sans le dire.

la; lendemain , 7 juillet, il se rendit de su personne à la résidence de llolkersdorf, de laquelle l’empereur François avait assisté à la bataille de Wngram, et il y établit son quartier général. Il accorda cette journée à chaque corps pour porter les blessés aux ainbulanres de l'ile de Lobau , rallier les soldats détachés ou égarés, refaire les vivres, remplacer les munitions, se mettre, enfitAto mesure d'exécuter une marche longue et rapide. Eu attendant, il acfiemii» les corps donu urés intacts sur la route oîr il était vraisemblable qu’on trouverait l'ennemi. La route de la Moravie était celle où il paraissait raisonnable de le chercher, car la Moravie étant placée entra la Bohême et la Hongrie, permettant do rester en communication, avec l'une et avec l’antre de ces grandes provinces, d'en tirer les ressources qu'elles pouvaient contenir, d'ado|di>r l’une ou l'autre pour une résistance prolongée, semblait devoir s<*ifiPau' généralissime vaincu comme k; Jieu de retraité le mieux choisie Balcon dirigea d'abord la cavalerie du général Monlbrun sur la routoî de Nikolslmurg, (voir Ib carte n° 32) , et la* fit suivre dès le 7 au soir par le beau corps de Marmonl, qui , n’ayant pas combattu dans la journée du (î, était en état de marcher im-

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