‹ Histoire du consulat et de l'empire [Texte imprimé]Chapitre 174 sur 186 · LIVRE XXXV. — J I ILI.KT · texte numérisé non relu

LIVRE XXXV. — J I ILI.KT

médiatemenl. 11 lui adjoignit les Bavarois du général de H rôde, dont l’artillerie seule avait été engagée, et en leur assignant à tous la route de Moravie, il leur laissa la faculté de se jeter à droite ou à gauche, sur la Hongrie ou sur la Bohème, suivant que les reconnaissances du général Monthrun révéleraient l’une ou l’autre direction dans la retraite de l’ennemi. Il enjoignit ù Masséna de rallier ses troupes le plus tôt possible, et avec celles de ses divisions qui avaient le moins soulfert, notamment celles de Legrand et de Molitor, de longer le Danuhe, pour observer la route de Bohème par korneuhourg, Stockerai! et Znaïm. Il lui laissa la cavalerie Lasalle, qui après la mort de celui-ci avait été commandée par Marulaz , et, ce dernier ayant été blessé, par le général Bruyère. Il y ajouta les cuirassiers Saint-Sulpice.

Le lendemain 8, Xapoléon, n'étant encore que très-imparfaitement renseigné sur la marche des Autrichiens, que la cavalerie légère signalait à la fois sur les routes de Moravie et de Bohème, et jugeant toujours celle de Moravie comme la plus naturellement iudiquée, envoya le maréchal Davout, dont le corps d’armée était tout à fait remis de la journée du B, vers Nîkolsbourg, à la suite du général MarmonL II lui avait laissé les dragons de Grouchy et les cuirassiers du général Arrighi. Ces troupes avec celles du général Marmont présentaient un total d'au moins 45 mille hommes, capables de tenir tète à loutc l'armée de l’archiduc Charles. Napoléon dirigea en même temps les Saxons sur la Mardi, pour surveiller l’archiduc Jean, et le contraindre à se tenir au delà de celle ligne. Il laissa le prince Eugène avec une portion de son armée sous Vienne, soit pour contenir la capitale, si elle remuait, soit pour arrêter l’archiduc Jean, si, abandonnant la rive gauche du Danuhe que nous venions de conquérir, il faisait sur la rive droite dégarnie une tentative, à laquelle les généraux Chasteler et Giulay auraient pu prêter la main. Le général Vandammc fut de plus amené à Vienne avec les \V urtembergeois. Napoléon achemina le général Macdonald à la suite de Masséna , et resta de sa personne encore vingt-quatre heures à Uolkersdorf, avec la garde tout entière, avéc les cuirassiers de Nansouty, avec les jeunot troupes d’Oudinot, pour savoir, entre les deux routes de Moravie et de Bohême, quelle serait celle où ou Aurait la certitude de trouver l’ennemi.

Bien qu’il ne crut pas à la possibilité d'une résistance prolongée de la part des Autrichiens, néanmoins, ne voulant rien livrer au hasard pendant qu’il allait s’éloigner de Vienne, Napoléon ne sc borna pas à consacrer une partie de ses forces à’isfjgarde de celle capitale, il prit les mesures nécessaires pour la mettre tfà'Jèiat de défense. Il ordonna d’y transporter les cent neuf bouches k fen^o^ros calibre qui avaient protégé le passage île l’armée, de les répartir sur les murs de la ville, de fermer tous les bastions à la gorge, afin que la garnison fut doublement garantie contre

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