‹ Histoire du consulat et de l'empire [Texte imprimé]Chapitre 47 sur 186 · LU RK XXXI. — JUIN · texte numérisé non relu

LU RK XXXI. — JUIN

supporter les fatigues du déplacement ne voulait être laissé en arriére. Il l'allait donc trainer après soi une immense suite de charrois, qui mirent plus de cinq, heures à défiler, et que les Espagnols, les Anglais, dans leurs gazettes, qualifièrent plus tard de caissons chargés des dépouilles de Cordoue. On avait trouvé six cent mille fraucs à Cordoue, et enlevé fort peu de vases sacrés. La plupart de ces vases avaient été restitués, et trois ou quatre caissons d'ailleurs auraient suffi à emporter, en fait d'objets précieux, le plus grand butin imaginable. Mais des blessés, des malades eu nombre considérable, beaucoup de familles d'officiers qui avaient suivi notre année en Espagne, oh elle semblait plutôt destinée à une longue occupation qu'à une guerre active, étaient la cause de cette interminable suite de bagages. On laissa toutefois quelques malades et quelques blessés à Cordoue, sous la garde des autorités espagnoles, qui du reste tinrent la parole donnée au général Dupont d'en avoir le plus grand soin. Si, en effet , les odieux massacres que nous avons rapportés étaient à craindre en Espagne dans les bourgs et les villages, dont étaient maîtres des paysans féroces, on avait moins à les redouter dans les grandes villes, où dominait habituellement une bourgeoisie humaine et sage, étrangère aux atrocités commises par la populace.

On n'eut aucune hostilité à repousser durant la route; mais, parvenue à Montoro, l'armée fut saisie d'horreur en voyant suspendus aux arbres, à moitié ensevelis en terre ou déchirés en lambeaux, les cadavres des Français surpris isolément par l'ennemi. Jamais nos soldats n’avaient rien commis ni rien essuyé de pareil dans aucun pays, bien qu'ils eussent fait la guerre partout, en Egypte, en Calabre, eu Illyrie, en Pologne, en Russie 1 L'impression qu'ils en ressentirent fut profonde. Ils furent encore moins exaspérés, quoiqu'ils le fussent beaucoup, qu’attristés du sort qui attendait ceux d’entre eux qui seraient ou blessés , ou malades , ou attardés sur une route par la fatigue, la soif, la faim. Une sorte de chagrin s'empara de l'armée, et y laissa des traces fâcheuses.

Le lendemain 18 juin, on arriva à Andujar sur le Guadalquivir. Tous les habitants, qui craignaient qu’on ne vengeât sur eux les massacres commis tant à Andujar que dans les bourgs environnants, s'étaient enfuis, cl on trouva celte petite ville absolument abandonnée. On la fouilla pour y chercher des vivres, et on en découvrit suffisamment pour lés premiers jours. Le général Dupont plaça dans Andujar même les marins de la garde , qui étaient les plus solides et les plus sages des troupes qu’il avait avec lui. Il fit engager par des émissaires tous les habitants à revenir, leur promettant qu’il ne leur serait fait aucun mal , et il réussit effectivement à les ramener. La ville d‘ Andujar présentait, pour les blessés et les malades, quelques ressources, dont on usa avec ordre, de manière à ne pas les épuiser inutilement. On s’occupa aussi d’y attirer, soit avec de l’argent,

dont on avait apporté uno certaine somme, soit avec des maraudes bien organisées, des moyens de subsister. Andujar avait un vieux pont sur le Guadalquivir, avec des tours mauresques qui faisaient office de tête de pont. On remplit ces tours de troupes,d’êlite. On éleva à droite et à gauche quelques ouvrages. Puis on établit la première brigade sur le fleuve et un peu en avant, la seconde & droite et & gauche de la ville d' Andujar, les Suisses en arrière de cette ville , la cavalerie au loin dans la plaine, observant le pays jusqu’au pied des montagnes de ta Sierra-Morena. En un mot, on fit un établissement où, moyennant beaucoup d’activité à s’approvisionner, l’on pouvait se soutenir assez longtemps, cl attendre en sécurité les renforts demandés à Madrid.

Tout eût été bien dans celle résolution de rétrograder pour se rapprocher des défilés de la Sierra-Morena, si on avait pris, par rapport à ces défilés, la position la meilleure. Malheureusement il n’en était rien, et ee fut une première faute dont le général Dupont eut pins tard à se repentir. Le vrai motif pour abandonner Cordoue et les ressources de celle grande ville , c’était la crainte de voir sur la gauche de l’armée les insurgés de Grenade avancés jusqu'à Jaen, passer le Guadalquivir à Mcnjibar, se porter à Baylen, et fermer les défilés de la Sierra-Morena. (Voir la carte n* Ai.) Comme à Cordoue on était à vingt-quatre lieues de Baylen, celle distance rendait le danger immense. A Andujar, on n’était plus, il est vrai, qu'à sept lieues de Baylen, mais à sept lieues enfin , cl il restait une chance de voir l’ennemi se porter à l'improvistc vers les défilés. De plus, il y avait au delà de Baylen d’autres issues, par lesquelles on pouvait aussi pénétrer dans les défilés de la Sierra-Morena : c’était la roule de Baezn et d'tbcda , donnant sur la Caroline , point où les défilés commencent véritablement.' Il fallait donc d'Andujar veiller sur Baylen, et non-seulement sur Baylen , mais sur Bacza et L'beda, ce qui exigeait un redoublement de soins. Le parti le plus convenable à prendre en quittant Cordoue, c'était d’abonder complètement dans la sage pensée qui faisait abandonner cette tulle., et de se porter à Baylen même, où, par sa présence seule, on aurait gardé la tête des défilés, et d’où on aurait, avec quelques patrouilles de cavalerie, aisément observé la roule secondaire de Baeza et d'I'bcda. Baylen avait d’autres avantages encore , c’était d'offrir une belle position sur des coteaux élevés, en bon air, d’où l'on apercevait tout le cours du Guadalquivir, et d'où l’on pouvait tomber sur l’ennemi qui voudrait le franchir. Sans doute, si ce fleuve n’eût pas été guéable en plus d’un endroit, on aurait pu tenir à être sur ses bords mêmes, afin d’en défendre le passage de plus près. Mais le Guadalquivir pouvant être passé sur une infinité de points, le mieux était de s'établir un peu en arrière, sur une position dominante, de laquelle on verrait tout, et d’où l’on pourrait se jeter sur le corps qui aurait traversé le fleuve, pour le culbuter dans le ravin qui lui servait de lit. Baylen

avait justement tous ces avantages. Le sacrifice d’ Andujar, comme centre de ressources, était trop peu de. chose pour qu’on méconnut les raisons que nous venons d'exposer. Ce fut donc, nous le répétons, une véritable faute que de s’arrêter à Andujar, au lieu d’aller à Baylen même, pour couper court à toute tentative de l'ennemi sur les défilés. Du reste, avec une ac* |ive surveillance, il n’était pas impossible de réparer cette faute, et d'en prévenir les conséquences. Le général Dupont s'établit donc à Andujar, attendant des nouvelles de Madrid , qui n’arrivaient guère, car il était rare qu’un courrier réussit & franchir la Sierra-Morcna.

Tel était à la fin de juin le résultat des premiers efforts qu’on avait faits pour comprimer l'insurrection espagnole. Le général Verdier avait dissipé le rassemblement de Logrono; le général Lasallc, celui de Valladolid et de la Vieille-Castille. Le général Lefebvre avait rejeté les Aragonais dans Saragossc, mais se trouvait arrêté devant cette ville. Le général Duhesme à Barcelone était obligé de combattre tous les jours pour se tenir en communication avec le général Chabran , expédié sur Turragone. Le maréchal Monccy, acheminé sur Valence, n’avait pas dépassé Cuença, attendant là que la division Chabran eût fait plus de chemin vers lui. Enfin le général Dupont, arrivé victorieux à Cordoue, après avoir pris et saccagé cette ville, avait rétrogradé vers les défilés de la Sierra-.Morena, pour lesquels il avait des craintes, et changé la position de Cordoue contre celle d’Andujar. Là flotte française de Gidix, faute de secours, venait de succomber.

Tous ces détails, on les connaissait à peine à Madrid et à Bayonne. On ne savait que ce qui concernait Ségovic, Valladolid, Saragossc, et tout au plus Barcelone. Quant à ce qui concernait le midi de l'Espagne, on l’ignorait entièrement, ou à peu près. Si on en apprenait quelque chose à Madrid, c'était par des émissaires secrets appartenant aux couvents ou aux grandes maisons d'Espagne. On répandait en effet avec joie, parmi les .Espagnols dévoués à Ferdinand VII, que la flojte française avait été détruite, que les troupes régulières de l’Andalousie et du camp de Saint- Roque s’avançaient sur le géuéral Dupont, que celui-ci avait été obligé de décamper, qu’il était bloqué dans les défilés de la Sierra-Morena ; que le maréchal Moncey tic sortirait pas d'autres défilés, tout aussi difficiles*, ceux de Requena; que Saragossc resterait inviticible; que l’échec essuyé à V alladolid par don Grcgorio de la Cuesta n’était rien, que celui-ci revenait avec le général Blake à la tète des insurgés dc3 Asturies, de la Galice, de Léon, pour couper la route de Madrid aux Français ; que le nouveau roi Joseph, devant tous les jours partir de Bayonne, n’en partirait pas, et que cette formidable armée française serait probablement bientôt obligée d’évacuer la Péninsule. Ces nouvelles, fausses op vraies, une fois parvenues à Madrid, étaient ensuite consignées dans des bulletins écrits à la main, ou insérées dons des gazettes imprimées au fond des couvents, et

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répandues dans toute la Péninsule. D'abondantes quêtes au profit des insurgés signalaient la joie qu’on éprouvait à Madrid de leurs succès, et le désir qu’on avait de leur fournir tous les secours possibles.

L'état-major français recueillait ces bruits, et bien qu’il n’en crut rien, il en était inquiet néanmoins, et les mandait à Bayonne. L'infortuné Murat avait tant demandé à rentrer en France, que, malgré le désir de conserver à Madrid ce fantôme d'autorité, on lui avait permis de partir, et il en avait profité avec l’impatience d’un enfant. Le général Savary était devenu dès lors le chef avoué de l'administration française , et faisait trembler tout Madrid par sa contenance menaçante, et sa réputation d*oxéctiteur impitoyable des volontés de son maître. Plein de sagacité, il appréciait trèsbien la situation, et n’en dissimulait aucunement la gravité à Napoléon. Ayant conçu des craintes pour les corps avancés du maréchal Moncey et du général Dupont, il se décida à se démunir de troupes à Madrid, et à faire partir deux divisions pour le midi de l’Espagne. Déjà un convoi de biscuit et de munitions, expédié au général Dupont, avait été arrêté au Val-dc-Penas , et il avait fallu un combat acharné pour franchir ce hourg. Le général Savary dirigea la division Vcdcl, deuxième de Dupont, et forte, de près de six raille hommes d’infanterie, de Tolède sur la Sierra-Morena, avec ordre de dégager ces défilés, et de rejoindre son général en chef. On estimait que celui-ci, parti avec 12 ou 13 mille hommes, et en comptant avec la division Ycdel environ 17 ou 18 mille, serait en mesure de se^soutenir en Andalousie. .On lui intimait, en tout cas, l’ordre de tenir bon dans les défilés de la Sierra-Morena, afin d’empêcher les insurgés de pénétrer dans la Manche. Cependant le général Savary, doué, d’un tact Assez sûr et devinant que le général Dupont était le plus compromis, à cause des ■troupes régulières du camp de Saint-Roque et de Cadix qui marchaient contre lui, se disposait à lui envoyer à Madridejos, c’est-à-dire à moitié chemin d'Andujar, sa troisième division, celle que commandait le général Frère ; ce qui aurait porté son corps à 22 ou 23 mille hommes, et l’aurait mis au-dessus de tous les événements. Toutefois, sur une observation de Napoléon, il envoya la division Frère non pas à Madridejos , au centre de la Manche, mais à San-Clemcntc. A San-Clemente elle ne se trouvait pas plus éloignée du général Dupont qu'à Madridejos, et elle pouvait au besoin aller au secours du maréchal Moncey, dont on ignorait le sort autant qu’on ignorait celui du général Dupont, et qu’on n'espérait plus secourir par Tarragone, car le général Cbabran, obligé de rétrograder sur Barcelone, venait d’y rentrer. •' j ■ • 1

Ces précautions prises , ou crut pouvoir se rassurer sur les deux corps français envoyés au midi de l’Espagne, et attendre la sûite des événements. Il ne restait plus à Madrid que. deux divisions d’infanterie, la deuxième et la troisième du corps du maréchal Moncey, la garde impériale et

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les cuirassiers. C'était assez pour l'instant, l'arrivée du roi Joseph avec de nouvelles troupes devant bientôt remettre les forces du centre sur un pied respectable. Seulement le général Savary renonça , avec l'approbation de l’Empereur, à envoyer une colonne sur Saragosse, et laissa a 1 état-major général de Bayonne le soin d’amener devant cette ville insurgée des forces capables de la réduire.

Dans ce moment, la constitution de Bayonne, comme on l’a vu au livre précédent, venait de s’achever. Il importait de hâter Je départ de Joseph pour Madrid par deux raisons, d'abord la nécessité de remplacer l’autorité du lieutenant général Murat, et secondement 1'urgence de faire parvenir à Madrid les renforts qu’on retenait pour servir d’escorte au nouveau roi. Napoléon avait tout disposé en effet pour lui procurer une réserve de vieilles troupes, dont une partie le suivrait à Madrid, une autre renforcerait en route le maréchal Bessières, afin de tenir tête aux insurgés des Asturies et de la Galice, qui ramenaient au combat les insurgés de la Vieille-Castille battus au pont de Cabezon sous Gregorio de laCuesta ; une troisième enfin irait sous Saragosse contribuer à la prise de cette ville importante. Napoléon, avons-nous dit, avait amené de Paris au camp de Boulogne, du camp de Boulogne à Rennes, de Rennes à Bayonne, six anciens régiments, les .4* léger et 15* de ligne, les 2* et 12* légers, enfin les 14* et 4 4* de ligne, deux bataillons de la garde de Paris, les troupes de la Vistule, et enfin plusieurs régiments de marche. Aux six régiments d’ancienne formation dirigés sur l'Espagne, il en avait joint deux pris sur le Rhin, le 51* et le 49* de ligne, et il avait donné des ordres pour en tirer des bords de l’Elbe quatre autres de la plus grande valeur, les 32*, 58*, 28* et 75* de ligne, qui faisaient partie des troupes d’observation de l’Atlantique; c'était un total de douze vieux régiments ajoutés aux corps provisoires envoyés primitivement en Espagne, il se préparait ainsi à Bayonne une réserve considérable pour faire face aux difficultés de cette guerre, qui grandissaient à Vue d’œil. Il ne borna point là ses précautions. Craignant que les coureurs de la Navarre, de P Aragon, de la haute Catalogne, ne vinssent insulter la frontière française, ce qui eût été un fâcheux désagrément pour un conquérant qui deux mois auparavant croyait être maître de la Péninsule, depuis les Pyrénées jusqu’à Gibraltar, il, forma quatre colonnes le long des Pyrénées, fortes chacune de 12 à 1,500 hommes, et composées de gendarmerie à cheval, de gardes nationales d’élite, de montagnards des Pyrénées organisés en compagnies de tirailleurs, enfin de quelques centaines de Portugais provenant des débris de l’armée portugaise transportés en France. Ces colonnes devaient veiller sur la frontière, repousser toute insulte des guérillas, et au besoin descendre le revers des Pyrénées pour y prêter main-forte aux troupes françaises quand celles-ci en auraient besoin.

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Toutefois, pour les Pyrénées orientales ce n’était pas assez, et il fallait venir au secours du général Duhesme bloqué dans Barcelone. Les choses dans cette province en étaient arrivées à ce point que le fort de Figuières, où l’on avait introduit une petite garnison française lors de la surprise des places fortes espagnoles en mars dernier, était entièrement bloqué, et exposé à se rendre faute de vivres.

Napoléon résolut de former là un petit corps de 7 à 8 mille hommes, sous l’un de ses aides de caipp les plus habiles, le général Beille, de l’envoyer avec un convoi de vivres à Figuières , et de le réunir ensuite sous Giroue au général Duhesme, afin de porter le corps de Catalogne à environ 20 mille hommes. Mais il n'était pas facile de rassembler une pareille force dans le Roussillon, aucune troupe ne stationnant ordinairement en Provence ni en I*anguedoc. Napoléon sut néanmoins en trouver le moyen, A la colonne de gendarmerie, de gardes nationaux, de montagnards, de Portugais, qui, sous le général Bitay, devait garder les Pyrénées orientales, il ajouta deux nouveaux régiments italiens, l’un de cavalerie, l’autre d’infanterie, qui faisaient partie des troupes toscanes, et qu’il avait eu de bonne heure la précaution d'acheminer sur Avignon. 11 y avait en Piémont les corps dont avaient été tirées la division française Chahran et la division italienne Lcchi. Napoléon leur emprunta de nouveaux détachements, faciles à trouver à cause de l'abondance des dépôts en conscrits, et les dirigea vers le Languedoc sous le titre de bataillons de marche de Catalogne. Il prit en outre à Marseille, Toulon, Grenoble, plusieurs troisièmes bataillons qui étaient en dépôt dans ces villes, un bataillon de la cinquième légion de réserve stationnée à Grenoble, et, enfin, s'adressant à tous les régiments qui avaient leurs dépôts sur les bords de la Saône et du Rhône, et qui pouvaient par eau envoyer en quelques jours des détachements à Avignon , il leur emprunta à chacun une compagnie, et en forma deux bataillons excellents, qu'il qualifia du titre de premier et second bataillon provisoire de Perpignan. C'est avec cette industrie qu’il parvint à réunir un second corps de 7 à 8 mille hommes pour la Catalogne, sans affaiblir d’une manière sensible ni l'Italie ni l’Allemagne. Heureusement pour lui, le calme dont jouissait la France lui permettait de se priver sans inconvénient même des troupes de dépôt. Seulement, ces troupes de toute origine, de toute formation, les unes italiennes, les autres suisses, portugaises et françaises, la plupart jeunes et point aguerries, présentaient de bizarres assemblages, et ne pouvaient valoir quelque chose que par l'habileté des chefs qui seraient chargés de les commander. *

Ces soins pris pour amener sur la frontière d’Espagne les forces nécessaires, Napoléon s'occupa d’en disposer conformément aux besoins du moment. Il avait successivement acheminé sur Saragosse les trois régiments d'infanterie de la Vistule, une partie de la division Verdier, avec le général

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