LIVRE XXXII. — AOUT
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sivement tirés de la grande armée, les derniers arrivés, les 51* et 43* de ligne, avec le 20e de chasseurs, avaient servi à former la brigade Godinot, trojipe excellente, qui lancée à l’ improviste sur Bilbao en avait chassé les insurgés, et leur avait tué 1,200 hommes. EnGn les colonnes mobiles de gendarmerie et de montagnards gardant les cols des Pyrénées au nombre de 3 à i mille hommes, la division du général Reille forte de 6 à 7 mille, celle du général Dühesme en Catalogne de 10 à 11 mille, portaient à un total de 100 mille hommes les forces qui restaient encore en Espagne.
Napoléon s’épuisait à envoyer à l'état-major de Joseph des instnictions mal comprises, nous l’avons dit, et encore plus mal exécutées. Il avait 'd'abord converti en régiments définitifs les régiments provisoires, sous les numéros 113 à 120. Il avait donné ordre de réunira ces régiments devenus définitifs tous les détachements en marche , pour remettre de l'ensemble dans les corps; de concentrer la garde impériale, dont une partie était auprès du maréchal Bessiéres, l’autre auprès de Joseph, et d’en composer, avec les vieux régiments de la brigade Godinot, une bonne réserve nécessaire pour les cas imprévus. Quant à la distribution générale des forces, il avait prescrit les dispositions suivantes (voir la carte n# 43). Considérant l’Aragon et la Navarre, comme un théâtre d’opérations séparé, qui avait sa ligne de retraite assurée sur Pampelune, il avait ordonné d’y former une masse distincte de 15 à 18 mille hommes, chargée de couvrir la gauche de l’armée,, de garder Tudela, qui était la tète du canal d’Aragon, et d’y rassembler un immense matériel d’artillerie pour la reprise ultérieure dû siège de Saragosse. Plaçant ensuite en Vieille-Castille, c’est-à-dire à Burgos, grande route de Madrid, le centre des opérations principales, il avait ordonné de former là une autre masse de quarante à cinquante mille hommes, prêts à se jeter sur tout corps insurgé qui voudrait se présenter, soit à gauche, soit à droite, et à l’accabler; car il n’y avait aucune armée espagnole quelconque qui pût tenir devant trente ou quarante mille Français réunis. Il avait enfin recommandé d’attendre dans cette attitude imposante l'arrivée des renforts, et sa présence qu’il espérait rendre prochaine.
Tout cela, aussi profondément conçu que clairement indiqué dans les instructions de Napoléon, n’était compris de personne à Vittoria, et autour de Joseph on passait le temps à s’efTrayer des moindres mouvements de l’ennemi, et à voir partout des insurgés par centaines de mille. Ainsi, depuis la retraite du maréchal Bessiéres, le général Blake avait reparu avec une vingtaine de mille hommes dans la Vieille -CAstille, et on lui en donnait 40 à 50 mille. Depuis la capitulation de Baylen, le général Castafio* s’avançait lentement sur Madrid avec environ 15 mille hommes, et on le supposait en marche sur l’Kbre avec 50. Enfin, les Valenciens et les Aragonais pouvaient compter sur 18 à 20 mille hommes, et on leur en prêtait 40. On se croyait donc en présence de 130 à 140 mille ennemis assez
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habiles et assez redoutables pour faire capituler des armées françaises, comme à Baylen; et quand ces exagérations étaient réduites à leur juste valeur par des renseignements plus précis, on s’excusait sur la difficulté d’étre exactement informé en Espagne. — La vérité à la guerre, leur répondait Xapoléon, est toujours difficile à connaître en tout temps, en tous lieux., mais toujours possible à recueillir quand on veut s'en donner la .peine. Vous avez une nombreuse cavalerie, et le brave Lnsalle; lancez vos dragons à dix ou quinze lieues à la ronde; enlevez les alcades, les curés, les habitants notables, les directeurs des postes; retenez-les jusqu'à ce qu'ils parlent, sachez les interroger, et vous apprendrez la vérité. Mais vous ne la connaîtrez jamais en vous endormant dans vos lignes. —
Ces graudes leçons étaient perdues, et les complaisants de Joseph continuaient à peupler l'espace d’ennemis imaginaires. Dans les derniers jours d’août notamment, les Aragonais, les Valenciens, les Catalans, sous le comte de Montijo, s'étant présentés aux environs de Tudela, le maréchal Moncey, qui était fort intimidé depuis sa campagne de Valence, avait cru voir fondre sur lui tous les insurgés de l’Espagne, et il s’était pressé de prendre une position défensive, en demandant à grands cris des secours. Le général Lefebvre -Desnoet tes, remplaçant le général Verdier, blessé à l’attaque de Saragpsse , s’était aussitôt porté en avant. 11 avait traversé l’Ébre à Alfaro avec ses lanciers polonais, et avait mis en fuite tout ce qui s’était offert à lui, montrant ainsi ce que c’était que cette redoutable armée d’Aragon et de Valence.
Cette singulière aventure, en couvrant de confusion les gens effrayés, avait contribué à ramener les esprits à une plus juste appréciation de l’ennemi qu’on «avait à combattre. Joseph, enhardi par ce qu’il venait de voir, par les lettres sévères de Paris, s’était imaginé alors d'imiter les grandes manœuvres de son frère, et,. établi à Miranda comme dan& un centre, il méditait de courir d’un corps ennemi à l'autre, pour les battre successivement, ainsi que l’avait souvent pratiqué Xapoléon. Les Espagnols prêtaient un peu, il est vrai, à une telle combinaison, carie général ülake, avec les insurgés de Léon, des Asturies, de la Galice , prétendait à s'introduire en Biscaye, sur notre droite; un détachement du général Castanos avait le dessein d’arfrver à l’Ehre sur notre front, et les Aragonais, Valenciens et autres, projetaient de pénétrer. en Navarre pour tourner notre gauche. Leur espérance était de déborder nos ailc3, de nous envelopper, de nous couper la route de France, et d’avoir ainsi une nouvelle journée de Baylen i chimère insensée, car on n’aurait pu’ renouveler contré soixante mille Français , fort résolus malgré la timidité de quelques-uns de leurs chefs, ce qu'on avait pu faire, une fois, contre huit mille Français démoralisés. A ce plan ridicule, imité du hasard de Baylen, Joseph voulait opposer l’imitation, tout aussi ridicule, des grandes manières d’opérer de son frère,
on sc jetant en masse, et alternativement, sur chacun des corps insurgés, afin de les écraser les uns après les autres. L’intention pouvait être bonne, mais la précision, l'à-p'ropos dans l’exécution, sont tout à la guerre, et l'imitation n’y réussit pas plus qu’ailjeurs. Aussi, tandis que les insurgés de lllake faisaient des démonstrations sur Bilbao , et ceux de P Aragon sur Tudela, Joseph y envoyait ses corps en toute hâte, y courait quelquefois lui -même à porte d’haleine, arrivait quand il n’était plus temps, ou bien s’arrêtait sans pousser à bout ses tentatives, ramenait ensuite à Vittoria ses soldats exténués, écrivait alors à l'Empereur qu’il avait suivi scs conseils, et qu’il espérait bientôt, avec un peu d’expérience, devenir digne de lui : triste spectacle souvent donné au monde par des frères médiocres voulant copier des frères supérieurs, et ne réussissant à les égaler que dans leurs défauts ou leurs vices!
\apoIéon ne pouvait s’empêcher de sourire de ces misères de la vanité fraternelle, mais bientôt l’irritation l’emportait sur la disposition à rire, quand il réfléchissait au temps, aux forces que l’on consumait ainsi en pure perle. Il songea donc à envoyer à ceux qui l'imitaient si mal l’un de scs lieutenants les plus vigoureux, le maréchal Xey, pour les remonter en énergie ; puis il leur ordonna de se borner à réorganiser l’armée, à refaire leur matériel et leur artillerie, à bien garder l’Èbre, et à |e tenir tranquilles, ên attendant son arrivée.
11 prit ensuite son parti sur les détachements qu’il devait emprunter tant à l’Italie qu’à l’Allemagne, pour soumettre complètement l’Espagne. Il pensa qu'il ne fallait pas moins de 100 à 120 mille hommes si un voulait terminer promptement l’insurrection espagnole, et jeter les Anglais à la mer. Il avait eu connaissance de la convention de Cintra, et la trouvant honorable pour l'armée qui avait bien combattu, et qui était restée libre, il avait écrit à Junot : Comme général vous auriez pu mieux faire; comme soldat vous n’avez rien fait de contraire à l’honneur. — Il donna en même temps des ordres à ftochefort pour recevoir et rééquiper les troupes de Portugal, qui, acclimatées, aguerries et réarmées, pouvaient rendre encore de grands services, et accroître d’une vingtaine de mille hommes les secoués destinés à la Péninsule.
L’Italie avait recouvré depuis quelques mois les Italiens devenus de bons soldats en servant dans le Xord. Xapoléon ordonna au prince Eugène de les acheminer au nombre de dix mille, sous le général Pino, vers le Dauphiné et le Roussillon. Il forma avec deux beaux régiments français, le 1" léger, le de ligne, tirés du Piémont, où les remplaçaient deux régiments de l'armée de Xaples, le fond d’une division, qui fut confiée au général Souham, et complétée par plusieurs bataillons appartenant à des corps déjà mis à contribution ponr la Catalogne. Cette division , l’artillerie et la Cavalerie comprises , s’élevait à près de 7 mille hommes. .Ce furent donc
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lü ou 17 mille homme», qui se dirigèrent des Alpes vers les Pyrénées, e4 qui, avec le corps du général Duhesme, la colonne Reille,.et une brigade de Napolitains déjà partie pour Perpignan sous la conduite du général Chabot, devaient porter à 36 mille combattants environ les troupes destinées à la Catalogne. Cette province, séparée du reste de l’Espagne, olfrant un théâtre de guerre à part, Napoléon y donna le commandement en .chef’ des troupes à un général incomparable -pour la guerre méthodique, et opérant toujours bien quand il était seul, le général Saint-Cyr. On ne pouvait faire un meilleur choix.
C’étaient l’Allemagne et la Pologne qui devaient fournir les détachements les plus considérables. Napoléon résolut d’en tirer le 1er corps déjà transporté à Merlin, sous le commandement du maréchal Victor, et le U*, ayant appartenu an maréchal Ney, et actuellement campé en Silésie, sous le maréchal Mortier. Il se réserva d’en tirer plus tard le 5*, -qui avait successivement appartenu aux maréchaux Lannes et Masséna, et qui était, comme le 6% campé en Silésie, sous le maréchal Mortier. Napoléon, pour le moment, le dirigea sur Bareulh, l'une des provinces franconiennes qui lui restaient, et voulut le laisser là en disponibilité, sauf à le diriger sur l’Autriche, si celle* ci se décidait pour la guerre immédiate, ou àj l’acheminer sur l'Espagne, si la cour de Vienne renonçait à ses armements. Les premier et sixième corps, renforcés par les recrues fournies par les dépôts, ne présentaient pas moins d’une cinquantaine de mille hommes, en y comprenant l’artillerie et la cavalerie légère attachées à chaque division. Ils étaient tous, sauf un petit contingent de conscrits, de vieux soldats éprouvés, renfermés dans des cadres sans pareils. Napoléon songea à emprunter aussi à l’Allemagne une portion de la réserve générale de cavalerie, et fit choix de l'arme des dragons, qui lui semblait excellente à employer en Espagne, parce qu’elle pouvait faire plus d'un service, et que assez solide pour être opposée à l’infanterie espagnole,. elle était moins lourde cependant que la grosse cavalerie. Il résolut au contraire de laisser dans les plaines dirNord ses nombreux et vaillants cuirassiers, inutiles contre les troupes sans tenue du Midi, nécessaires contre les bandes aguerries des contrées septentrio? nales. Il prescrivit le départ pouir l’Espagne de trois divisions de dragons, sauf à expédier encore les deux qui restaient, quand il aurait éclairci le mystère de la politique autrichienne.
Il voulut faire concourir les rois, ses alliés ou ses frères, à cette guerre, qui tenait à son système de royautés confédérées, et il demanda 3 mille Hollandais au roi de Hollande, 7 mille Allemands aux princes de la Confédération du Rhin, et au roi de Saxe 7 mille Polonais qu’il s'était engagé depuis longtemps à prendre à son service. Enfin il achemina en troupes du génie et d’artillqrie environ 3,500 hommes, avec un immense matériel.
Ce n’était pas là tout ce qui marchait vêts . les Pyrénées. Déjà, comme
nous l’avons dit, Napoléon avait dirigé sur l’Espagne» huit vieux régi monts compris dans les certt mille hommes agissant actuellement sur T Elire. Quatre autres tirés des Lords de l'Elbe et de Paris, les 28% 32", 58% 75“ de ligne, étaient sur les routes de France, et devaient, avec le 5" de dragons , composer une belle division de sept ou huit mille hommes, -que Napoléon donna au général Sébastian*! , revenu de Constantinople. A ees douze vieux régiments tirés successivement de l’Allemagne et de la France, il en avait ajouté deux autres à la nouvelle des désastres de Joseph : c’étaient les 3ü"‘et 55e de ligne, approchant en ce moment de Bayonne, et destinés k renforcer la réserve de Joseph. La garde enfin devait fournir encore quatre mille hommes,, outre deux mille qui étaient au quartier général de Joseph. Ces troupes réunies, sans le 5* corps dont la disposition demeurait incertaine, sans les troupes de Junot arrivant k peine et qu'il fallait réorganiser, formaient un total de 110 à 115 mille hommes, dignes de la grande armée dont ils sortaient. Napoléon allait prendre des moyens pour les accroître encore à l’aido d’un habile recrutement tiré des dépôts, et remplacé atix dépôts par la conscription.
Il s’agissait de savoir comment on remplacerait à l’armée d’Italie, et surtout à la grande armée, les troupes qu’on leur empruntait, sans trop affaiblir ni l’une n» l’autre. Après les régiments successivement appelés de Pologne et d’Allemagne, après le départ des l"r et 6* corps et des divisions de dragons, après le licenciement des auxiliaires, la grande armée se trouvait singulièrement réduite. Il restait dans la Poméranie suédoise et la Prusse le quatrième corps du maréchal Soult, présentant 34 mille hommes d’infanterie, 3 mille de cavalerie légère, 8 à 9 mille de grosse cavalerie, 4 mille de troupes d’artillerie et de génie, total 50 mille environ. Le maréchal Berpadotte, prince de Ponte-Corvo, tenait garnison dans les villes nnséatiques et le littoral de la mer du Nord, avec deux divisions françaises de 12 mille hommes (les divisions Boudet et Gency, la division Molitor ayant passé nu corps du maréchal Soult), 14 mille Espagnols et
7 mille Hollandais, total 33 mille hommes. Le maréchal Davout, avec le 3" corps, le plus beau, le plus fortement organisé de toute l’armée française,, occupait le duché de Posen, de la l'istule à l’Oder. Il comptait 38 mille hommes d’infanterie, 9 mille de cavalerie, chasseurs, dragons et cuirassiers. Il occupait en outre Dantzig avec la division Ondinot, forte de 10 mille grenadiers et chasseurs d’élite. H avait 3 mille hommes d’artillerie et de génie, ce qui faisait un total de 00 mille Français. Il comptait 30 mille Saxons et Polonais. Le parc général pour toute la grande armée, réuni k Magdebourg et dnns les principales places de la Prusse, comptait 7 k
8 mille serviteurs de toute espèce. C’était un total de 180 mille hommes, dont 130 mille Français, 50 mille Polonais, Saxons, Espagnols, Hollandais. Si on ajoutait k celte masse le 5e corps, établi en Silésie, et qui
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s’élevait à 21 mille hommes environ , la grande année pouvait être évaluée h 200 mille soldais de première qualité, bien suffisants avec l'armée d’Italie pour accabler l'Autriche, l’empereur Alexandre ne nous apportdlil qu’un concours nul ou insuffisant. Toutefois, ce n'était plus assez poilr contenir le mauvais vouloir universel du continent, car si l’ Autriche seule manifestait sa haine et son défie de secouer le joug de notre domination ', l'Allemagne entière commençait. à éprouver contre nous une aversion profonde, et mal dissimulée, aussi bien dans les pays soumis à la Confédération du Rhin que dans tous les autres.
Xapoléon voulut sur-le-ehantp reporter les armées d’Allemagne et d’Italie à un effectif presque égal h celui qu’elles avaient, avant les détachements qu’il venait d'en tirer. Malheureusement il pouvait les rendre égales en quantité à ce qu’elles avaient été, mais non pas en qualité, car il ne leur envoyait que des recrues en place de vieilles troupes. Cependant le fond de ces coq»s était si excellent, et le nombre d’hommes aguerris tel encore, qu’une addition de conscrits ne pouvait pas les affaiblir sensiblement. Il commença, en exécution de la convention passée avec la Prusse, par rapprocher du Rhin les troupes qu’il avait en Allemagne. I,e 1er et le <>" corps, destinés à l’Espagne, étaient par ses ordres en marche sur Mayence, à six étapes l’un de l’autre, de manière à ne pas se faire obstacle sur la route qu’ils avaient & parcourir. Le corps dti maréchal Soult fut amené sur Berlin-, pour prendre la place du l#r corps, qui venait de quitter cette capitale. Le corps du maréchal Davout dut venir prendre sur l’Oder et dans la Silésie la place laissée vacante par les <>• et ;>• corps, l'un dirigé, comme on l’a vu, sur Mayence, l’autre sur Rareuth. Le général Oudinot dut avec ses bataillons d'élite quitter Dantzig, et s’acheminer vers l’Allemagne centrale, I*es Polonais et les Saxons furent chargés de le remplacer h Dantzig. Ce mouvement, qui était un commencement d’exécution do la convention avec la Prusse, rendait le recrutement plus facile en abrégeant de moitié la distance. ‘
Xapoléon songea d’abord à mettre définitivement en vigueur le décret rendu l'année précédente, lequel portait chaque régiment d'infanterie à cinq bataillons. En conséquence , il résolut (Tavoir quatre bataillons complets à tonales régiments de la grande armée, en laissant le cinquième, celui du dépôt, sur le Rhin. Quant à l’Espagne, il voulut que chaque régiment eût trois bataillons de guerre au corps, un quatrième k Bayonne, comme premier dépôt, un cinquième dans l’intérieur de la France, comme second dépôt. Les armées d’Italie et de Xaplcs devaient avoir de même cinq bataillons par régiment, quatre en Italie, le cinquième en Piémont ou dans les départements du midi de la France.
Pour cela il fallut de nouveau recourir à la conscription. Il restait à prendre sur les conscriptions antérieures de 1807, 1808 et 1809, cetfe