XVI INTRODUCTION
tioQ des assurances contractées après le moment où le sinistre èiail connu. Le législateur catalan arrivait à une autre époque : l'institution avait reçu une organisation complète. Ce qu'il fallait, c'était préciser les éléments juridiques du contrat, les assujettir aux règles les mieux appropriées. Le législateur catalan eut le mérite de comprendre la tâche qui lui incombait, et celui plus rare de la réaliser. Aidéo^ il est vrai, par le calme qui permettait à la vie économique de se développer, alors que les villes italiennes étaient en proie aux calamités de la guerre étrangère ou dès luttes intestines, Barcelone vit accepter partout les principes formulés par ses lois. Mais, facilitée d'ailleurs par les circonstances, cette influence ne se produisit qu'assez tard. La première place n'en revient pas moins à l'Italie pour l'organisation comme pour la constitution du contrat d'assurance maritime.
C'est ce que démontre à merveille l'ouvrage si fortement documenté de M. Bcnsa. C'est à cette conclusion que s'arrêteront tous ceux qui désirent s'en tenir aux pièces^ faire abstraction des idées préconçues, des théories émises antérieurement, parfois sans aucune critique, et acceptées sur la seule foi de leur ancienneté.
Parmi les travaux récents dus aux jurisconsultes italiens contemporains, le livre de M. Bensa tient une place distinguée. Nous avons trop vivement engagé M. Valéry à assumer la lourde lâche de traducteur pour le louer de son entreprise. Mars il nous sera permis de le dire, nous avons le ferme espoir que d'autres, et de plus qualifiés, sauront reconnaître l'importance de son travail et proclameront hautement le service qu'il a rendu à la science de l'histoire du droit commercial.
J. Lbport.
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