‹ Histoire du credoChapitre 27 sur 33 · PROPAGATION 0D CREDO · texte numérisé non relu

PROPAGATION 0D CREDO

aux catéchumènes. Charlemagne écrivit un jour à Tévêque de Liège, Ghaerbald, qu'assistant à des baptêmes le jour de rÉpiphanie, il avait voulu lui-même faire réciter aux parrains et aux marraines TOraison dominicale et le Credo, mais beaucoup d'entre eux ne TavaieiU pu. L'empereur donna des ordres répétés pour que cette ignorance cessât; et il y a tout lieu de croire que le Credo actuel fut apporté de Rome sous son règne, si ce n'est par lui-même, et imposé dès lors par sa volonté à toutes les églises frankes.

Devant ce missionnaire armé qui, pour convertir les Saxons, en avait fait décapiter quatre mille cinq cents en un jour, les Églises de France ne purent que subir la lettre du Credo; mais elles résistèrent encore à l'esprit de ce symbole. Nonseulement la descente aux enfers fut de nouveau omise à dessein dans certains formulaires, après Charlemagne, mais en d'autres cas, ce dogme, quoique inséré à sa place dans le Credo, est passé sous silence dans l'explication ou paraphrase qui suit immédiatement (1). C'est entre autres la ressource à laquelle eut recours Magnus, archevêque de Sens, écrivant à la demande ou par l'ordre de Charlemagne une instruction officielle sur le baptême. Quant à la communion des Saints, il l'expliqua par une glose ou note intercalée dans le Credo, et qui est la seule addition qu'il se permit d'y faire, glose d'ailleurs beaucoup plus chrétienne que catholique : La communion de tous les Saints, dit-il, c'est-à-dire la congrégation en Christ. L'expression est vague; mais évidemment il ne s'agit plus là ni de l'invocation des saints, ni de leurs mérites surerogatoires.

Toilà comment les Églises frankes ne reçurent que peu à peu et^ on peut le dire, malgré elles les complications ténébreuses et autoritaires du christianisme, que leur envoyait l'Italie.

£t l'Italie elle-même ne les reçut pas immédiatement des disciples d'Augustin. Deux papes, Gélase, mort à la fin du Y* siècle, et saint Grégoire le Grand qui mourut au commencement du Yii^ siècle, ont laissé des liturgies où figure encore le Credo incomplet de la fin du iv® siècle (2).

(1) Nicolas, Symbole des Apôtres, p. 282 sq.

(2) Ibid,, p. 264.

Mais, chose inattendue, c'est TEsiMigne qai^ bien plus que ritalie et la France, résista aux importations de Rome et à rintroductîon de son Cred^o,

III. — Si, au moment de vous parler du Credo ^ fort mal reçu dans celte contrée de FEurope, qui, de nos jours, a paru plus catholique que Tltalie et que Rome elle-même , je vous faisais assister en idée à un véritable tournoi, en champ clos, présidé par un roi et une reine entourés de leur cour et d'un clergé comblé d'honneurs; si sous vos yeux des panaches et des bannières de deux couleurs différentes flottaient à la brise, si des chevaliers armés de toutes pièces s'avançaient l'un contre l'autre dans la lice, si des hérauts donnaient le signal, si les destriers prenaient du champ, si des lances étaient rompues, l'un des adversaires vaincu, l'autre couronné, contrairement aux vœux hautement déclarés du roi, de la reine et des prêtres; si après le tournoi un second jugement de Dieu était tenté par Tépreuve du feu, et si une seconde fois le parti du souverain était vaincu, vous vous demanderiez sans doule avec surprise à quelle digression inexplicable je me laisse entraîner. Vous vous tromperiez : je serais en plein dans mon sujet ; je vous raconterais l'histoire de Tintroduction du Credo en Espagne. J'aurais pour garants deux 'graves historiens espagnols, un archevêque de Tolède qui vivait cent cin* quante ai\s après l'événement (1) et un jésuite fameux, immortalisé par Pascal, Mariana (2). On peut en croire de tels écrivains quand ils rapportent des faits peu favorables à la cause du Saint-Siège et à la gloire du clergé. Cependant les faits sont si étranges, si instructifs, que je n'ai voulu en croire ni l'érudition si étendue et si sûre de M. le professeur Nicolas (3) qui

(1) 11 s'appelait Bon Rodrigue Ximenès, mais on supprime d'habitude ce dernier nom pour éviter toute confusion avec le cardinal régeut, Frajiçois Ximenès de Cisneros. Sa chronique et d'autres pièces historiques ont été publiées en latin à Grenade, en 1545^ in-folio.

(2) Historia General de Espagnaque escribib elP. Juan de Mariana, Yalencia, 1851, t. Y, chap. xvii et suiv.

(3) Le Symbole des apôtres , p. 268.

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les rapporte sommairement, ni un consciencieux Abrégé d'histoire ecctésiattque où il les a puisés (1) ; j'ai lu la chronique de l'archevêque et rbistoire du savant jésuite, et voici, d'après leur double récit, parfaitement attesté, comment le rit romain, y compris le CredOf fut donné à l'Espagne. Ces événements singuliers sont si peu connus que vous me pardonnerez de vous les exposer avec quelques détails et en les reprenant d'un peu haut pour les mettre dans leur véritable jour.

A mesure que les chrétiens faisaient la conquête des Espagnes subjuguées par les Maures et que le culte catholique s'y établissait, le Saint-Siège profita de leurs victoires pour sub« stituer en Espagne la liturgie romaine à celle du pays, qu'on a nommée et qu'on nomme encore, mais inexactement la liturgie mozarabique et quelquefois rit gothique ou office de Tolède (2). Déjà, plusieurs conciles espagnols, à l'instigation de la papauté, avaient prescrit sans succès ce changement. En vain, le redoutable pape Grégoire YII, lui-même, fit signer à Rome dans un concile, par tous les membres espagnols de l'assemblée, l'engagement de renoncer à leur liturgie et de prendre la sienne. Les chrétiens de la Péninsule, sincèrement convaincus, peu souples de ^caractère, fiers de leur persistance dans la foi sous le joug des Maures, restaient obstinément fidèles à leur Kturgîe et refusaient d'y renoncer. Or, la liturgie espagnole dite mozarabe ne contenait que le symbole de Gonstantinople, tandis que celle de Rome, à cette époque (au xi^ siècle), avait depuis longtemps le Credo catholique.

Il importe de se rappeler que, sous la domination des Maures, le culte chrétien n'était nullement proscrit. Le christianisme apperté en Espagne par les Goths n'avait pas été détruit par

(1) Abrégé chronologique de fhisloire ecclésiastique. Paris^ 1751, 2 vol. iii-12 (attribuée Philippe Macquet), 1. 1, p. 420 etpassim. — C'est un t)uvrage d'origine janséniste, trèa-défovorable au protestantisme. Un curieux détail le prouve : en tête de chaque siècle, une gravure représente l'événement le plus glorieux pour l'Église dont ce siècle a été témoin. La dernière (xvii* siècle) a pour sujet la démolition du temple de Gharenton.

(2) La liturgie romaine avait été régularisée par les papes Gélase et Grégoire; de l'an â90 à 600 environ.

les mnsalmans; le cake chrétien était encore en vigaenr à Tolède dans six églises à la fois, au moment de la conquête on délivrance de cette ville. Il ne Êiat pas croire non plus que les catholiques et les Maures se soient toujours abhorrés. Les excitations à la haine entre les deux populations venaient de Rome el de la France catholique. Le sang même des deux races était souvent mêlé. La cinquième femme du roi Alphonse YI fut Zayda, Glle d'un roi maure, baptisée sous le nom de dona Maria.

Une femme et un moine, venus de France tous les deux, entreprirent de rendre l'Espagne orthodoxe malgré elle et y réussirent. Celte femme était la reine Constance, fille du duc de Boui^ogne, Robert I^*^, issue du sang des Capets, la seconde femme du roi de Léon^ Alphonse YI. Le moine était Bernard, dit le Yaillant, bénédictin, né à la Salvetat (1) près d*Agen, devenu archevêque de Tolède (ville qui était alors la première de toutes les capitales espagnoles); il devint plus tard cardinal et légat du pape en Espagne.

I^ roi Alphonse, qui ne sut jamais demeurer veuf (il se maria six fois), était gouverné moins encore par les femmes que par les moines et les prêtres. Enfermé dans un couvent dès sa première jeunesse, il n'en avait été tiré que pour succéder à son frère don Sanche. Il voulait y retourner, las de royauté, de conquêtes et peut-être de mariages; mais saint Hugues, abbé de Cluny, le força de rester roi pour le service de l'Église et du clergé. Ce prince battit les Maures et leur reprit une partie de l'Espagne. Ce fut de son temps que le fameux Cid Campeador, Rodrigue de Bivar, les vainquit tant de fois.

Le plus glorieux et le plus utile succès d'Alphonse fut la conquête de Tolède, qui capitula et se rendit à diverses conditions nettement stipulées, celles-ci entre autres : que les Maures habiteraient comme précédemment la ville mêlés aux chrétiens et qu'on leur laisserait leur principale mosquée. A peine les choses étaient-elles ainsi conclues que le roi partit

(1) La Salvetat a produit deux hommes célèbres dans l'histoire religieuse^ mais tout à fait opposés de tendance et de doctrine^ le cardinal Bernard et le pasteur Claude.

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pour une expédition guerrière, laissant dans sa nouvelle capitale ia reine Constance et son compatriote le moine Bernard, nommé tout récemment archevêque de Tolède et primat des £spagnes.

Pour ces deux fanatiques c'était grande honte et grande douleur que la vraie foi et la sainte Tierge dussent se contenter de quelques églises tolérées de tout temps à Tolède par les Maures, ou de celles qu'on bâtirait à l'avenir, tandis que le premier édifice religieux de la capitale appartenait à ces damnés mahométans. Une nuit, par leur ordre, des soldats et des charpentiers envahirent la mosquée, après en avoir enfoncé les portes, purifièrent Védifice (dit l'histoire), y érigèrent des autels temporaires et y suspendirent des cloches qui le lendemain, au point du jour^ appelèrent lescatholiquesàla messe (1).

En apprenant la déloyauté et la violence avec laquelle sa femme et le primat avaient déshonoré sa parole de gentilhomme etde roi, Alphonse revint furieux à Tolède, en laissant échapper contre les deux coupables les plus terribles menaces. Mais avant qu'il put y arriver, les principaux chrétiens de Tolède et le clergé, marchant processionnellement, vinrent fort loin à sa rencontre, le suppliant de pardonner. Il reçut mal leurs larmes et leurs prières. Plus près de la ville, il rencontra les principaux des Maures qui, par politique, craignant beaucoup plus le clergé que le roi, venaient eux-mêmes intercéder en faveur de la re^e et de l'archevêque et consentir à la cession de leur mosquée. Le roi s'apaisa ; Maures et chrétiens se réconcilièrent. Une fête annuelle de Notre-Dame de la Paix fut instituée, et l'on érigea plus tard à Tolède la statue d'un Maure (Âlfaqui), en souvenir de la générosité de ces mécréants.

Impossible- en effet de contester que le beau rôle dans cette histoire ne soit aux infidèles ; du reste, il suffit de parcourir,

(1) Il ne faut pas trop s*étonner de rautorité que s'arrogea ainsi le prélat^ plus encore que la reine ; plus d'un de ses successeurs se permit les mêmes allures ; Tun d*eux^ le cardinal Mendoce, fut surnommé le roi troisième : Ferdinand d'Aragon et Isabelle de Gastille étaient les deux premiers. Un autre^ le cardinal Ximenès, fut régent du royaume et régna sur l'Espagne en maître.

iM HiSTOlAÈ DU OBEDO.

mêtne aujourd'hui, TËspague etsesiaonumouts pour y ut>uver mille preuves de leur j»upériorité» Gofiame j^çriculteurs habiles, ^^imne admirables architectes, comme savants et lettrés, comme gens d'honneur et de loyauté, les Maures d*£spagne étaient très-supérieurs à leurs vainqueurs, les chrétiens; comme religion même, à certains égards, leur foi indomptable en un seul Dieu était supérieure au culte insensé de la Vier|^, des saints et des reliques, ou à Tesprit odieuseme&t monacal et pei^sécuteur des catholiques d'Espagne, surexcité sans cesse par des étrangei*» et* surtout par les papes.

Voilà -donc le catholicisme maître de Tolède et installé par fraude et par violence dans la grande mosquée; restait pour le Saint-Siège à y établir, au lieu du bréviaire national, le rite romain appelé alors en Espagne rite gallican (4) et où se trouvait le Credo catholique. Malgré rarchevêque et la reine, malgré le roi qui se laissait pousser par leur zèle pour Rome, un concile tenu à Léon, en 1091, maintint la liturgie nationale.

Le clergé et le peuple désiraient la conserver. Leurs fervents contradicteurs persuaderai au roi de s'en rapporter au jugement de Dieu lui-même. Nul doute que Dieu ne décidât en faveur du pape contre un concile national. Deux chamjHons furent nommés; l'un représentait la liturgie nationale ou comme on disait V office de Tolède, l'autre V office galliccmon romain. Voilà pourquoi je suis obligé de vous faire assister, en racontant l'étrange histoire du Credo, à un duel en son honneur. Malheureusement et à l'extrême surprise du roi, de la reine, de l'archevêque, don Juan de Ruiz, de la noble maison de Matanza, qui représentait l'office de Tolède, battit l'office de Rome de la façon la plus décisive.

Le roi étonné en appela de Dieu, mal servi peut-être par les hommes, à Dieu jugeant par lui-même, et recourut à l'épreuve du feu. On alluma un bûcher sur la grande place ; les deux bréviaires y furent déposés. Le romain, est-il dit, sauta hors du

(1) Il est très-curieux de remarquer dans toute cette histoire combien Bernard et son prédécesseur le légat Richard^ abbé de Saint-Victor de Marseille, furent les organes d'une influence française opposée à Tesprit national des Espagnols. (Voyez Rodrigue et Mariana,j9a^jtm.)

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fea, mais en garda les marques évidentes; il é(ait chamuscado (roussi) (1). Le ritnel mozarabe, au contraire, demeura dans la flamme et n'en reçut aucun dommage, ce qui fit que le peuple, persuadé qu'il y avait miracle, cria Victoire I au grand scandale des orthodoxes.

Faut-il donc penser que Dieu avait par deux fois jugé contre Rome, contre le pape, contre la liturgie romaine, contre le Credo y Du moins reconnaltra-t-on qu'il ne nous manque aucune sorte de preuve contre le Credo, pas même un miracle aussi authentique, aussi bien attesté que tous ceux dont le moyen âge se vante. Le roi ne put s*y résigner. Cette fois il en appela à lui-même, à la force, et ordonna que toutes les églises nouvelles qui s'élevaient alors de toutes parts recevraient le rituel de Rome ; il toléra seulement celui du pays dans les vieilles églises mozarabes. Cette sentence, contraire au double jugement de Dieu, déplut au clergé et au peuple, qui s'en vengèrent par un bon mot devenu proverbe : alla van leyes, do quieren retjes, (Où vont les lois? — où veulent les roLs.)

Voilà par quels moyens le Credo a fait la conquête de TEspagne à la fin du x*" siècle (2). Il est facile d'imaginer que les sanctuaires où le rite national fut conservé disparurent peu à peu ; mais, aujourd'hui même, ils n'ont pas cessé partout d'exister. Il existe encore en ce moment, près de huit cents ans après les événements que nous venons de raconter, et j'ai vu à l'entrée de la magnifique et immense cathédrale de Tolède une chapelle de dimensions considérables qui porte le nom du cardinal Cisneros (Ximenès), et où des fresques curieuses représentent comment le cardinal fit à ses frais la guerre en Afrique, prit Oran, et comment le soleil s'arrêta pour laisser les soldats de ce prêtre faire subir à la ville infidèle toutes les horreurs que la victoire était censée autoriser alors. Fermée d'ordinaire, la chapelle de Cisneros s'ouvre cependant chaque jour, à heure fixe, pour le culte qui, encore maintenant, y est

(1) El Romano salib del fuego, pero chamuscado (Martana).

(2) II y a probablement erreur de date chez Ford {Handhook for iravel" lers in Spain, t. 11, p. 703), quand il donne le 5 octobre 1086 comme date de la première messe chantée à Tolède, selon le rit romain.

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célébré selon les formes du rituel mozarabique (i). Ces formes sont plus simples et plus austères que celles du missel romain. La confession auriculaire n'y a pas pénétré. L'hostie, au lieu d'être administrée intacte, est rompue comme, d'après l'usage antique, on rompait le pain de la communion. On la divise en neuf fragments par une allusion mystique à neuf dogmes.

L'immense autorité politique, la célébrité du cardinal et les dotations considérables laissées par lui à sa cathédrale^ ont conservé jusqu'à nos jours en Espagne cette étrange exception d'un culte officiel sans le rite romain et sans le Credo catholique. Je puis donc attester qu'il existe^ dans les États des rois catholiques, un sanctuaire où le Credo n'est pas encore admis au moment où je parle. Cette condescendance du cardinalrégent est un trait de génie politique. On peut être à la fois roi absolu {rey neto) et famiilier de l'inquisition , mais il est des résistances, soit religieuses, soit nationales, qui tiennent aux sentiments les plus intimes et les plus sacrés de la nature humaine, et ces résistances, on ne réussit à les vaincre en partie qu'en renonçant à les anéantir, et en leur faisant soi-même une place au soleil.

Remarquons encore ceci. Voilà donc le Credo arrivé à la conquête des Ëspagnes, par une longue série d'iniquités et de violences. Mais ce Symbole n'a pas même les tristes honneurs de cette odieuse histoire. Personne ne s'occupait dclui, ni parmi ceux qui le firent prédominer, ni parmi ceux qui lui résisteront. Le rite romain fut repoussé ou imposé en bloc, et le

(1) Ximenès fit imprimer le rituel mozarabique à Âlcala de Henarès en 1500. Lorenzana Ta réédité à Puebla de los Angeles au Mexique, en 1770, et à Rome, en 1785-180/1. On sait que Ximenès, qui comprenait la valeur des textes anciens et originaux, fat l'éditeur de la fameuse Bible polyglotte des Complutenses ou d' Alcala. Ce grand homme a mérité cet éloge singulier :

« Pluma, purpura y espada » Solo en Cisneros se halla. »

Richelieu, qui fut comme lui un grand politique, prêtre et guerrier à la fois^ lui est très «inférieur comme lettré. Ximenès fut aussi sérieusement utile dans ses publications que Richelieu fut frivole dans ses écrits théologiques et ridicule dans ses tragédies.

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