‹ Histoire du culte des divinités d'Alexandrie. Sérapis, Isis, Harpocrate et Anubis, hors de l'Égypte depuis les origines jusqu'à la naissance, de l'école néo-platonicienneChapitre 11 sur 63 · VIII · texte numérisé non relu

VIII

(4) Minut. Fel., Oclav., 21. Firmic. Matera., De error., 2. Lactance, 1,21,20.

(5) Minut. Fel., i. c.

(6) V. encore Stace, Silv., V. ni, 241, et Juvén., VI, 534.

(7) Plutarque, l. c.

(8) (Osiri) ex se nato, lor nov. Philocal. Mommsen, p. 378, col. 2, et p. 405, col. 1. Evipeffiç, Menol. R ust. Scorpio , dernière ligne, hevresis. Mommsen. Commentar. diurn., ad h. I. Cf. 1. R. N., 3549. Georgii (p. 291), ne comprend pas comment la plus grande fête d’un culte naluialiste, qui symbolisait le réveil de la nature au printemps, pouvait se célébrer en automne, et il suppose qu’il y a une erreur dans Plutarque; mais il a tort : les calendriers romains confirment pleinement le témoignage de l’auteur grec.

plus fort que ne le faisaient les isiaques en cette circonstance (1); on en était d’autant plus assourdi, qu’ils paraissaient jusque sur la voie publique pour annoncer à tous l’heureuse nouvelle (2). C’était le signal de grandes réjouissances (3). A l’intérieur du temple, outre les offices prescrits par les livres saints, il y avait un banquet auquel assistaient les initiés (4). Au quatrième siècle, on donna même des jeux dans le cirque (5) ; il est probable, du reste, que cette coutume s’établit aussitôt que le culte égyptien fut officiellement reconnu par l’Etat ; car, à cette époque déjà, il y avait longtemps que les fêtes de Sérapis se célébraient en pays grecs et qu’elles donnaient lieu à des banquets et à des jeux publics. Ainsi , nous avons conservé les actes d’un collège de sarapiastes de l’île de Naxos, que l’on croit pouvoir dater à peu près de l’an 40 avant Jésus-Christ. Ils mentionnent les noms de plusieurs personnages qui avaient « présidé les fêtes de Sérapis, fait des sacrifices de bœufs, distribué du vin à toutes les personnes présentes, supporté toutes les dépenses et affranchi de toute redevance » les étrangers venus pour le marché (6).

Pausanias (7) mentionne deux fêtes qui avaient lieu annuellement, l’une au printemps, l’autre en automne, dans le temple d’Isis, près de Tithorée, en Phocide (8). Cet édifice était, au second siècle, le plus vénéré de ceux que les Grecs avaient élevés à la déesse alexandrine. Il était éloigné de toute habitation et on ne pouvait franchir l’enceinte qui l’entourait que si on y avait été invité expressément par un songe. Trois jours avant la fête, les initiés s’y enfermaient, et, après les purifications d’usage, ils portaient en un lieu consacré les restes des victimes immolées dans la fête précédente. Là, ils les enterraient. Les jours suivants, on tenait une grande foire sous des baraques construites pour la circonstance. L’après-midi, on s’occupait des sacrifices ; les gens

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