LIV. I
AXCIEN DROIT PRIVÉ.
répète, il faut aux enfants la vraie mère, et celle-ci ne l’est qu’à titre d’épouse légitime. A l’époque la plus brillante de Rome règne la sévérité de la vie conjugale; quand le dérèglement s’y introduit, la décadence de la grandeur romaine a commencé. Les femmes et les mères romaines ont eu leur part dans les triomphes de Rome; l’histoire les acclame au môme titre cjue ses citoyens.
Le respect de la femme est la première condition de toute organisation correcte de la vie conjugale. Si ce respect n’existe pas chez le peuple, comment, par cela seul qu’elle se marie, la femme le trouvera-t-elle dans la maison, aux côtés de son mari? Au lieu d’être l’associée égale en dignité, la compagne de riioinme, vivant de sa vie, dans une communion absolue, elle n’aura plus d’autre fonction que de partager son lit et sa table. C’est là la position de la femme en Orient, conséquence du peu d’estime qu’elle inspire. Si le développement historique s’est élevé si haut dans l’Occident, ce progrès est essentiellement dû au changement survenu dans la situation de l'épouse et de la femme. Autres femmes, autres hommes! Ce fut la dot que les peuples occidentaux emportèrent en abandonnant la mère patrie; rinde, ce berceau de leur plus antique civilisation, peut se glorifier de les avoir gratifiés, pour qu’ils les emportassent à travers leur existence errante, de ces deux dons: le respect de la femme et la religion du mariage. Tous n’ont pas gardé leur trésor aussi fidèlement que les Romains et les Germains. Les Grecs s’établissant en Asie mineure, vinrent en contact avec les peuples asiatiques, se familiarisèrent avec leurs idées et leurs usages, et s’en inoculèrent les vices. Pour les Grecs, la femme est un être incomplet; le mari grec, ne rencontrant pas en elle la satisfaction de son idéal, abandonne la maison pour le chercher ailleurs; il se plaît parmi d autres hommes, il recherche les hétaïres et les beaux éphèbes. Refusant à sa femme son amour tout entier, il