CHAPITRE XIV
Élection de Msr de Cheylus. — Travaux à la Cathédrale. — Nouvelle édition des Statuts diocésains.— Extinction delà mendicité.— Petit-Bureau.— Frères des Écoles chrétiennes. — Actes de baptême des Prolestants. — Mariages des Protestants.— Révolte à Douvres.— École de la Providence.
Si, pour être irréprochable au jugement de la postérité, il suffisait à un prince de l'Église de consacrer une partie de ses richesses à soulager l'indigence, de fonder autour de lui des établissements charitables, d'opposer aux persécuteurs de la religion, tantôt une conduite modérée et prudente, tantôt une énergie pleine de dignité; si l'exil, courageusement accepté pour échapper aux décrets d'une assemblée schismatique, pouvait nous faire oublier les entraînements et les erreurs d'une autre époque, l'épiscopat de Mgr de Cheylus défierait la critique , et nous
n'aurions que des hommages à déposer sur sa tombe. Mais l'historien ne peut manier à son gré les documents où il puise ses inspirations ; son premier devoir est de les reproduire sans les altérer. Nous dirons donc que, au moment où Mgr de Cheylus prit possession de son troisième diocèse , quoique d'un âge assez avancé, il y apportait l'activité et les ressources d'un esprit jeune encore ; ses habitudes étaient celles d'un grand seigneur. Il appartenait à un groupe de prélats que l'abbé Barruel avait vus de près en exil, et sur lesquels il a porté un jugement qui rend ici toute notre pensée (1).« Trop longtemps, dit-il, ils avaient associé le culte de la Cour à celui de la Croix; mais la persécution rendit leur foi et plus pure et plus forte. » Mgr de Cheylus regardait comme inébranlables les fondements sur lesquels reposait l'ancienne monarchie. Il ne crut jamais à la révolution. A ses yeux, la révolution était une* bourrasque qui passait sur la France. Cet espoir le soutint jusques au jour de sa mort.
Élection Mgrde Cheylus était originaire du diocèse d'Avignon.
de Mer de Cheylus. J S S
Né dans cette ville en 17'l 7, docteurdeSorbonne, abbé de Cormeilles, dans le diocèse de Lisieux, doyen du chapitre de cette cathédrale en 4754, évoque de Tréguier en 1762, transféré à Cahors en 1766, premier aumônier de Madame la comtesse d'Artois, conseiller du roi, commandeur des ordres royaux, militaires et hospitaliers de Notre-Dame du Mont-Carmel et de Saint-Lazare de Jérusalem, Joseph-Dominique de
(1) Histoire du Clergé pendant la Révolution française.— Londres, 1797.
Cheylus fut nommé à l'évêché de Bayeux le 17 novembre 1776, à l'âge de cinquante-neuf ans. Il donna procuration a M. de Biaudos, doyen du chapitre, pour prendre à sa place possession de l'évêché, le 1er avril 1777; mais il ne vint à Bayeux que le 5 avril de l'année suivante (1). A l'exemple de Mgr de Lorraine, Mgr de Cheylus s'affranchit de l'hommage traditionnel que ses prédécesseurs rendaient depuis cinq siècles à Notre-Dame-de-la-Délivrande ; il arriva directement à Bayeux le samedi soir, et le lendemain il se rendit de l'église Saint-Sauveur à la Cathédrale, après avoir fait processionnellement le tour de la cité. On a prétendu, mais sans pouvoir en donner la preuve, que Mgr de Cheylus avait, par ses intrigues, enlevé l'évêché de Bayeux à M. de Nicolaï, chancelier de la Cathédrale, en faveur duquel Mgr de Rochechouart aurait donné sa démission. Nous entrons dans une époque où l'on ne peut trop se tenir en garde contre les insinuations de cette nature , surtout quand les témoignages sur lesquels elles reposent, sont évidemment inspirés par la haine. Or, tel est à nos yeux le caractère des pamphlets et des brochures où celles-ci furent outrageusement répétées.
Mgr de Cheylus confia successivement les pouvoirs de vicaire-général à un grand nombre d'ecclésiastiques, étrangers pour la plupart à son nouveau dio-
(1) C'est au moins ce que nous lisons dans un manuscrit rédigé sous son épiscopat. . D'autres fixent son arrivée au 27 mars 1777; mais alors il faudrait dire que Msr de Cheylus se serait fait installer avant d'avoir pris possession par procureur.
cèse. Contentons-nous de citer ici les noms de ceux qui remplissaient cette charge au commencement de l'année 4 790 : MM. de Marguerye, doyen du chapitre ;— Le Sueur des Frênes, grand-chantre de la Cathédrale; — Merry de Berthenouville, docteur de Sorbonne, doyen du Saint- Sépulcre de Caen; — de La Cour, conseiller au parlement de Rouen , archidiacre des Veys ; — de Pradelles, archidiacre de Caen; — de Cairon, chanoine de Cussy; — de Narbonne, chancelier de la Cathédrale ; — Maffré, docteur en théologie, officiai du diocèse; — d'Audibert de laVillasse, licencié en droit et archidiacre de Bayeux. Né à Carpentras, en 4750, M. d'Audibert était âgé de vingt-huit ans, lorsque M&r de Cheylus, son parent, le nomma chanoine de Gueron, et le fit entrer dans son conseil. On voit par le procèsverbal de son installation , que l'on donnait encore aux nouveaux chanoines l'investiture spirituelle de leur prébende par l'imposition d'un livre, et la saisine du temporel en leur faisant toucher du pain et du vin. Cette coutume était fort ancienne dans l'Église de Bayeux : on la trouve indiquée dans un manuscrit du xme siècle.
Travaux Jean-François de Marguerye, chanoine de Vaucelles, cathédrale. avait remplacé, en 4781, M. de Biaudos, doyen du chapitre et vicaire-général de Mgr de Cheylus ; il obtint vingt-quatre voix sur quarante-un votants. Il travailla comme son prédéceseur à l'ornementation de la Cathédrale, et la compléta en y plaçant la chaire à prêcher ; elle fut faite à Caen, en 1786.
On lit dans un rapport adressé au ministre des cultes par l'évêque de Bayeux, le 20 janvier 4842,
que le portail de l'église fut mutilé en 1778, lorsqu'on répara l'arche du milieu, laquelle menaçait ruine. Un de nos manuscrits , rédigé sous l'épiscopat de Mgr de Cheylus, donne sur le même fait des explications toutes différentes. D'après lui, le pilier qui soutenait le tympan , et séparait en deux la porte principale , aurait été supprimé, parce qu'il rendait le passage trop étroit, et qu'aux fêtes du Saint-Sacrement, on était obligé de monter le dais en dehors de l'église. Alors on fit disparaître six statues d'apôtres et une statue de la Vierge placées sur le pilier, au milieu du portail. Alors aussi on perça cette fenêtre ronde qui éclaire l'église au-dessous des orgues. La grille qui ferme l'entrée, fut construite à peu près dans le même temps.
L'édition des statuts rédigés par Mgr de Luynes , Nouvelle édition étant épuisée, Wr de Cheylus la renouvela sans y rien J^S!! changer. Mais il la fit précéder d'un mandement , en date du 5 janvier 1781 , dans lequel il exhorte le clergé à rendre plus léger pour lui le fardeau d'un ministère qui s'aggravait tous les jours. Il s'y plaint des mœurs nouvelles que « la licence du siècle s'efforce d'introduire dans le sanctuaire. » Il y rappelle à l'observation des règlements les ecclésiastiques qui ne craignaient pas de s'en affranchir par une transgression coupable, en abjurant, « dans leurs v manières et dans leur conduite, la décence et la dignité de leur état; » une injonction sévère, adressée au promoteur de l'officialité, lui ordonnait de publier les statuts et de poursuivre les délinquants. Ces ordonnances ont été renouvelées par Mgr Brault , avec
de la mendicité.
quelques changements que les circonstances avaient rendus indispensables. Mgr Duperrier et Mgr Robin les ont également modifiées. La dernière édition, celle de 4853, postérieure au concile de Rouen, en a reproduit les décrets, après avoir été soumise par Mgr Robin à l'examen d'un synode.
Extinction L'extinction de la mendicité est un des problêmes les plus difficiles qui aient jamais éveillé l'attention des administrateurs. Mgr de Cheylus entreprit de le résoudre. Président d'un bureau où devaient siéger, d'une part, le doyen du chapitre , le lieutenant-général du bailliage et celui de police, le procureur du roi , le maire, accompagné d'un des échevins ; et de l'autre, des délégués du chapitre, du bailliage, des curés de la ville , de la noblesse et du collège des avocats, élus par leurs corps respectifs, il y associa des dames de charité, prises dans chaque paroisse. Ces dames furent priées de dresser le tableau des indigents, et de mettre en regard celui des ressources qu'ils pouvaient tirer de leur travail. Les Sœurs de Saint-Vincent-de-Paul , préposées par Mgr de Nesmond au soulagement des pauvres malades , et dont Mgr de Luynes avait régularisé l'institution, furent appelées à distribuer les aumônes. Les aumônes se faisaient en nature; elles consistaient en comestibles et en vêtements. Les Sœurs se trouvaient aux assemblées, pour informer les administrateurs des changements qui pouvaient survenir dans l'état des familles. Les secours destinés aux pauvres honteux étaient remis à celui des administrateurs qui s'était chargé d'en faire la demande. Pendant l'Avent et à l'époque du Carê-
me, une quête générale était faite dans toute la ville par les membres du bureau et les dames de charité; les assemblées avaient lieu tous les mois, au palais épiscopal. En échange des secours qu'ils recevaient de l'administration , les pauyres étaient obligés au travail. Une tâche leur était remise le lundi par les Sœurs, qui étaient tenues de rendre compte au bureau de l'exactitude avec laquelle elle avait été remplie. Dès-lors, la mendicité fut interdite à Bayeux , dans les faubourgs aussi bien que dans la ville, et le ministère public invité à sévir contre les mendiants et les vagabonds.
Ces mesures étaient rigoureusement nécessaires. Mgr de Cheylus les justifia par un mandement qui parut le 26 avril 1782. Il y appelle surtout l'attention des habitants sur l'état des hôpitaux et le nombre excessif des mendiants répandus dans la cité. Le cœur se serre quand on entend l'évêque déclarer que les hospices eux-mêmes « ne sont pas pour l'indigent un abri contre la rigueur et l'intempérie des saisons. » L'on s'étonne qu'il ne craigne pas de les désigner comme un repaire plutôt que comme un asile , où les pauvres languissent dans un « dénuement absolu de toutes les nécessités de la vie, » où « tous les maux et tous les besoins sont réunis sans aucun secours pour les adoucir et les calmer. » Dès-lors, on est moins surpris d'apprendre qu'à cette époque , « les maisons et les temples étaient assiégés par une multitude de mendiants, vicieux sans honte, libertins sans retenue, qui retardaient le passant dans sa marche et le fatiguaient par l'importunité de leurs de-
mandes; » mais on regrette surtout que, par différents motifs , dont Mgr de Cheylus se croit obligé de faire l'aveu, l'administration de charité rencontrât une assez forte opposition dans la ville, et que la plupart de MM. les curés eussent refusé d'y concourir. Le même projet, dont l'abbé Hugon , grand-vicaire de Mgr de Luynes , eut, en 1754, la première pensée, avait soulevé les mêmes réclamations, sans opérer aucune réforme ; tant il est vrai , dit à ce propos l'abbé Beziers (1), qu'avec des intentions également droites, on n'envisage pas toujours les idées du même point de vue, et que, dans toute entreprise un peu sérieuse, c'est une folie de compter sur l'unanimité des suffrages.
petu-Burcau. L'abbé Hugon avait fondé, à la manufacture de dentelles de Bayeux (2), des pensions gratuites pour les jeunes filles de condition, dont la fortune ne répondait pas à la naissance. Ces demoiselles, au nombre de douze, y étaient ordinairement élevées jusqu'à l'âge de vingt-cinq ans ; mais le revenu affecté à cette bonne œuvre ne suffisait pas pour remplir les vues du fondateur. M. Raffin, abbé de Mondaye, y avait pourvu sous le dernier épiscopat. A l'époque de sa mort, arrivée en 1782, Mgr de Cheylus se déclara le
(1) Mémoires inédits.
(2) Il ne faut pas confondre cette manufacture , dirigée par les Sœurs de la Providence , sous le nom de Petit-Bureau , avec le Grand- Bureau, ou Hôpital -général , dirigé, depuis M8r de Nesmond, par les Sœurs de Saint-Vincent-de-Paul. Aujourd'hui , les deux établissements sont réunis et confiés aux Sœurs de Saint-Thomas-de-Villeneuve.
DE BÀYEUX.
protecteur de l'établissement, et lui vint en aide par ses bienfaits.
L'instruction manquait autour de lui aux enfants des familles pauvres. Il fit construire, sur un terrain que lui donna la ville , à l'extrémité de la paroisse Saint-Laurent , un magnifique établissement où il appela les Frères des Écoles chrétiennes ; M. de Marguerye , vicaire-général et doyen du chapitre, le bénit en 1788 (I), après une messe solennelle, chantée à la Cathédrale, où se réunirent, à cette occasion, une multitude de fidèles. Les quatre Frères furent reçus dans le chœur, avec les enfants de la ville, et reconduits à leur maison par le chapitre. La cloche principale sonna pendant une demi-heure pour annoncer la cérémonie. A peine les Frères étaientils installés, que l'on fut obligé de construire deux nouvelles classes. On évaluait alors à plus de cent mille francs celte fondation de Mgr de Cheylus; il est au moins certain qu'il y avait attaché un revenu perpétuel , et que la construction primitive lui coûta plus de trente mille francs. La rue Saint-Laurent prit quelque temps après le nom du fondateur.
La législation sévère qui pesait sur les Protestants depuis la révocation de l'édit de Nantes ne fut réformée qu'en 1787. Avant celte époque, les exercices de leur culte étaient resserrés dans l'intérieur de leur famille; les. enfants nouveau-nés devaient être bapti-
Frères des Ecoles chrétiennes.
Actes
tle baptême
des Protestants.
(1) L'inscription du millésime, gravée sur le bâtiment, remonte à l'année 1786. Cependant le procès-verbal d'installation porte la date du mardi 10 juin 1788.
ses à l'église par le curé catholique; tout acte émané d'un ministre agissant en cetle qualité était nul, quant à son effet légal , et exposait son auteur à des châtiments sévères. Dans l'assemblée de 4770, les agents du clergé exposèrent que le curé de Saint-Jean de Caen avait été cité devant le bailliage, par le sieur Sygnard, négociant de cette paroisse, qui demandait que l'on réformât l'acte de baptême de ses deux enfants et que l'on employât pour eux la même formule que pour les Catholiques. Tout en reconnaissant que la forme usitée en Normandie était vicieuse (l), les agents du clergé insistèrent pour que le curé ne fût point obligé à qualifier de légitime ce qui était réprouvé par les lois. Ils proposèrent au comte de Saint-Florentin une formule générale, dans laquelle il n'était fait mention ni du mariage ni de la religion des parents. Le ministre approuva la nouvelle rédaction par laquelle il paraît que les actes du clergé normand devenaient conformes à ceux du Languedoc et des autres provinces où les Protestants étaient en plus grand nombre, et il arrêta les poursuites intentées devant le bailliage contre le curé de Saint-Jean. Mariages Dix ans plus tard , à l'occasion de la naissance du
i Protestants. , , • , -i
dauphin, parut une lettre pastorale adressée par le président du consistoire aux habitants de la ville et
(1) La première rédaction était ainsi conçue : Un fils né du prétendu mariage d'un tel et d'une telle, de la religion prétendue réformée. Le curé de Saint-Jean retrancha, sur la demande du sieur Sygnard, les expressions prétendu mariage à la naissance de son second enfant; mais cette modification n'avait pas entièrement satisfait la famille.
de la campagne de Caen. L'auteur insistait de la manière la plus pressante sur la nécessité de réformer la législation à laquelle ses coreligionnaires étaient soumis ; il s'adressait à la reine, la conjurant d'intervenir pour hâter l'abolition des lois rigoureuses qui frappaient de nullité les mariages des Protestants. Ses vœux furent exaucés : Louis XVI leur rendit, en 1787, la possession régulière de l'état civil, et les juges furent chargés de constater leurs mariages. Cette ordonnance, il est vrai, provoqua les remontrances du clergé assemblé en 1788; et pourtant, comme le déclarèrent les évoques, « Le clergé de France n'avait garde de méconnaître les droits imprescriptibles de la nature dans la personne de nos frères errants. Il était loin de sa pensée d'élever la voix contre les formes nécessaires de toute institution sociale, pour assurer l'état des familles. » Mais il prétendit que la nouvelle loi ne s'était pas renfermée dans ces bornes, et que les mesures prises pour faire jouir les Protestants du bénéfice des effets civils, leur attribuaient aussi une existence religieuse qui n'était pas sans danger pour la société chrétienne. Ces remontrances furent imprimées et publiées dans le diocèse de Bayeux, par ordre de M°r de Cheylus.
La baronnie de Douvres, un des sept domaines qui R^oite formaient alors le temporel de l'évêché de Bayeux , avait été, à l'arrivée de M*r de Cheylus, le théâtre d'un grand désordre. Son intendant -général ayant cassé les baux des tenanciers , renouvelés peu de temps auparavant par Mgr de Rochechouart, on prétendit que cette opération avait pour but d'extorquer
à Douvres.
aux parties une somme d'argent qui accompagnait toujours les transactions de cette nature. Or, comme les terres du canton de Douvres se louaient en détail, et que, par suite, la mesure atteignait un grand nombre de fermiers, elle y excita de violents murmures, et fut suivie d'une révolte. Si Mgr de Cheylus eût été sur les lieux, et qu'il eût pu se rendre compte de la disposition des esprits , il eût voulu sans doute les apaiser au prix d'un sacrifice. Malheureusement, il résidait à Paris , et son intendant — qui, plus tard, devint dans les clubs révolutionnaires un de ses ennemis les plus dangereux , — déploya contre les mécontents une sévérité inexorable. Sous la pression d'une compagnie de soldats qu'il fit venir à Douvres, il déposséda les anciens fermiers ; et l'irritation fut si grande que le curé de la paroisse se vit contraint de passer sous silence le nom de Mgr de Cheylus, quand il recommandait aux prières publiques les dignitaires de l'Église et de l'État. A partir de ce moment, l' évoque chargea son régisseur de la distribution de ses aumônes; mais quand la persécution l'eut chassé de son palais , il retrouva en exil le curé et le vicaire de Douvres, auxquels il fit l'accueil le plus gracieux. Écoie L'école de filles fondée à la Délivrande sur la pa-
ia Providence, roisse de Douvres et dirigée par les Sœurs de la Providence, était comprise dans la baronnie épiscopale. On doit surtout la prospérité de cet établissement aux pieuses libéralités de M. Berlin, supérieur du séminaire de la Délivrande ; mais Mgr de Rochechouart et Mgr de Cheylus y concoururent aussi par leurs bienfaits.
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