‹ Histoire du diocèse de Bayeux (volume 2)Chapitre 58 sur 93 · XXXII.- Page · texte numérisé non relu

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Mort édifiante de l'abbé Fauchet.

Sanson a consacré un chapitre de ses Mémoires au supplice des Girondins. Il raconte que lorsque son grand-père, exécuteur des arrêts de la justice criminelle , entra dans Pavantgreffe avec ses aides, les condamnés y étaient déjà rassemblés. Ils formaient plusieurs groupes, et s'entretenaient avec animation. Brissot, Sillery et Fauchet « causaient à voix basse dans un des angles de la pièce. » — Sanson décrit les préparatifs funèbres , puis il ajoute : — « Fauchet et Sillery étaient retournés dans leur angle après l'appel ; ils paraissaient tellement absorbés par leur conversation, qu'il fallut les appeler à deux reprises. > — Ce fut sans doute à cet instant que Fauchet reçut la confession de Sillery. — Quand ils furent arrivés au pied de Téchafaud , continue Sanson , « Fauchet

paraissait abattu ; il priait avec beaucoup de ferveur ; chrétien, il voyait dans l'heure qui allait sonner non-seulement la mort, mais le juge. > — Sillery parut le premier sur la plate-forme , il en fit le tour , salua la foule à quatre reprises , et sur chacune des faces de l'échafaud. — Après Sillery vint l'évêque Fauchet, que deux aides durent soutenir pour l'aider à gravir les marches. Sillery et Fauchet furent donc les deux premiers qui parurent sur l'échafaud. Le témoignage de Sanson est précis, il fait disparaître l'incertitude dans laquelle les historiens nous laissaient à cet égard. La ferveur de l'abbé Fauchet, à laquelle l'exécuteur public a rendu témoignage , nous confirme dans l'espoir qu'il est mort repentant.

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