‹ Histoire du diocèse de BayeuxChapitre 53 sur 161 · INTRODUCTION. LXXIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. LXXIX

Il est une autre erreur qui consiste à regarder tous les prieurés-cures comme des chapelles domestiques, construites par un monastère sur ses propres domaines, pour l'usage des religieux qui cultivaient les champs. Des habitations s'étant agglomérées autour de ces chapelles , elles seraient passées à l'état de paroisses , sans en porter le nom. Telle a pu être l'origine d'un certain nombre de prieurés-cures ; mais on aurait tort de se persuader qu'il en fut toujours ainsi. Le prieuré de Uoullours fut fondé au xne siècle par Richard de Houllours, sous l'épiscopat de Richard II , évèque de Baveux, et donné par le fondateur au monastère du Plessis-Grimoult. C'était encore à la même famille que le prieuré du Plessis devait la cure de Truttemer-le-Grand; celle de Truttemer-le-Petit lui venait de Philippe de Cahaignes. On a pu remarquer que le pouillé en fait une seule et même cure, quoiqu'elle eût deux églises et deux desservants. Truttemerle-Petit était desservi par un prêtre séculier, que présentait le prieur-curé de Truttemer-le-Grand. De même les deux paroisses de Brette ville et de Pu tôt, réunies en une même cure, étaient distinctes par le fait, pour le spirituel comme pour le temporel. L'office paroissial était célébré dans les deux églises à, la même heure ; le curé faisait sa résidence à Putot.

Au contraire, dans les cures à deux portions, la curea même population était soumise à la juridiction col- deuï ,"„.,;„„„. lective de deux curés. Les titulaires exerçaient alternativement l'aulorité pastorale pendant une semaine. OudquHois ;mssi, à Pierrefitte , par

doux ô"lis«'s.

Cures

Page 1