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Pontifical de Rouen. — Serment des évêques suffragants.
Les évoques de Bayeux , suffragants de l'archevêché de Rouen, prêtaient serment k l'archevêque après leur promotion, et donnaient à dîner au chapitre. L'article suivant des Voyages liturgiques entre à ce sujet dans quelques détails que nous croyons devoir transcrire.
« On ne peut pas douter que ce pontifical ne soit propre à l'église de Rouen, puisqu'on y lit ces paroles: Interrogatio: Vis sanctœ Rothomagensi ecclesiœ mihique et successoribus meis obediens esse et subditus? h). Volo. Interrogatio: Vis mihi et ecclesiœ meœ professionem facere, sicut rnos antiquitùs constitutus obtinuit ? r. Volo, et paratus sum in omnibus obedire. — Cet ancien usage s'observe encore à présent dans l'église cathédrale de Rouen , où l'on compte comme un droit de cette église l'obligation où sont les évêques suffragants de la province de lui prêter serment d'obéissance, comme à l'église métropolitaine et primatiale de Normandie, confirmé par une très-ancienne possession..., entre les mains de Monseigneur l'archevêque, s'il y est, ou, s'il est absent, entre les mains du célébrant, dès qu'il est monté à l'autel, avant que de lire
V Introït. Et, quand il ne serait que férié, on dirait la messe sous le rite des doubles avec Gloria et Credo , et le chantre tiendrait le chœur: ce qu'il ne fait qu'aux doubles et aux triples. — Voici la formule du serment que fait l'évêque suffragant sur le livre des Évangiles: Ego N. Episcopus (Bajocensis) venerabili ecclesiœ Rothomagensi ac Rêver endissimo Patri Domino N. Archiepiscopo et suis successoribus canonicè intrantibus, reverentiam et obedientiam me perpetub exhibiturum promitto, et manu meâ confirmo. Et il signe son nom
dans un manuscrit couvert d'ivoire A la première messe
solennelle que Msr Colbert, archevêque de Rouen, chanta en sa cathédrale , après la réception du pallium, il y eut deux évoques suffragants qui lui prêtèrent le serment d'obéissance... Sans la prestation de ce serment, les évêques suffragants ne sont point reconnus dans l'église métropolitaine ; ils ne sont point admis aux assemblées provinciales , et ne sont point capables d'être députés de la province pour les assemblées du clergé. Non -seulement ils doivent la prestation du serment d'obéissance, mais encore à dîner à MM. du chapitre , au lieu duquel ils donnent d'ordinaire cent écus ; et c'est apparemment ce qu'on appelle droit de past ou de repas, jus pastûs. » (de Moléon, Voyages liturgiques, p. 310.)