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LA CATHÉDRALE DE GOCTANGES

4^ Au Mont-Saint-Michel. L'ogive y apparaît dès Tan 4020 dans les belles cryptes qui supportent Téglise, desquelles deux sont l'œuvre de l'abbé Hildebert II, mort en 1023. Les ogives de la descente des cachots ne seraient-elles pas de Ranulfe, qui fut abbé de 4062 à 1085? Les belles Montgommeries sont-elles de la première moitié du xii® siècle? Dise non qui l'osera ; 2^ à Avranohes. La cathédrale, édifice commencé en 1 028 et dédié en 1122, était à pleins cintres par en bas et à ogives au sommet; voilà bien encore l'ogive pendant la première moitié du xif siècle, et même plus tôt, 4L car l'ogive luttait à Tintérieur contre le plein cintre '*\ »

3*^ A Mortain, l'Abbaye-Blanche, établie en 1120 au bord de la Cance, est partie à pleins cintres, partie à ogives. Les cloîtres, à pleins cintres, s'appuient à une église de style ogival, qui les a précédés, puisqu'ils s'y appuient. Les quatre gros piliers qui supportent le clocher, sont revêtus de colonnettes pareilles à celles des piliers du dôme de Coutances et recouverts d'arcades ogivales.

Mais la collégiale, dédiée en 1 082 1 Elle est telle que le jour de la dédicace ; pas une retouche, pas une déviation, pas une fissure, pas une pierre remise en place ; sauf une voûte en plâtre, de travail récent, les voûtes des bas côtés, qui ont été faites postérieurement •^ pour servir de point d'appui à la colonnade, et un rond-point ajouté au chœur par Philippe-le-Hardi ^'^^

Mais ne serait-ce pas une église neuve, faite à la place de celle de 1082? Non, une nouvelle construction n'aurait pas été romane et celle-ci Test : la main-d'ÔBUvre, les contre-forts de l'épaisseur de la main, l'encorbellement, tout est roman. Il serait resté quelque souvenir, et il n'y en a pas. Etienne de Fougères, dans sa vie de saint Firmat, en parle au xii* siècle comme d'une église faite au xi®. Le rond-point, construit au xui*, est exécuté à un autre point d'ogive, dans un style différent, avec des matériaux dissemblables : ici c'est le granit gris ; l'église est d'un granit rouge, qui n'est pas celui de la Hague et dont la carrière est ignorée ^^K

Le monument n'aurait-il pas du moins été retouché et mis en ogive aa XIII® siècle ? La supposition est inacceptable : il n'y a pas de retouches.

L'église de Mortain est formée de deux murailles de quarante mètres de longueur, de onze mètres de hauteur, de soixante-dix centimètres d'épaisseur, portées à arcatures de trois mètres soixante centimètres d'ouverture, chacune sur dix colonnes monocylindriques de quatre mètres et demi de hauteur et d'un diamètre de quatre-vingt-huit centimètres, sans lien ni appui dans l'espace et ne se soutenant que par le poids et l'aplomb. Allez donc rompre cet équilibre ''M

1® A Pontorson. L'église est un très-beau monument d'architecture romane à pleins cintres avec mélange d'ogives, principalement au portail. Il est admis

(1) L*abbé Desroches. AnnaieM religieiues de VAvranehin, ch. V.

(t) Ce qui montre qu'eUes ont été faites après coup, c'est que leurs arceaux reposent en porte à faux sur les colonnes, il n'avait pas été laissé de place; ce qui n'a pas lieu pour le rond-point» exécuté d'ensemble.

(3) Philippe-le-Hardi était seigneur de Mortain; le dessin et la main-d'œuvre sont de son temps; il a été trouTé récemment de ses monnaies dans les remblais des fondations.

(4) Il est de tradition à Mortain que cette veine exceptîonneUe de granit fut trouvée dans le lit de la Cance, et qu'il y en eut juste assez pour bâtir l'église.

(5) Etablissez de champ deux larges planches en équilibre sur dix quilles, et puis essayez de les sculpter i

par tout le monde que cet édifice est Tœuvre du père de Guillaume-le-Conquérant. Le chevalier Gally, dont ce pignon d'église dérange tout le système, insinue timidement qu'il pourrait bien avoir été construit après coup. Non ; il fait corps avec le reste du bâtiment.

5° L'église de Saint-Gilles. Le Livre-Noir dit que Tévêque Geoffroi de Montbray « délivra l'église Saint-Gilles de l'occupation des moines, et l'attribua à l'église de Coutances. )^ Elle a appartenu, en effet, au chapitre jusqu'à la fin. Or, cette église existe. A un très-joli clocher roman à pleins cintres, dont la fabrique du lieu démolit le couronnement il y a cinquante ans, pour s'épargner les frais de réparation, est appuyée une grande église aux hautes murailles, ornées de contre-forts du plus pur roman, et percées de longues fenêtres alternativement à pleins cintres et à lancettes ^^K

Cette église aurait-elle été refaite postérieurement î A aucune époque on ne l'aurait refaite telle qu'elle est à destination d'église paroissiale pour une si petite localité. Sans être parcimonieux, le chapitre n'abusait pas de ses deniers.

6*^ Le donjon de Regnéville. Ce donjon fut construit entre les années 4037 et 1048. Le savant de Gerville s'est trompé en l'attribuant à Charles-le-Mauvais. Le roi de Navarre tint garnison au chAteau de Regnéville ; il y fit de grands travaux, il augmenta les défenses de la place ; mais le château existait auparavant, car il fut exproprié, en 1141, par Geoffroi Plantagenet sur Raoul de la Haye-Paynel, avec ceux de la Haye-Paynel, de la Roque, de Bricqueville-les-Salines, de Muneville-sur-Mer et de Chanteloup, puis rendu en H54 par Henri IL

Or, il n'avait pas été construit pendant le règne de Henri P' ; le défiant et despotique monarque n'aurait pas toléré la création d'une pareille forteresse au bord d'un havre en face des côtes d'Angleterre; ni pendant le gouvernement du duc Robert : les Paynel s'étaient obérés comme lui et étaient allés batailler avec lui en Terre-Sainte ; ni pendant le gouvernement du Conquérant : il en fit démolir, on ne dit pas qu'il en ait été élevé d'autres que les siens. Le château de Regnéville est donc antérieur à la bataille du Val-ès-Dunes et de celte époque d'anarchie pendant laquelle les seigneurs travaillèrent à se fortifier chacun contre tous, de sorte que « le sol de la province se trouva couvert de forteresses et de châteaux construits avec un art nouveau, » comme dit Guillaume de Poitiers.

Or, ce grand débris est percé au rez-de-chaussée d'une fenêtre d'ogive en tiers point, d'une fenêtre carrée au milieu, d'une triomphante fenêtre romane à plein cintre au sommet.

Si on conteste la date de l'ogive du pied, la belle fenêtre romane du sommet lui servira de contrôle, car il ne s'en faisait pas du temps de Charles-le- Mauvais.

Si donc il y eut, à partir du commencement du xi* siècle, des monuments construits totalement dans le style ogival, comme au Mont-Saint-Michel, k Mortain ; ou en partie, comme à Pontorson, à Avranches, à Saint-Gilles, à

(1) Des amorces d'arceaux prismatiques monlrent qu'on essaya d'établir une voûte au XV* siècle ; mais, trop hautes et trop minces pour résister à la poussée, les murailles s'écartèrent et la Yoùte s'abima. Afin de prévenir une ruine totale, on y mit do très-gros et tressaillants contre-forts, qui empâtent jusqu'aux deux tiers de leur hauteur une partie des légers et élégants contre-forts romans.

LA CATHEDRALE DE COUTAMCES. Zo9

Regaéville ; s'il y en eut en d'autres provinces ; si une multitude de pèlerins normands pendant plus d'un siècle purent voir en Egjpte un beau monument de style ogival, il n'y a pas de raison pour refuser à la cathédrale de Coutances la date de ce même \i' siècle, qui lui est attribuée par nos écritures locales, sans que rien vienne les contredire '".

(1) Il a été fait deux migfrableB objeclions, auxquelles un mot de rëponee peut sufâre : i' LÀ Gallia ChrUtiana dit (col. S87 D.) que i le roi gCharlcB V| doona à Sylvestre de la Cervelle, le 5 jaDvier 1371, six centslivres d'or pour refairR l'église de Coutances, e'cra^êe et diminuée par le» guerres, plus mille livres le 16 octobre 1375, pour avoir retiré des mains des Anglais le cbateau de Saint-Sauveur-Ie- Vicomte. > Sylvestre de la Cervelle a donc rebâli la catbédrale.

Eb .' bien non ; ce soBt des francs d'or et non des livres d'or. Ils n'ont pas élé doDoés pour rebâtir l'église, mais pour l'entretien de l'cvèque, uue la guerre avait ruine. Les acies exisleot aux archives de l'Etat avec les quillaoce» de lévêque. (Voy. M. Léopold Queuault, Beehtrchei liistoriques lur la Baue-Karmandie, Coulances 18G4.)

Les francs d'or de Charles V pèsent quatre grammes el demi les plus forts, ce qui fait treize à quatorze francs de noire monnaie. A (juatorze francs, six cenls francs d'or valent huit mille quatre cents francs. Il n'ya pas do quoi bâtir une calhédrale: sur les mille francs, il yavait sepl cents francs de remboursement pour avances et Irois cents francs à litre de prêt.

La Gallin ChrUliana publie (Instrumenta, col. ?TC} un acto royal duquel il résulte que le chapitre a fait de grandes réparations à la calhédrale, qui élait en parlie démolie 'el en voje de cboir en ruines. L'acte est du 15 juillet 1402. Ne serait-ce pas alors que le monument aurait été transformé ?

Il s'agit des réparations faites aux chapelles du latéral méridional après les dégâts causés par

Oi^OB^

Le diocèse actuel de Coutances se compose de six cent soixante-quatorze paroisses, dont quinze de nouvelle création ; vingt-quatre des anciennes, tant des diocèses de Bayeux et d'Avranches que de celui de Coutances, n'ont pas retrouvé leur existence ; cinq annexes l'ont retrouvée en partie et attendent le jour où elle leur sera rendue complètement.

Adrainistrativement, on peut tracer des carrés sur le terrain, les soumettre à un maire et y faire élire un conseil municipal ; c'est un groupe d'intérêts communs, une commune ; vieille chose et vieux mot empruntés des Romains- Mais il n'en est pas de même de la paroisse : ici, c!est l'esprit de famille, et il se dégage toujours autant qu'il peut des étreintes de la commune. Personne n'éprouva jamais de tendresse pour sa mairie et chacun aime son église.

Nous voudrions pouvoir retracer l'histoire religieuse de chaque paroisse ; mais oîx retrouver tant d'éléments? si beaucoup existent, un plus grand nombre ont péri. Nous voudrions pouvoir donner toutes les étymologies ; mais la raison en est le plus souvent dans ces mêmes événements dont la mémoire est tombée, ou dans des circonstances locales qui ont cessé d'être. II y eut certainement une cerisaie à Cérisy ; au Plessis, une plesse, ou fourré d'épines entrelacées en vue de la défense militaire ; mais où sont les titres qui en font mention ?

Quatre langues ont été parlées dans notre pays, le celtique, le latin, le saxon et le Scandinave, et chacune y a laissé des traces : la langue celtique, par les habitants soumis à la conquête de César ; mais qui sait ce langage ? Le gros dictionnaire celtique de du Cange ne contient peut-être pas un mot celte. Les Bretons, aux idiomes desquels on se plaît à demander des étymologies, ne sont point des Celtes : on sait trop de quels pays vinrent leurs ancêtres aux derniers temps de la domination romaine.

Le latin fut parlé exclusivement pendant les cinq siècles de cette môme domination, non un latin cicéronien, à moins que dans les villes, mais cette romana rustica dans laquelle les notaires des vi«, vu®, vm® et ix® siècles

écrivaient leurs actes. L'explication s'en trouve dans les Glossaires ; seulement il n'est pas toujours sûr que l'explication s'applique avec justesse au lieu donné. La langue germanique, apportée par les Francs, a peu laissé de traces, parce que notre pays, s'étant soumis volontairement, ne connut les Francs que comme des gouverneurs étrangers, et que ceux-ci s'empressèrent eux-mêmes de se latiniser. Il en fut de même des compagnons de Rollon, ils s'assimilèrent le plus qu'ils purent à leur conquête. Toutefois, comme ils occupèrent réellement la contrée, il se mélan;;ea beaucoup de mots de leur idiome au langage des habitants. Le nord du diocèse en a le plus retenu, parce que de premiers Normands l'avaient dévasté et presque repeuplé avant Rollon. Rollon ne dévastait que les villes qui se laissaient forcer. Au contraire, les Saxons, qui s'établirent le fer et le feu à la main dans le pays de Caux, dans le Bessin, qui jetèrent de nombreuses colonies autour d'eux et jusqu'aux abords du Maine et de la Bretagne, et se Grent accepter pour alliés par les Romains, pendant la décadence de l'empire et longtemps avant la conquête générale des Francs, qui les absorba eux-mêmes, ont laissé des traces très-nombreuses de leur dialecte.

Puis sont venus aux xf et \if siècles les scribes des monastères qui , rédigeant leurs actes et leurs chroniques en latin, ont donné à tous ces mots une forme latine, sans s'occuper d'une racine ou d'une origine qui ne leur importaient pas ; il leur suffisait d'être compris.

L'immense majorité des paroisses d'ancienne date ont pour limites celles de la concession consentie par les princes de la conquête normande à leurs compagnons de moindre rang, et le nom du premier concessionnaire se retrouve dans le nom de la paroisse , nous l'avons dit : c'est le cas des vilk^ des mesnil, des btc, des hou, des M^ des lourp; mais les hauts faits du personnage étant rarement écrits dans les fastes de l'histoire^ il n'est plus possible de dire quel il fut.

Le moi bec, dans sa signification de ruisseau, passe pour être du celtique; nous le croyons plus volontiers Scandinave, car becca veut dire une rivière en langue suédoise. Dans la partie nord du diocèse, au delà de Coutances, il s'applique à une multitude de cours d'eau. Nous ne l'y connaissons pas dans son acception latine de pointe de terre.

Le mot hou dans son acception d'habitation est en même temps saxon et Scandinave ; les Anglais disent houze, les Danois et les Norvégiens disent huus. Dans les langues germaniques, thot yeni dire une nation, une famille; torp et thorf, un village.

Nous voulons des ici dire un mot des différents vocables sous lesquels les églises de paroisse ont été érigées. Lorsque les Normands, devenus chrétiens, relevèrent les ruines qu'eux et leurs ancêtres avaient faites au temps de leur paganisme, ils rendirent aux églises les anciens vocables sous lesquels elles avaient été connues, d'autant plus qu'ils n'avaient eux-mêmes rien à mettre en place, et qu'ils furent plutôt restaurateurs que créateurs. Il ne semble pas qu'il y ait eu avant eux des paroisses enfermées dans des limites certaines; mais il y avait des temples chrétiens dans tous les centres de population, dans tous les villages importants , et quelquefois plusieurs en un même lieu, destinés à des OBuvres diverses, comme on le voit par les actes de saint Bertevin, et la translation des reliques de saint Georges.

Le diocèse actuel compte cent soixante-douze églises paroissiales dédiées T. Il 33

jfAlHCnES,

^ Appartiennent à Tancien

, '."de celui de Bayeux. Cent dix

:>^ d'Avranches et six de Bayeux.

^g$iat Martin ^^le Colentin.

' 'jff^^^'^^é^s deux d'Avranches et deux de Bayeux; onze D U ' >^ *^^' d^^^tl^ïco\à%j dont deux d'Avranches et une de Bayeux. ^^^'"''^^^foanevlà raison de ces préférences et la date des fonda-

*//>'>' . ^ conversion définitive à trois grands apôtres : saint Pair

i^y^frà^^^tljirconlfàunord, et saint Ortaire à Test. Saint Pair fonda de

^^jl^^'^ asiates; on sait la signification du mot à cette époque : c'étaient,

'"' fi^tf Jf ^^%pela plus tard, des prieurés, dans lesquels deux ou trois ou

''^iije ^'^J^^gx résidaient et accomplissaient Toffice de missionnaires et de

^j^frc ^l'^^g une contrée restreinte. Or, saint Pair et ses moines étant marti-

^t^^^n %e pouvaient mettre sous une autre invocation que celle de saint

^eo^* /«s chapelles de leurs monastères, lesquelles devenaient celles des

M^'^^'^ntés formées alentour. Et de là un si grand nombre d'églises parois-

^'^^ dédiées à saint Martin. Le patronage d'une église, une fois adopté par

si^^^ypje et consacré par le temps, est chose sérieuse et qui ne change plus.

^^^lint Ortaire avait pareillement des monastères; nous en trouverons en

itisieurs lieux du diocèse. Sa dévotion était & saint Pierre et à sainte Marie.

fi élevait une chapelle à saint Pierre et une chapelle à sainte Marie dans

chacune de ses maisons. On ne saurait dire s*il en eut beaucoup ; mais la

leçon et Texemple ne pouvaient manquer d'exercer leur influence. Le culte de

saint Ortaire est très-répandu dans le diocèse.

Le biographe qui a mis par écrit la si belle vie de saint Marcoulf , nous laisse ignorer le genre spécial de sa dévotion ; mais il nous le présente comme un grand convertisseur et un fondateur de monastères, recevant avec faveur les libéralités des personnes riches, parce que, après en avoir distribué une part aux pauvres, employé une seconde part au rachat des captifs, il lui en restait une troisième pour fonder de nouvelles maisons religieuses : nous dirions maintenant de nouvelles paroisses. L'uniformité du résultat révélant l'unité de la cause, ne doit-on pas reconnaître dans cette consécration de si nombreuses églises à l'honneur de la sainte Vierge une même inspiration : l'œuvre de l'apostolat de saint Marcoulf?

Les paroisses érigées sous le vocable de saint Germain sont moins nombreuses. Mais ce serait s'égarer d'y chercher un souvenir du double voyage du grand évoque d'Auxerre à travers nos contrées, pour se rendre en Angleterre. Les causes qui l'appelaient au delà du canal delà Manche étaient trop pressantes, pour lui permettre de séjourner en route : ensuite, ce n'était pas son chemin. Il faut en attribuer la fondation à l'apostolat de saint Germain

se, dit le Jeune, filleul et fervent disciple de Tévêque d'Auxerre, entre '*es 470 et 480.

'e de saint Georges en notre diocèse ne saurait remonter au delà i7, où ses reliques arrivèrent à Portbail de la manière que nous

^ saint Nicolas , il était à peine connu en Normandie jusqu'en .087, que les Normands de Sicile enlevèrent ses reliques de la ville de jiyre et les rapportèrent à Bary comme un trésor de prix inestimable. Et ce fut le prêtre Onfroi du Teilleuî, fils du seigneur de cette paroisse expatrié après la bataille du Val-ès-Dunes, qui les fit connaître vers 1 1 00, en apportant des linges imbibés de la liqueur balsamique qui suintait ducorps saint, et qui opérèrent un grand nombre de miracles.

Ces préliminaires posés, ou plutôt rappelés, nous passons aux détails, en suivant Tordre alphabétique.

ARRONOrSSEMENT D'AVRANCHES

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