‹ Histoire du diocèse de Coutances et AvranchesChapitre 123 sur 191 · CANTON DE BEAUMONT · texte numérisé non relu

CANTON DE BEAUMONT

1. BeaumoDt. — 8. Acqueville. — S/ Audenrilie. — 4. Biville. — 5. Branville. — 6. DiguUeville. — 7. Ecuileville. — 8. Flottdmaayille-Hague. — 9. Grévîlle. — 10. Herqueville. — il. Jobourg. — 12. Nacqueville. — 13. Omonvilie-la-Petite. — 14. Omonvilie-la-Rogoe. — 15. Sainte-Croix-Hague. — 16. Saint-Germain-dea-Vaux. — 17. TomieTÎUe. ^18. Unrille- Hague. — 19. Yasteyille. — 20. Yauville.

4. Beaumont. L'église Saint-Eloi-de-Beaumont fut donnée en 1174 à l'abbaye du Vœu par le duc-roi Henri II. Cependant les seigneurs du lieu étaient rentrés en possession du patronage effectif; car c'est eux qui présentaient à la cure en dernier lieu. Le curé de Beaumont payait une décime de vingt-quatre livres.

2. Acqueville. L'église Saint-Eloi-d'Acqueville appartenait à l'abbaye de Montebourg. Le curé payait une décime de vingt livres.

3. AuDERviLLE. L'égliso Saint-Gilles-d'Auderville demeura jusqu'à la fin de patronage laïque. Le curé payait quarante-cinq livres de décimes.

4. Biville (Bmirilia et Buis(otrilla), L'église Saint-Pierre-de-Biville appartenait au prieuré de Vauville. Le curé payait une décime de trente livres, ce qui indique un revenu estimé à trois cent cinquante livres. La paroisse fut le berceau du bienheureux Thomas Hélye. Le chœur de l'église, qui contient son tombeau, ne doit lui être que de bien peu d'années postérieur; il a été élevé pour ce même tombeau et alentour. — Rétabli à titre de succursale en 4808.

5. Branville. L'église Saint-Blaise-de-Branville demeura de patronage laïque. Le curé payait treize livres de décimes. Supprimé en 1803 et réuni à Sainte-Croix-Hague, Branville a été rétabli par décret du 5 janvier 1867.

6. Digulleville. L'église Sainte-Paix-de-DiguUeville fut donnée en 1 1 63 au prieuré de Vauville, fondé sous la dépendance de Tabbaye de Cérisy par l'évéque Richard de Bohon. L'église était riche, car la charte dit que ses terres et ses aumônes furent données en même temps. Le curé payait cinquante livres de décimes.

7. Ecullevu^le. L'église Saint-Martin-d'Eculleville fut donnée en 1163 au prieuré de Vauville, sous la dépendance de l'abbaye de Cérisy, par l'évéque Richard de Bohon. Le curé payait une décime de cinquante livres. Le célèbre cordelier François Feuardent était né à Ecuileville. Supprimée en 1803 et réunie à Gréville, la paroisse d'EcuUeville a été rétablie par ordonnance du 30 janvier 1839.

8. Flottemah VILLE. GuiUaume-lc-Conquérant donna à l'abbaye de Saint- Florent d'Angers l'église Saint-Pierre-de-Flottemanville (inpago ConstarUino villam qum nuncupatiir Fbtomannum (Cartul. S. Florent, fol. 95).

Le curé payait cinquante-trois livres de décimes. En 1757, la cure était à la présentation du prieur de Céaux, diocèse d'Avranches.

9. Gr^ville. L'église Sainte-Colombe-de-Gréville (GuerviUa) fat donnée en 1320, par bref daté du 5 août émanant du pape Jean XXII, à la Sainte* Chapelle, sauf le consentement du roi. Cbarles-le-Bel ratifia la donation en 1322. Le patronage était venu aux mains de Pbilippe-Auguste par voie de confiscation.

Les chanoines de la Sainte-Chapelle firent régler par Tévêque, en 1339, les droits du vicaire perpétuel proposé à la paroisse ; il eut Tautelage et les menues dîmes : c'est-à-dire la dîme de la laine, du lin, du chanvre, des fruits, des porcs, des agneaux et du poisson, avec un droit dans la forêt du roi. Il j eut dans la paroisse les chapelles Saint-Martin et Saint-Barnabe, plus une chapelle Saint-Nazaire, unie à la cure. Le vicaire-perpétuel payait vingt livres de décimes.

10. Herqueville. L'église Saint-Michel-de-HerquevilIe était un prieurécure de l'abbaye du Yœu. Le prieur, ou plutôt Tabbaye à sa place, payait trente livres de décimes. Il occupait le trente-troisième rang au synode. Etablie en succursale le 28 août 1808.

,11. JoBOURG. L'église Notre-Dame-de-Jobourg était un prieuré-cure de l'abbaye du Yœu. Elle lui avait été donnée par Richard de Hucé {Heussey) et Guillaume Carbonnel. Richard de Bohon confirma la donation en 1166. Le prieuré était taxé à quatre-vingts livres de décimes. Le prieur avait le huitième rang au synode. Il y eut dans la paroisse une chapelle Saint-Maurice. L'église est d'architecture romane en majeure partie et semble remonter au temps de la conversion des Normands.

42. Nacqueville. L'église Saint-Laurent-de-Nacqueville fut donnée en 1183 à l'abbaye du Vœu par Guillaume de l'Ile, et la donation fut confirmée par l'évêque Guillaume de Tournebu. La cure était taxée à une décime de vingtquatre livres.

Il y eut dans la paroisse une chapelle Saint-Clair, appartenant également à Tabbaye du Yœu, qui fut dotée en 1255 de dix-huit deniers et d'une rente d'un boisseau de froment, pour l'entretien du luminaire, par Richard de Saint- Martin. Suivant la tradition du pays, saint Clair aurait séjourné en ce lieu. On la trouve dès l'an 1231 , classée parmi les propriétés de l'abbaye : c'est donc une des plus anciennes de la contrée.

13. Omo?îville-la-Petite (dite aussi, plus anciennement, Osmontville-la' Iauus), L'église Saint-Martin-d'Omonville était de patronage royal. Louis IX conféra en 1245 la cure à Guillaume d'Ausey. Le curé était taxé à trente livres de décimes. La paroisse avait le prieuré de Sainte-Hélène, en commende et payant quatre-vingt-cinq livres de décimes.

14. Omonviixe-la-Rogue (sous le vocable de saint Jean -Baptiste). La cure était à la nomination directe de l'évêque. La paroisse tire probablement son surnom d'une famille de Rognes, qui apparaît au livre des fiefs de Philippe-Auguste avec la seigneurie d'Avarreville et d'Osmontville (la Foliot). La cure était taxée à quinze livres de décimes.

15. Sainte-Croix-Hague. La moitié de l'église Sainte-Croix fut donnée en 1163 au prieuré de Vauville, sous la dépendance de l'abbaye de Cérisy, par l'évoque Richard de Bohon ; l'autre moitié étant demeurée de patronage

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laïque, il y eut dès lors deux curés. Ils payaient ensemble une décime de ringt-deux livres.

16. SAnfT-GBRMAm-DES-YAUX. La cure demeura de patronage laïque. Le curé était taxé à une décime de vingt-cinq livres. La paroisse eut les cha« pelles Sainte-Barbe, Saint-Ouen et Sainte-Pernelle ; Téglise paroissiale est bâtie sur remplacement de celle-ci. Sainte-Barbe était la chapelle d un prieuré fondé vers 1450 sous la dépendance de Cormery, au diocèse de Tours. Le prieur avait le neuvième rang au synode. Il payait une décime de quatrevingt-quatre livres.

17. ToNNEViLLE. L'églisc Saint-Martin-de-Tonneville était de patronage royal. Le curé payait une décime de vingt-quatre livres.

L'abbaye du Vœu y avait une prébende qui fut réunie à la cathédrale par révêque Hugues de Morville. — Etablie en succursale par décret du 28 août 1808.

18. Urville-Hagub. L'église Saint-Martin-d*Urville fut donnée en 1163 au prieuré de Vauville , sous la dépendance de labbaye de Cérisy , par révéque Richard de Bohon. La cure était taxée à une décime de trente livres. La présentation était alternative entre le prieur de Yau ville et Tabbé de Notre-Dame-du-Vœu.

19. Yasteville. L'église Sainte-Marie-de-Vasteville fut aumûnée à Tabbaye d\i Vœu par Eude de Sottevast. Le duc-roi Henri II donna un acte nouvel de cette largesse, environ Tan 1163, et Tévéque Richard de Bohon, dans le même temps. — Le curé payait une décime de vingt-cinq livres. Il y eut en la paroisse la chapelle du manoir de Yasteville et deux autres, dédiées Tune à saint Jacques et la seconde à sainte Madeleine. La chapelle du manoir payait une décime de cinq livres dix sous.

20. Yauville. L'église Saint-Martin- de- Yauville fut donnée au prieuré du lieu par le fondateur^ Richard de Yauville, Tun des compagnons du Conquérant à la bataille d'Hastings. On voit encore sur le mont de Yauville des restes de ce prieuré, que Tévéque Richard de Bohon acheva de doter un siècle après. Il était alors sous le vocable de saint Ermel. Il avait pour propriétés la moitié de l'église Sainte-Croix, celles de Saint-Martin-de- Yauville avec toutes ses dépendances, Saint-Pierre-de-DiguUeville avec ses terres et aumônes, Eculleville, et la moitié de celle de Saint-Marlin-d'Urville. Il fut uni en 1163 à l'abbaye de Cérisy. Il avait été d'abord sous le vocable de saint Michel.

La cure de Yauville payait une décime de vingt -trois livres. — Le bienheureux Thomas Hélye mourut au manoir de cette paroisse en 1250.

Le prieur de Yauville avait le onzième rang au synode; il payait une décime de cent quarante-quatre livres. Le bourg fut pillé et brûlé en 1520 par les Anglais.

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