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CANTON DE CÉRIS Y - L A-8ALLE

i. Cërisy. — i. Belval. — S. GametourB. — i. Gaëhébert; — 5. Mentpinohon. -* €. Notre- Dame-de-CeDÎUy. — 7. Ouvillo. — 8. Roneey. — 9. SaÎDt-Dema-le-Vétu. — 10. Saiat- Martin-de-Cenilly. — 11. Savigny.

1 . C^risy-la-Salle. L*affixe est le surnom de la famille Richier, qui obtint le marquisat de la Salle au xvii® siècle, après avoir hérité au xvi* des Caillebot, seigneurs du lieu. Auparavant, la paroisse s'appelait Cérisy-Montpinchon ou simplement Cérisy. L'égUse est sous le vocable des saints Pierre et Paul. Le droit de présentation appartenait au seigneur. Le curé payait une décime de soixante livres. — Il y a au château une chapelle érigée par l'évêque de Lombez, Jacques Richier de Cérisy, dont le cœur repose dans l'église paroissiale. Il était seigneur et originaire de la paroisse. Il mourut eu 1771, après vingt années d'épiscopat. — La paroisse fut infestée par le protestantisme; il en reste comme souvenirs deux noms de lieu : la Ch ai re-ali- Diable et leCime* tière-ès-Huguenots. — L'église a été refaite en très-grande partie de 1 863 à 1867.

2. Bklval. L'église Saint-Martin-de-Belval fut donnée au chapitre de Cou-

PAROISSES. 3i7

tances en 1224 par le roi Louis VIII, en vertu de lettres datées de*Compiègne. Elle était alors en personnat entre les mains d'un prêtre nommé Richard de Galardon, et le roi réserva ses droits. II dut mourir en 1236, car en cette même année l'évêque Hugues de Morville en fit l'abandon au chapitre. Le curé n'avait que Tautelage et les menues dîmes : il payait une décime de treize livres, quatre sous pour la chape à Tévêque, vingt deniers pour le Saint-Chrême.

La chapelle dite de Belval, toujours existante, est dans les limites de la paroisse de Camprond. Elle était à la présentation du seigneur du Lorey et supportait une décime de dix-neuf livres. — Erigé en succursale le 28 août

3. Camstours. On trouve cette paroisse désignée dans les chartes par Campus morosm^ Campomotos^ etc. C'est le tourp saxon, qui veut dire village. La syllabe Cam représente un nom d'homme. L'église Nolre-Dame-de-Cametours fut donnée à l'évêque Hugues de Morville par Guillaume de Soulles, et l'évêque la rétrocéda en 1221 à l'hôtel-Dieu. Cependant le patronage avait été réservé ou revint dans la suite aux évêques. Le curé payait une décime de quatre-vingts livres, huit sous pour la chape à l'évêque, douze deniers pour le Saint-Chrême, huit deniers pour la visite de l'archidiacre.

4. Gu^HiBERT {Fadum Herberli). L'église est sous le vocable de saint Sulpice. — Un prieuré, dit de la Rouelle, sous l'invocation de la Sainte-Trinité, ayant été fondé à Guéhébert à la fin du xi® siècle, par Richard de Guéhébert, à la charge et au bénéfice de l'abbaye de Saint-Lo, l'évêque Richard de Bohon lui unit la cure en 1 167, en réservant au seigneur du lieu le choix du religieux qui la desservirait. — Le prieur-curé de la Rouelle avait le quatorzième rang au synode; il payait une décime de cinquante-neuf livres. lia chapelle est détruite. On y invoquait saint Méen pour la guérison du mal Sainù-Méen, psora en terme de médecine; la fontaine Saint-Méen, qui sourd sur le lieu, n'a pas cessé d'être en vénération. Le saint abbé Méen [Mevennus)^ anglais de nation, passe pour avoir visité notre pays au vii* siècle. (Voy. l'art. AncUvilU.)

5. MoNTPiNCHON. La cure de N6tre-Dame-de-Montpinchon était de présentation laïque. Le curé payait une décime de quatre-vingt-douze livres, sept sous pour la chape à l'évêque et douze deniers pour le Saint-Chrênie. Il y eut dans la paroisse une chapelle Saint-Laurent , détruite de longue date; au manoir seigneurial une chapelle Saint-Julien , maintenant réduite à usage profane , et une chapelle dite d'Outre - Soulles , à laquelle la paroisse allait en procession à certaines fêtes. — Erigé en succursale le 28 août 1808.

6. Notre-Dame-de-Cenilly. Les églises de Notre-Dame et de Saint-Martinde-CenilIy furent données avec les aumônes et les dimes des paroisses à l'abbaye d'Aunay en 1 1 31 , le jour de la fondation, par Jourdan de Say et Luce, sa femme. Il y avait à Notre-Dame un prieuré, dit aussi de Notre-Dame, qui était indépendant et qui fut uni quelques années après à la même abbaye par les mêmes donateurs. Des aumdnes et des propriétés du prieuré, l'abbaye se fit une belle ferme. Tout cela fut vu avec une extrême défaveur par les paroissiens, et dès lors commencèrent une suite de procès entre ceux-ci et

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l'abbaye , Tabbaye et les curés , à peine interrompue jusqu'au moment de la Révolution ^'\ — Sauf des réparations, Téglise Notre-Dame est au moins de Fépoque de la fondation d*Aunay, si elle n*est antérieure. — La chapelle du prieuré exista jusqu'en 1721 ; les religieux la firent alors démolir, pour restaurer leur grange de dîme. Elle était dédiée à saint Julien. Il existait à la même époque des chapelles particulières aux manoirs de Marcambie et de Breuilly. — Le curé de Notre-Dame acquittait une décime de cinquante livres ; ce qui accuse un revenu de cinq cents livres. Il était formé de deux cents livres, consenties, après procès, par l'abbaye, de cent livres de fondation pieuse faite par Jourdan de Say, de Tautelage et de quelques verdages et menues dîmes, obtenues par jugement. Il payait dix sous pour la chape à l'evêque et douze deniers pour le Saint-Chrême. — La paroisse était chef-lieu de doyenné.

7. OuviLLE. L'église Saint- Jean -Baptiste- d'Ouville était à l'abbaye de Lessay; l'abbé Guillaume P*" et les religieux la rétrocédèrent en 1222 à l'évoque Hugues de Morville, et en même temps celles de Montchaton, Saint- Sauveur-Lendelin, Osmonlville, Ourville, Laulne et Heugueville, à condition que les abbés de Lessay jouiraient du titre honorifique et des droits de chanoines de Coutances, moins le droit d'élection. L'evêque donna au chapitre les dîmes de Laulne et de Heugueville par compensation. — Le curé était bien pauvre, car il ne payait que treize livres de décimes. Le titre et les honneurs d'archiprêtré étaient attachés à la cure. — La paroisse eut le prieuré de filles de Calvalande, sous la dépendance de Moutons, fondé, ou peut-être plutôt restauré environ l'an 1200 par Godefroy de Calvalande, prêtre. Le pape Grégoire IX lui accorda une bulle confirmativc en 1234. Ses revenus furent unis à l'hôtel-Dieu de Coutances en 1466 par l'evêque Richard Olivier de Longueil, parce qu'alors il n'y avait plus de religieuses.

8. RoNCEY. La moitié de l'église Saint-Côme et Saint-Damien-de-Roncey fut donnée à la collégiale de Mortain le jour delà fondation (1082), par Gilbert de Brucourt, avec la moitié de la dîme de la paroisse et cent vingt acres de terre (près de cent hectares ou quatre cent quatre-vingts vergées). Depuis lors, la collégiale céda ou perdit ses droits de présentation, car le patronage était redevenu purement laïque. L'église a conservé des parties, notamment le portail, qui sont de cette époque. — Le curé payait une décime de trente-huit livres, huit sous pour la chape à l'evêque, douze deniers pour le Saint-Chrême. — Chapelle Notre-Dame-de-Lourdes, fondée en 1874.

9. Saint-Denis-le-Vêtu. Dans les chartes des \f et xii® siècles, l'affixe de cette paroisse est traduite par t-etus et veslUus. C'est saint Denis l'Aréopagite. La raison d'une telle affixe ne se trouve pas.

L'église fut donnée à l'abbaye de Blanche-Lande par Guillaume de Rollos (voy. art. La Blowière), pour son salut et celui d'Isabelle, sa femme. Déjà Guillaume de Brucourt avait donné le même patronage, et Jean de Brucourt y ajouta plusieurs traits de dîme en 1211. Mais tous les droits n'étaient pas épuisés de la sorte, car févéque éleva des prétentions et obtint, en 1492, vertu de sentence arbitrale, l'alternative avec l'abbaye. — Il y a dans la

(I) Voyez pour les détails^ Renaalt, Aeime monununtàlt de Varrondiaemeni de Coutanceif, article Ctnilly,

paroisse une chapelle Saint-Marc, fondée par le même Jean de Brucourt, et une chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours au hameau de la Moricière, qui eut des chapelains jusqu'en 1790. La cure était taxée à une décime de quarante livres. Le curé payait en plus dix sous pour la chape à l'évêque, et vingt deniers pour le Saint-Chrême. — Erigé en succursale le 28 août 1808.

10. Saint-Martin-de-Cenilly. L'église fut donnée en même temps que celle de Notre-Dame (voy. cet art.) à Tabbaye d'Aunay par Jourdan de Say et Luce, sa femme. — Le curé de Saint- Martin payait une décime de dix-huit livres. — La paroisse, annexée à celle de Notre-Dame en 1803, a été érigée en succursale par ordonnance du 2 février 1820.

11. Savigny. Geoffroi de Brucourt ayant fondé à la charge et au bénéfice du prieuré d*Augustins de Sainle-Barbe-en-Auge, en 1165, un prieuré à Savigny, y adjoignit la cure, à condition qu'elle serait desservie par un des religieux. L'éveque Richard de Bohon donna des lettres confirmatives de la fondation. Toutefois ce prieuré était si peu doté, qu'il ne put recevoir la visite de l'archevêque Eudes Rigaud en 1230; aussi, n'y eut-il bientôt plus d'autre religieux que le curé de la paroisse.— Le prieuré-cure de Notre-Dame de-Savigny payait une décime de cent livres, dix sous pour la chape à l'évêque, douze deniers pour le Saint-Chrême. — L'église, dont le chœur est remarquable, paraît d'une date antérieure à la fondation du prieuré.

CANTON DE GAVRAY.

1. Gavray. — 2. Hambye. — 3. Dragueville. ^ 4. Grimesail. — 5. La Baleine. *— 6. L'Abbayo do Hambye. — 7. La Haye-Comtesse. — 8. LeDgronne. — 9. Lorbchaye. — to. Mesail- Amand. — 11. Mesnil-Bonant. — 12. Mesnil-Garnier. — 13. Mesnil-Hue. — 14. Mesnil- Rogne. — 15. Mesnil-Villeman. — 16. Montaigu-Ies-Bois. — 17. Saint-Denis-le-Ga^t. — 18. SourdeYal-Ies-Bois. — 19. Ver.

i . Gavray. L'église de la Sainte-Trinité-de-Gavray et celles de Ver et de Mesnil-Amand furent données à l'église de Bayeux par le duc-roi Henri II. La charte est inscrite de Falaise et sans date. Le chapitre forma des trois églises une prébende, et le chanoine prébende de Gavray était le curé primitif des paroisses ; il y nommait des vicaires perpétuels, dont celui de Gavray était le premier avec droit de visite et d'admonestation envers les deux autres. La situation de la bourgade au bord d'un gave rend raison de son appellation. — « Le curé payait une décime de dix-huit livres. — L'église de la Sainte-Trinité avait pour annexe la chapelle Saint-Jean, qui est enclose dans le cimetière actuel. Il y eut une seconde chapelle, dédiée à sainte Catherine et le château ^eut une chapelle Saint-Michel.

La paroisse Saint-André-du-Valjouais est annexée à Gavray depuis 1803. Saint-André était sous la dépendance de l'abbaye d'Ardennes ; le curé payait une décime de dix-huit livres. L'église est convertie à usage profane. — Près de là est la fontaine Saint-Gourgon. La dévotion à saint Gourgon, martyr, était très-populaire dans le pays ; il se faisait un grand concours de pèlerins au Yaljouais à la Saint-Gourgon, qui se fête le dimanche après le 8 septembre. — Gavray a une nouvelle église en construction.

330 HISTOIRE DU DIOCèSB DE GOUTANGES ET AYRANGHES.

2. Hahbye (En français le château de Bye), ham est un mot danois qui veut dire manoir, et de là un hameau ou groupe d'habitations. Bye dut être un des compagnons de RoUon. Il est suffisamment illustré par l'histoire de son combat contre un serpent dans l'ile de Jersey, et le monument que la dame de 'Hambye fit élever sur son tombeau, à telle hauteur qu'elle pouvait voir de son chAteau la chapelle qui le couronnait. Le Hougue-Bye existe toujours ; il n'y a plus trace de la chapelle.

L'église Saint-Pierre-de-Hambye fut donnée à l'abbaye du lieu par le fondateur, Guillaume Paynel, du consentement de l'évèque Algare, instigateur de la fondation. Cette église a été refaite pièce à pièce. Le chAteau eut une chapelle dédiée à saint Nicolas, dans laquelle l'abbaye de Saint-Sever devait envoyer un moine chanter la messe le jour de Pâques. Il se rendait d'abord à l'abbaye du lieu, où il revêtait les ornements sacerdotaux, et de là au château, accompagné d'un ermite de Saint-Gerbold, qui la lui servait. — Les Paynel étaient une famille étrangère à la Normandie, venue là en vertu de confiscation après la bataille du Yal-ès-Dunes. Le berceau de la famille est au Vexin. — La cure de Hambye supportait une décime de vingt livres.

3. Dragueville. L'église Notre-Dame-de-Dragueville était de présentation laïque. Le curé payait une décime de dix-huit livres. — La paroisse fut annexée au Mesnil-Villeman en 1803. Une ordonnance du 3 mai 1846 lui a rendu l'indépendance.

4. Grimesnil. L'église Saint- Pierre- de -Grimesnil appartenait dès le Xîf siècle à l'abbaye de Saint-Lo ; elle était desservie par un religieux. La cure supportait une décime de trente livres. — La paroisse fut annexée à celle de Saint-Denis-le-Gast jusqu'en 1826. — En 1350, elle était unie à Guéhébert, le prieur de la Rouelle avait tous les revenus ; il payait une décime de soixante-quinze livres. La débite, la circata^ la chape à l'évèque, le Saint-Chréme se payaient pour les deux paroisses en commun.

5. La Baleine. C'est probablement le nom d'homme Balin, dont les Anglais ont fait Boleyn et nous Boulan. Il y eut dans la paroisse une chapelle dédiée à Notre-Dame , qui est maintenant en ruines. — L'église est sous le vocable de saint Pierre. Elle appartenait à l'Abbaye-Blanche. Le curé payait une décime de trente-huit livres. — Erigée en succursale par ordonnance du 2i février 1836.

6. L'Abbaye DE Hambye. Paroisse de nouvelle création, érigée en succursale par ordonnance du 29 mars 1856. — (Sainte Marie).

7 . La Haye-Comtesse. L'église Saint-Pierre-de-la-Haye-Comtesse fut donnée à l'abbaye de Lessay par Robert de la Haye-Comtesse et Guillaume, fils de Roger, celui qui périt au naufrage de la Blanche -Nef, Nonobstant, la présentation à la cure appartenait en dernier lieu au seigneur. Le curé payait une décime de vingt-deux livres. Cette paroisse, annexée à Sourdeval-Ies- Bois en 1803, a été érigée en succursale le l^juin 1852.

8. Lengronne. Guillaume du Hommet, connétable de Normandie, fondateur de l'abbaye d'Aunay, lui donna, à la dédicace de l'église, en 1190, « totalement et intégralement la paroisse de Lengronne, terres, eaux, hommes et domaines, revenus et regards, aides et servitudes , coutumes et vaines pâtures ,

plaids et offrandes, déchets et rognures, crolts et accessions, et toutes autres choses et appartenances qui tombent à la part du seigneur selon le droit et la coutume. »

Guillaume du Hommet avait épousé Agnès de Say, et cela explique comment les deux familles concoururent à la même fondation. Le domaine de Say était à Cérences (Voy. Tart. Cenilly-Notre-Dame.) — Il faut remarquer que réglise n'est pas comprise dans le détail des choses données : c'est qu'elle appartenait à Tévêque , ensuite au chapitre de Coutances, qui y eut une prébende; le chanoine prébende nommait i la cure alternativement avec l'évêque. — L'église est sous le vocable de saint Ouen. Le curé payait une décime de vingt-huit livres , et deux sous pour la chape à l'évêque. — La décime ne tombait pas sur la portion congrue, qui était de six cents livres dans les derniers temps, mais sur le produit de l'autelage, ou casuel, des novales et des menues dîmes. On appelait novaks les terrains mis en valeur postérieurement à la donation de la dîme. — Il dut y avoir à Lengronne une chapelle Saint- Jean, si on en juge par le nom d'un des villages.

La paroisse Saint-Nicolas du Pont-Flambard est annexée à Lengronne depuis 1803. Son église, maintenant détruite, appartenait à l'abbaye de Hambye; le curé payait une décime de dix-sept livres ; il n'avait que le titre de chapelain dans les derniers temps. — Nous pensons que l'appellation de Lengronne (Ingronia) est formée du nom d'homme Ingre , encore porté par quelques familles.

9. LoRBEHAYE. L'égliso Sainl-Gilles-de-Lorbehaye est portée sur la liste de celles qui appartiennent à l'abbaye de la Luzerne dans une bulle confirmative donnée par le pape Innocent III environ l'an 1313; nonobstant, c'était le seigneur qui présentait à la cure en dernier lieu. — Le curé payait une décime de trente livres. — Cette paroisse, annexée à Montaigu-Ies-Bois depuis 1803, avait laissé tomber son église presque en ruines; elle l'a relevée, a été desservie par un vicaire-curé. Enfin un décret en date du 8 août 1877 l'a

rappelée à l'existence.

10. MssNiL-AiiAifD. L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul-du-Mesnil-Amand appartenait au chanoine de Gavray (Voy. l'art. Gavray.) La cure était taxée à une décime de trente livres. Il y eut au manoir une chapelle, dite Chapelle de la Vallée, qui payait une décime de sept livres.

11. Mesnil-Bonant [Iffesnilum Bomenc). L'église Saint- Jean-Baptiste -du- Mesnil-Bonant fut donnée en 1210 à l'abbaye de Hambye par Raoul de Grosfart [de Grosfarto), du consentement de l'évêque Hugues de Morville. — Le curé payait une décime de dix-huit livres.

12. Mesnil-Garnier. L'église Sainte- Anne-du-Mesnil-Garnier était de patronage laïque. Le curé" payait une décime de cinquante-six livres. L'évêque Guillaume de Thieuville était seigneur du Mesnil-Garnier. Il y mourut en 1348 et fut inhumé dans l'église. Ses ossements ont été rapportés à Coutances (Voy. tom. I, p. 335)

Thomas Morand, baron du Mesnil-Garnier, fonda en cette paroisse , en 1619, un couvent de Dominicains de la réforme du P. Michaëlis, et un hospice , qui a peu survécu aux révolutions. Vendu comme propriété nationale, il fut acheté par un sieur Le Moine, qui l'exploita pour son compte. Il

a été fermé en 1859. Il est démoli. — Le couvent payait une décime de quinze livres. — Erigé en succursale le 28 août 1808.

13. Mesml-Hue. L'église Saint-Etienne-du-Mesnil-Hue était de patronage laïque. Le curé payait une décime de trente livres. — Cette paroisse eut une léproserie du même vocable de saint Etienne, dont il ne reste nul souvenir dans le lieu.

14. Mesnil-Rogue. L'église Saint-Laurent-du-Mesnîl-Rogue était de présentation laïque. La cure supportait une décime de vingt-cinq livres.

15. Mesnil-Yilleman. Vocable, saint Pierre. La présentation à la cure était alternative entre l'abbaye de Belle-Etoile et le seigneur. Le curé payait une décime de trente-quatre livres. Cette paroisse fut le berceau du saint prêtre Antoine Pflté, curé de Cherbourg, dont Trigan a écrit la vie. Il naquit en 1655 et mourut le 30 avril 1728.

16. MoNTAiGU-LES-Bois. L'églîse Saint-Martin-de-Montaigu-les-Bois était de présentation laïque. Le Curé payait une décime de trente livres. Il y eut au manoir une chapelle sous le vocable de Notre-Dame, qui avait été fondée par Richard de Montaigu en 1249. Elle payait une décime de quinze livres.

17. Saint-Denis-le-Gast. Dans les chartes des xi*, xii* et xm* siècles, celte paroisse est toujours appelée Sancius Dionysius Vastatus, ou de Wasto^ ou encore Sancius Dionysius le Wast; mais jamais Junior. A quel événement de guerre cette dévastation doit-elle être rattachée? Probablement ce fut l'œuvre d'une colonne normande. Saint-Denis-le-Gast était divisé en deux portions curiales ; la grande portion, à la nomination du seigneur, payait une décime de quatre-vingt-cinq livres. La petite appartenait à l'hôtel-Dieu de Coutances. Elle payait quatre-vingts livres. — Il y eut une chapelle au manoir seigneurial. — Le saint Denis patron ti.ulaire est l'évêque de Paris. Le chœur de l'église est du xi^ siècle. La première pierre de la nef actuelle et des chapelles latérales qui l'accompagnent fut posée le 13 avril 1857. L'ouvrage fut achevé au mois de janvier 1859.

1 8. Sourdeval-les-Bois. L'église Saint- Job-de-Sourde val était de présentation laïque. Le curé payait une décime- de trente livres. — Erigé en succursale le 28 août 1808.

19. Ver. L'église Notre-Dame-de-Ver appartenait au chanoine de Gavray. (Voy. l'art. Gavray.) La cure était taxée à une décime de vingt-cinq livres. — L'église est au plus tard du xu* siècle. — Chapelle Sainte-Marguerite au lieu de Valençay, à la nomination du seigneur, et payant une décime de trente livres. — Ver signifie rivière, dil-on, en langue celtique. La paroisse est située au confluent de la Sienne et de la rivière d'Airou.

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