CANTON DE SAINT-HI LAIRE-DU-H ARCOUET
1. SaintpHOaire. — S. Ghevreville. — .3. Lapenty. — 4. Les Loges-Bforchis. — 5. Martigny. — 6. Mesnilard. — 7. MiUy. — 8. Moulines. — 9. Parigay. — 10. Saint-Brice-dd-LandciUes. — 11. Saint-lfartm-de-Landelles. — IS. Yirey.
1. Saint-Hilaire-du-Habcouet. (Jadis de Harcouet.) Lorsque le comte Robert de Mortain éleva une citadelle à la jonction de la rivière d'Airou
374 HISTOIRE OU DIOCÈSE DE GOUTAffCES ET AVRANGHES.
ayec )a Séelune, il se trouva que c'était sur le terrain de Sainte-Marie et de Saint-Benoit appartenant à l'abbaye de Fleury-sur-Lotre. Aussi, les Bénédictins de Fleury s'empressèrent de réclamer contre la violation de leur propriété. Le comte les dédommagea en leur donnant un terrain beaucoup plus étendu, à l'orient de celui dont il avait besoin, mais à condition d'en concéder une vergée à tout bourgeois qui voudrait s'y établir. Il leur accordait la seigneurie sur chaque dixième bourgeois et la dlme des foires et marchés du bourg qu'il fondait. Les Bénédictins y fondèrent eux-mêmes un prieuré, ce qui, sans doute, faisait partie des conventions et ce qui* d'ailleurs, était dans leurs intérêts; car le comte leur donnait en plus les droits seigneuriaux sur les fours et les moulins du lieu; il fallait donc être là. Ceci se passait en 1083. L'église du prieuré, qui servit en même temps de paroissiale, était élevée avant la forteresse. L'évêque Michel la consacra avec le concours de Tillebert, évêque de Lisieux, et de Hugues, abbé de Cérisy. En 1263, l'archevêque Eudes Rigaud, faisant la visite des maisons religieuses du diocèse d'Avranches, trouva le prieuré ruiné par un incendie et désert; les moines étaient dispersés et le prieur, réfugié à Saint-James. Il lui donna l'ordre de le rétablir. — Cette église , agrandie à diverses époques, avait conservé des parties datant de son origine; elle fut démolie en 1853. — Il semble que les comtes de Mortain rentrèrent dans leurs droits de patronage, quand le prieuré fut mis en commende ; car ils présentèrent depuis lors à la cure.
La paroisse eut plusieurs chapelles : d'abord celle de Sainte-Marie-de-la- Béchane, déjà existante au xii* siècle, et qui était riche de terrains et de revenus, ayant même un cimetière adjacent. Elle fut donnée par Freelin de Malesmains, seigneur du lieu» et Jeanne, son épouse, à un clerc nommé Girard de Gravelle, du consentement de l'évêque Guillaume de Tholmé, qui siégea de 1198 à 1210. Etait-ce l'ancienne église paroissiale? peut-être. — Dans la charte de nomination de Girard de Gravelle, Saint-Hilaire est dit Sanclus Hilarius la HascoU. — Une seconde chapelle, sous le' vocable de saint Yves, fut élevée environ Tan 1380 au bord de la Séelune, près d'un gué servant de passage à la route de Ma^renne. 11 y en eut même une troisième , sous le vocable de saint Biaise ; probablement celle d'une léproserie, à laquelle le fisc royal payait annuellement neuf livres six sous quatre deniers , plus seize sous pour l'habillement des lépreux et quatre sous du revenu de la foire Saint-Gilles, comme on le voit par les rêles de l'échiquier de Tan 1180. — Le receveur du fisc du même lieu payait quatre livres au prieur, cinquante-deux sous aux moines de Savi^y, quarante sous aux Frères-Hospitaliers et dix sous pour les lépreux de Jérusalem. — L'état dressé en 1752 fait mention de Saint - Biaise comme d'une chapelle où l'on disait autrefois la messe et ayant encore cent livres de revenus; de la chapelle Saint- Yves, à la présentation du seigneur du lieu, ayant trente livres de revenus, et d'une chapelle particulière, qu'il appelle chapelle du Jardin, laquelle avait cinquante livres de revenus.
L'afBxe de cette paroisse est le nom même de la plupart de ses seigneurs de la première branche. Robert de Mortain donna la seigneurie et la garde de la forteresse à Hasculfe de Subligny, et le nom de Hasculfe se reproduisit périodiquement parmi ses descendants une génération entre l'autre. L'un d'eux, du nom de Hasculfe, était seigneur de Saint-Hilaire, de Saint^ames
et de Sacey ; il menait un train princier et tenait sa cour à Saint-Hilaire ; il signait in aula noiftra apud sanctnm Hilarium. Son petit-fils, Hasculfe, qui signait indifféremment Hasculfus et Harcoitus, si toutefois c'était lui qui signait, ne laissa qu'une fille, nommée Jeanne, qui était en minorité et sous la garde et tutelle du roi en 1180. Elle épousa FreeUn de Malesmains et lui porta ainsi la baronnie de Saint-Hilaire.
Un couvent de Cisterciennes fut fondé à Saint-Hilaire en 1 655 par la dame Jeanne-Louise de Péricard, marquise de Molac, comtesse douairière de Poilley , dame de Saint - Hilaire , moyennant le don de l'établissement , maisons, clôtures, chapelle et six cents livres de rentes.
L'antique église de Saint-Hilaire, devenue trop petite pour la population, a été démolie. La première pierre de la nouvelle a été posée le 4 juin 1846. L'édifice a été ouvert au culte en 1855, et consacré le 82 mai 1873.
2. Chjsvrevillb. L'égUse Notre-Dame-de-Chevreville demeura jusqu'à la fin de patronage laïque. L'édifice actuel a été construit en 1852 et 1853. — Erigé en succursale le 28 août 1808.
3. Lapkntt. L'église Saint-Ouen-de-Lapenty (anciennement la Pentis et PentUium) fut donnée à l'abbaye de Savigny par Robert de Lapenty, au temps de la fondation. Après la mort du donateur, l'évéque Turgis, qui siégea de 1095 à 1134, fit ratifier la donation par ses deux fils, Hamelin et Philippe. L'évéque Richard de Beaufou en donna un acte confirmatif en 1 1 35. Peu après, Raoul de Fougères en délivra acte nouvel, puis Henri de Fougères, son fils, en 1150; ceux-ci, non, sans doute, à titre de seigneurs de Lapenty, mais à titre de fondateurs et patrons de l'abbaye. Guillaume des Loges, sieur de Lapenty, délivra titre nouvel en 1262. Nous en passons; mais nous citons ces exemples, pour montrer qu'il fallait alors renouveler, non-seulement, comme maintenant, les hypothèques et les titres de rentes, mais môme les titres de propriété. La première donation , dont l'acte n'existe pas^ avait probablement été faite en commun avec TAbbaye-Blanche; car il résulte de l'acte de 1262 que les dames de Mortain avaient leur part du patronage et des dimes de la paroisse. «^ L'Eglise d'Avranches avait sans doute des droits antérieurs, dont elle fit l'abandon, si on en juge par l'acte de l'évéque Turgis ; car le chapitre y intervint. — La paroisse eut deux chapelles, encore existantes, mais réduites à des usages profanes : celle de la Cocherie, sous le vocable de Notre-Dame, et celle de Sainte-Catherine-des- Couis, qui était publique. L'état dressé, en 1752, ne mentionne que celle-ci; elle avait alors cinq cents livres de revenus et était à la présentation du marquis de Geraldin, chevalier de Malte.
4. Les Loges -MARcms. L'église Saint- Pierre-et-Saint-Paul- des- Loges- Marchis fut donnée à l'abbaye de Savigny par Ursus des Loges, Robert, son fils, et Guillaume Coisier, leur neveu, du consentement de l'évéque Achard et de Harscouet de Saint-Hilaire ; par conséquent, entre les années 1 1 61 et 1 1 71 . — Cependant, cette église était en dernier lieu un prieuré-cure de l'abbaye de Rilley, près Fougères. Par quel arrangement entre les deux abbayes? — Loges est la grande expression de Logis. L'afiixe marchis n'y a été jointe que plus tardivement : elle veut dire aiix marches, ou frontières de Bretagne. — La paroisse eut une chapelle Sainte-Catherine-de-la-Chaise, dotée de soixante-dixhuit livres de revenus et de présentation laïque.
5. Martigny. L'église Saint-Martin-de-Martigny était un prieuré-cure de l'abbaye de Rilley, de l'ordre de Saint-Augustin, au faubourg de Fougères. Le cui-é était un religieux. — L'église est ornée d'un beau vitrail d'abside, de cinq mètres de haut sur trois de large, représentant la Présentation au Temple, daté de l'an 1550, et qui parait appartenir à l'école du Primatice. Martiniacum nous semble vouloir dire le lieu de Saint-Martin.
6. MssNaARD (Mesnilum Oilardi). La cure de Sainte-Anne-du-Mesnilard était à la présentation du comte de Mortain. — L'église a été reconstruite en 1866, et bénite le dimanche 28 juillet 1867.
7. MiLLY. L'église Saint-Pierre-de-Milly fut donnée à l'abbaye de Saint- Martin de Troarn par Guillaume de Calvincourt (de Calvini-Curte) en s'y faisant moine, du consentement de ses deux fils et de Robert de Belléme, seigneur suzerain. La charte, non datée, parait antérieure à l'an 1112. L'abbé Desroches, en son Histoire du Mont-SairU-Michelill, 89), dît que Pierre Rastel avait fait hommage au chapitre d'Avranches (xiv^ siècle) du patronage de Milly. Gela ne peut s'entendre que du patronage honoraire. Le nom de la paroisse vient probablement d'une pierre ou d'une colonne milliaire placée sur la voie romaine d'Avranches à Séez, qui la traverse.
8. Moulines. L'église Saint-Martin-de-Houlines appartenait à l'abbaye de Savigny. L'évêque Richard de Beaufou lui en confirma la possession par un acte général daté de 1135. La même abbaye y prélevait les deux tiers des dîmes. L'église avait été donnée peu après la fondation de l'abbaye par Guillaume de Yirey et Isabelle, son épouse, à laquelle elle appartenait en propre ; mais c'était à l'intention du prieuré de Yirey. — Paroisse érigée en succursale le 28 août 1808.
9. Parigny. La paroisse Notre -Dame- de -Parigny formait deux bénéfices-cures. Une moitié de l'église avait été donnée à l'abbaye de Savigny par Estienne de Parigny. La première date qui se présente est celle d'une confirmation de ce don accordée en 1228 par Robert Avenel, suzerain du lieu. L'autre moitié revint à Philippe- Auguste par confiscation. Dès lors il y eut deux curés, l'un nommé par l'abbaye, l'autre par le roi, si déjà l'usage n'en était pas établi. Philippe-le-Hardi confirma cet usage en 1281, en nommant un curé à la portion qui lui appartenait. Les deux curés étaient égaux, partageaient tout le revenu par moitié; ils avaient un vicaire qui dépendait de l'un pendant trois mois, puis de l'autre pendant les trois mois suivants.
Cette paroisse a possédé pendant quelque temps le corps de saint Bertevin. Il était levé et exposé à la vénération des fidèles, lorsqu'il fut dérobé par des pèlerins de Lisieux, pour enrichir leur nouvelle cathédrale. Il y a auprès de l'église la fontaine Saint-Bertevin, et à l'église la corne de la génisse de Saint- Bertevin.
10. Saint-Brice-de-Landbllbs. Les deux paroisses de Saint-Brice et de Saint- Martin-de-Landelles portaient l'afiSxe de Terregate (Urra-'-vastata) au xu* siècle , parce que, situées sur la frontière de la Bretagne et réclamées également par les Bretons et par les Normands, elles étaient, ainsi que toute cette frontière, sans cesse et ahernativcment dévastées par les uns puis par les autres, dit Raoul de Fougères en une charte de Savigny de 1151. L'église
Saint-Brice-de-LandelIes fut donnée au prieuré de Sainte-Marie-du-Rocher par Robert, comte de Mortain, et la donation fut confirmée en 1120 par l'évoque Turgîs. — Il y eut trois chapelles dans la paroisse : 1® au village de Yenolais ; 2? aii village du Plessis ; 3^ au village de Beau-Chêne ; la liste oflScîelle de 1752 ne parle plus que de deux, celles du Plessis et de Beau-Chéne, et encore la dernière, en mauvais état.
11 . SAmT-MARTiN-DE-LAi>n)ELLES. L'églisc appartenait au prieuré de Sainte- Marie-du-Rocher, à Mortain, lequel ressortissait à Marmoutiers, dès l'an 1160, comme on le voit par la charte recollective et confirmative que lui délivra cette même année Herbert, évêque d'Avranches , ou plutôt dès l'origine. — Il y eut trois chapelles en la paroisse : 1® une chapelle Sainte-Madeleine, située près du pont des Biards, qui parait être de très-ancienne fondation. Elle était de patronage laïque, jouissait de cent vingt livres de revenus, et on y disait la messe deux fois la semaine ; 2® la chapelle de la Pommeraye, dont les revenus furent transférés à celle de la Paluelle à Saint-James; 3^ la chapelle Sainte-Anne-de-Romilly, de patronage laïque et très-célèbre dans la dévotion populaire et par le concours des pèlerins.
12. YiREY. Sous le vocable des saints Gervaiset Protais. Peu de temps après la fondation de Savigny, Ranulfe, Guillaume et Roger de Virey fondèrent en cette paroisse une maison religieuse sous la dépendance de Savigny, à condition qu'elle serait habitée par des religieux sous la conduite d'un prieur ou d'un abbé. Ils donnèrent ex irUegro les églises de Virey, Brécey, Moidrey, excepté la troisième gerbe de la dîme de celle-ci appartenant aux religieux de Rennes, Moulines, Saint-Hilaire-du-Neufbourg, ce qui montre que la fondation du prieuré de Virey précéda celle de T Abbaye-Blanche, et Saint-Ouende-Lapenty. Roger donna en plus des terres et divers revenus. Des religieux allèrent donc occuper la maison curiale de Virey ; puis, bientôt, se trouvant trop à l'étroit, ils élevèrent une maison conventuelle au Plessis, près de là, au bord de la Séelune.— Cependant, Ranulfe n'ayant pas accompli ses promesses de doter aussi pour sa part le prieuré, les religieux, qui d'ailleurs n'avaient pas assez pour leur entretien, demandèrent à s'en retourner à la maison-mère. Il fut convenu entre l'abbé de Savigny, Raoul de Fougères, fondateur et, à ce titre, protecteur de l'abbaye, et l'évêque Richard d'Avranches, que les terres et revenus provenant de la fondation retourneraient à Gervaise, fille de Ranulfe, héritière des biens de la famille, mariée à Payen de Saint-Brice, et que l'abbaye garderait les églises de Virey avec les champs de l'aumône et les dtmes, Brécey avec les dîmes, Mesnil-Tbure^, Moulines et Moidrey fors la tierce gerbe. L'arrangement est daté de l'an 1162. — La chapelle Saint-Jean-du-Logis-de- Virey était à la présentation du seigneur du lieu, dotée de cinquante livres de revenus, chargée de six messes de fondation par mois, et on y disait la messe les fêtes et les dimanches. Elle est maintenant convertie à usage de boulangerie ; le four est à la place de l'autel.
378 IIISTOIRB DU DIOCÈSE M ÛÛCTILIfCBS ET AVRAIfCHES.
CANTON D^S »AJ[NT^P0I3.
I . Siûit^Poii. — S. Boityroa. — 8. dmloavMj. ^ 4. La GhapcUeHCéodiB. -^ S. LhigiBaid.— 6. Mesnit-Gilberi. — 7. Mongole. — 8. SainULaiiMiiUdM^iiTQi. -**• t. SainUltoftiii-le- Bouillant. — 10. Saint-Maor-des-Bois.
1. Sah^t-Pois; altération de Saint-Pair; jadis Saint-Pair-le-Servain. Cette affixe est ie nom de la famille Sylvain (Silviuf), dont le chef, Richard Sylvain, coupable de brigandage, fut tué comme malfaiteur public, vers 4437, dans le cours des guerres entre Etienne de Uois et Geoffroi d'Aiyou. Le traves* tîssen^eot d^ Saint-Pair en Saint-Pois apparaît pour la première fois sur un acte du 8 novembre 1 521 . On voyait jadis trois croix élevées sur un même piédestal auprès du château ; il n*y en a plus qu'une ; mais il en existait encore deux en 1 790. L'une était carrée, la seconde était ronde« et la troisième, octogone. Elles avaient été élevées par trois frères» dont deux partaient pour la croisade. ^ Il y eut au logis de Saint-Pois une chapelle qui n'est pas marquée sur la liste de 1752. -^ La cure demeura de patronage laïque.
2. BoisYvoN. L'église Saint-Pierre-de-Boisyvon fut donnée & l'abbaye de Montmorel par Guillaume de Boisyvon. Gautier de Coutances, archevêque de Rouen de 1184 à 1208, signa une charte coniirmative de cette donation.
S. CouLOuvRAY. L'église Notre- Dame-de-Coulouvray avec les aumônes, les revenus, les dépendances, dont était le fief de la Motte, la seigneurie et les deux tiers des dtmes de la paroisse, fut donnée aux moniales de Mortain, c'est-à-dire à T Abbaye-Blanche, par Robert de Cuves, pour la dot de ses deux filles , qui y prirent l'habit religieux. C'était dès le temps de sainte Adeline. — Il y eut dans la paroisse une chapelle Saint-Benott^de-la-Tullière, dont il reste encore quelques ruines, et qui ne se trouve pas sur la liste de 1752.
La petite paroisse Saint-Georges-de-Bois-BenAtre, réunie h Coulouvray, faisait partie du diocèse d'Avranches ; mais elle ressortissait au bailliage de Vire. Lors de la nouvelle circonscription des diocèses à la suite du Concordat, elle fut réunie à Fontenermont et passa avec lui au diocèse de Bayeux. Les autorités civiles de Fontenermont, afin de s'attacher définitivement Bois* Benfttre et d'empêcher sa résurrection à titre de paroisse, firent démolir l'église en 1836. Le clocher restait encore debout ; il fut démoli en 1840. Dans leur irritation, les habitants demandèrent la réunion à Coulouvray et, à force d'instances, l'obtinrent en 1850, pour le civil, ce qui ne remplit que la moitié de leur désir; car au spirituel ils sont toujours du diocèse de Bayeux, le pape n'ayant pas été appelé à changer la circonscription diocésaine.
La cure de Saint-Georges-de-Bois-BenAtre était à la présentation de l'abbaye de Saint- Se ver.
4. La Chapelle-C^celin. Sous le vocable de saint Céneric. Cécelin est l'altération de Cénerin. La présentation à la cure appartenait au seigneur. Sur le rôle de 1665, cette paroisse n'est encore désignée qu'au titre de chapelle vicariale et n'est pas taxée. Sur celui de 1721, elle a rang de paroisse et est
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taxée à douze lirres dix sous pour les trois cinquièmes à lever par anticipation. Le curé avait toutes les dîmes et vingt vergées d'aumônes.
5. LmcEARD. Sous le vocable de saint Sauveur. Jadis Lainge-Hart. La cure demeura de patronage laïque. — Lingeard a été rétabli à titre de succursale par ordonnance du*42 janvier 1820.
6. MssKiL- Gilbert. L'église Notre- Dame- du- Mesnil- Gilbert fut donnée en \ 088 à la coUégiale de Mortain, avec les terres de l'aumône et du presbytère, par le comte Robert.
7. MoNXjoiK. L'église Saint-Michel-de-Montjoie était à la présentation atter^ native du seigneur de Saint-Pois et du prieuré de Sainte-Barbe-en-Auge. — L'église actuelle a été commencée en 1 861 et consacrée le 1 ^ octobre 4863.
8. Saint^Laurew-de-Cuves: L'église Saint-Laorent-de-Cuves ti la chapelle (seigneuriale?) furent données en 1083 à la prébende de la Chantrerie de la collégiale de Mortain par Robert'de Cuves et Rodolfe, son fils. •— Le curé prenait le titre de prieur. II n'avait qu'une portion congrue. — Cette paroisse eut les chapelles Saint-^rtaire, dans laquelle se tinrent parfois les retraites ecclésiastiques, et Sainte-Anne-du-Champ-Doley, détruites l'une et l'autre, et qui ne sont déjà plus portées à la liste de 1752; en outre, le séminaire de la Garlière, fondé, en 1706, par Gabriel de la Robichonnière, prêtre, en faveur de séminaristes pauvres et à titre de maison de retraite pour des prêtres infirmes. Il fut soumis aux Eudistes et uni au séminaire diocésain en 1743. La chapelle fut démolie en 1798.
9. SAmr-MARTiN-LE-BooiLLANT. Appelé jadis Saint-Martin-du-Gast, en latin ié vasiù^ à cause de la dévastation habituelle du pays soit par les Normands, soit par les Bretons, qui s'attribuaient également cette frontière. Elle portait aussi le nom de terre contestée , terra de calomniie, parfois on lit calumpniis. L'église de Saint-Martin-du-Gast fut donnée à Savigny avec celle de Champcervon par Guillaume de Ducey peu après la fondation de l'abbaye.
10. Saint-Maur-des-Bois. Supprimé en 1803 et réuni à la Chapelle- Cécelin, Saint-Maur-des-Bois a été rétabli par ordonnance du 30 janvier 1839. La cure était de présentation laïque. En 1721, elle était taxée à sept livres dix sous pour les trois premiers cinquièmes à prélever sur la décime.