CHAPITRE XXIV. SECONDE MOITIÉ DU DIX-SBPTifcllE SlftCLE
critique et de la littérature ; mais nous ne saurions le louer, puisque c'était s'écarter des prescriptions si précises des papes Paul IV et saint Pie Y.
L'bôtel-Dieu lui dut ses dernières améliorations. La question des maladreries était toujours pendante pour plusieurs, Thôtel-Dieu avait un si pressant besoin de leurs revenus, et ii y avait cependant tant d'intérêts à ménager I
Dès 1765, les bourgeois d'Avranches et les administrateurs de Tbôpital général avaient présenté une requête au roi à ce sujet, mais ils demandaient trop, et dépassaient le but , en voulant j loger de force les fous et les femmes de mauvaise vie. De quoi servaient, disaient-ils, le prieuré de Saint-Léonard de Vains, d'un revenu de quinze cents livres, le prieuré de Tombelaine , la chapelle Saint-Nicolas de Pontorson, les prieurés de Saint-James, de Sacey, de Céaux, bénéfices sans utilité ou même sans chapelles et dont les titulaires ne résidaient pas? De quoi servait Tabbaye de Montmorel, qui possédait huit À dix mille livres de rentes, et dans laquelle il n'y avait plus que deux religieux, n'y faisant aucun office la semaine et soi-disant très-contrariés d'être obligés d'y célébrer la messe et vêpres les fêtes et les dimanches 7 La décadence définitive de Montmorel datait du gouvernement de Guillaume Boivin de Vaurouy, vingt-neuvième abbé, autre neveu des Péricart, qui s'était arrangé avec les moines moyennant des pensions viagères s'élevant à la somme de deux mille quatre cents livres , en leur donnant la liberté de résider où ils voudraient , pourvu qu'ils entretinssent l'église et les bâtiments claustraux, et qu'ils fissent Toffice les dimanches et les fêtes. Cet abbé mourut le 25 janvier 1665. Tout ceci n'aboutit pas à un résultat convenable.
C'est aux soins et aux démarches de l'évêque que l'hôtel-Dieu dut l'accession des établissements dont nous avons parlé : Saint-Biaise de Champeaux lui apportait cent vingt raseaux de froment et quarante livres de rentes, mais à charge d'admettre cinq malades des paroisses que la léproserie desservait. Sainte-Catherine de Ponts , dite aussi de la Madeleine, les deux avaient été plus anciennement réunies, apportait vingt-sept livres de revenus; Saint-Biaise de Moidrey, trente livres ; Sainte-Catherine de Genêts, dite aussi du Mont-Conin, cent soixante-seize livres; Sainte-Anne ou hôtel-Dieu de Genêts, dix livres.
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