VIL-^-SAINT MARCOULF
(Sous la rubrique du 2 mars.)
îîous avons donné toute la substance historique des actes d'après un m. s. Mont-Saint-Michel (coté 171 intérieurement). Ils sont longs et diffus; nous
(I) Yoy. Àcta SancL sub 35 april. De S. Gwrgio.
ne trouvons rien de plus à y recueillir. (Voy. tom. I , p. 47, 55, 60 , 63 et 68.) Nous voulons dire seulement que rétablissement fondé à JNanteuil ne ressemblait pas à ce que nous appelons un monastère , mais bien plus à une de ceslaures de TOrient composées de cellules isolées et groupées autour d'un centre commun , dans lesquelles chacun vit de sa vie propre, en se livrant au travail, aux exercices de la pénitence et à l'oraison suivant ses inspirations et ses forces. Cela nous semble résulter de ce passage entre autres.
« Marcoulf exhortait sans cesse ses frères, non-seulement de paroles, mais aussi par les exemples d'une vie toute divine, à garder les voies étroites de la pénitence et du renoncement, à y progresser même constamment, afin de monter comme par des degrés vers la sainte Sion, où l'on jouit de la contemplation du Roi des rois. Il les exhortait principalement à se céder les uns aux autres en toutes choses, afin de ne former tous ensemble qu'un cœur et qu'une âme à l'exemple des chrétiens de la primitive Eglise; à ne s'attribuer jamais rien en propre, sauf chacun ses péchés. II voulait que tout fût commun entre tous. Il leur disait que l'oisiveté est un poison plus dangereux que le venin des vipères, qu'il fallait à tout prix l'éviter, s'ils voulaient atteindre à la perfection religieuse , et pour cela faire succéder à l'oraison le travail , au travail la lecture , et ainsi perpétuellement. »
De telles recommandations seraient déplacées dans une communauté, parce que la règle y détermine l'emploi de chacun des instants du jour.