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CHAPITRE XXVII. SCIENCES, LIITÉRATURE, F 11 ANC-MAÇONNERIE

néotempliers et les kadosch et signalait les grands personnages de France qui s'étaient affiliés à ces sectes perturbatrices ^'^

Ce petit livre fit pousser des cris de fureur dans les loges ; quel était le traître qui avait ainsi vendu la secte au mépris de ses serments et de tant de glaives levés sur sa poitrine ? Mais cette impression ne fut pas longue : les événements marchaient si vite I

Le troisième écrit, intitulé Conjuration contre la religion catholique et les souverains^ dont le projet^ conçu en France, doit s'exécuter dans tout Vunivers^ parut en 1792. Il fut beaucoup lu, mais on n'y crut guère, parce que les francs-maçons et les philosophes, dont il dévoilait les derniers secrets, avaient intérêt à le tourner en dérision. Promptement épuisé en librairie, on ne le trouve plus que dans les Mémoires pour servir à P histoire du jacobinisme de l'abbé Barruel, où il est reproduit presque en entier.

L'auteur montrait l'alliance des francs-maçons , des philosophes , des illuminés rose-croix, martinistes, swédemborgiens avec les clubistes, signalait leurs traits de ressemblance commune avec les sociniens, et marquait comme terme de leurs efforts, très-clairement avoué d'ailleurs, le renversement des trônes et des autels. Un avenir très-peu éloigné montra qu'il avait raison; mais il était déjà trop tard, plus tard même que l'auteur ne le pensait.

Non, il n'y avait pas alliance entre ces sectes : elles travaillaient au même but avec une émulation qui doublait leurs efforts et hâtait le moment du succès.

Le P. le Franc n'était pas seul à dénoncer la franc-maçonnerie, à dévoiler ses mystères et à manifester son but; on en pourrait compter quatre ou cinq avec lui. Mais que pouvaient - ils ^'^? Imaginez une demi-douzaine de gendarmes répartis sur une lieue de grève et mettant Tépée à la main, pour empêcher la mer de monter.

Lorsque parut son dernier écrit, il s'était retiré à la maison des eudistes,.

(1) Le véritable auteur est un abbé de la Haye, curé de Fié» au diocèse du Mans.

(S/ Yoy. l'Ordre des francs-mapons écrasé, sous le pseudonyme de Péreau, sans date. (Environ 1750.) ~ Preuves d'une canêpiration contre les religions et les gouvernements d& f Europe, par John Robison, 1793. — Les Masques arrachés. Anonyme, 1788. — Le Tombeau de Jacques Molay, par Cadet-Gassicourt, 1796, etc.

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à Paris. Il fut activement recherché, mandé à la section du Luxembourg, et de là envoyé en prison, sous prétexte de refus de serment.

La franc-maçonnerie était beaucoup plus redoutable que ne le supposaient et ne pouvaient le savoir les cinq ou six écrivains qui la dénonçaient dans des opuscules. Son œuvre était faite alors, et nulle puissance au monde n'aurait pu empêcher une révolution radicale d'éclore à un jour prochain.

Quelques détails nous semblent nécessaires.

Lors de l'abolition de l'ordre du Temple, en 131 1 , les chevaliers ne furent point inquiétés en Ecosse ni en Angleterre ; mais le pape ne les ayant point relevés de leurs vœux, ils ne purent chercher dans des unions légitimes le remède à l'affreux penchant auquel ils s'abandonnaient. Ils continuèrent donc, en se formant par groupes et en s'associant des compagnons de Jours mêmes goûts dépravés. C'était le temps où les maçons se constituaient en corporations religieuses sous la direction des moines , pour la construction des églises ; ils se constituèrent de même sous le nom de maçons libres, ou francs-maçons, par hiérarchies d'apprentis, de compagnons et de maîtres. Le titre de maçons était Tétiquette du sac. Les insignes, ceux du métier, le tablier, la truelle, le niveau, l'équerre, le marteau, la règle et le compas.

Ces associations se perpétuèrent secrètement. Nous ne disons pas que ce fut toujours à raison des mêmes mœurs : nous n'en savons rien.

Le Seigneur a dit dans l'Evangile que ceux qui cherchent les ténèbres, évitent la lumière, parce que leurs œuvres sont mauvaises.

Les pays de langue allemande avaient aussi des associations secrètes, d'un autre genre, du même peut-être, et du nom de confraternités de la Rose- Croix , sous la raison de Thermétisme , ou alchimie ; c'est-à-dire de la recherche des moyens de faire de l'or avec du cuivre et de l'argent avec de l'étain. L'alchimie était délaissée depuis longtemps ; les sociétés secrètes de Rose-Croix existaient toujours.

Pourquoi?

Les réfugiés anglais de la suite du Prétendant introduisirent en France la franc-maçonnerie anglaise, en vue de créer des amis à leur cause, et d'organiser des moyens de rentrer dans la patrie. Ils fondèrent une première

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