CHAPITRE XXXII. LE NOUVEAU DIOCÈSE DE GOUTANGES
seignante. Ce fut Tœuvre de M. Daniel. L'Etat les autorisa pareillement à ce titre.
L'autorisation de TEtat ne veut pas dire que les maltresses sont dispensées de fournir des preuves d'aptitude, et qu'il leur suffit d'une lettre d'obédience signée de la supérieure générale ; non , l'autorisation ne comporte nulle dispense ; elles sont pourvues de brevets de capacité, et c'est à leurs écoles que vont s'instruire les maltresses séculières.
Et telles sont les institutions religieuses les plus anciennes. Il s'en fonda one nouvelle à Cherbourg en 1 830 , par l'initiative et sous la direction de M. Louis-Philippe Godefroy, vicaire de la même ville. Jusqu'alors, l'habit religieux y était inconnu ; toutes choses étaient demeurées en même état qu'au moment de l'expulsion de Julie PosteU Ce n'est pas que la ville ne dépensât beaucoup d'argent pour la bienfaisance ; mais le bien se faisait incomplètement et mal. La charité seule sait l'accomplir avec dévouement, discernement et amour.
Quel que fût l'éloignement de l'administration à l'égard de ce qui ressemblait au monachisme, les administrateurs ne pouvaient empêcher cinq ou six dames aux noms honorés de se concerter en vue de la visite et de l'assistance des pauvres et des malades , sous la direction de l'une d'elles, M^ Adèle du Chevreuil, d'Equeurdreville. Elles montrèrent tant de dévouement, recueillirent tant d'aumônes, distribuèrent tant de secours, que l'administration s'accoutuma à leur contact et supporta même le nom de dames et de sœurs de charité qui leur était donné. Le choléra de 1832 légua aux excellentes sœurs tant d*orphelins à recueillir et tant de misères à soulager, que la municipalité, heureuse de leur dévouement, vota des secours et mit un local à leur disposition pour leà distributions. La cause était gagnée. Elles étaient déjà beaucoup plus que cinq ou six ; l'évéque leur avait donné un costume uniforme et des règlements dont elles ne faisaient pas ostentation. II lesavait même autorisées à s'engager par des vœux temporaires.
L'accoutumance se fit vite, et la bonne renommée aidant, elles purent se réunir en communauté dès 1834 et ouvrir de écoles et des pensionnats. Elles choisirent la règle et l'habit de Saint-Augustin. L'Etat accorda l'autorisation
de Carmélites qui a ces<^ ' ^ *^ , . ..-^ i^ «^«««x««*;o.« -«^*»
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l'institut du Sacré-r r ^ ,^^ ^j-*j'x i •« •
^^ ^/f***^^/^ssédait déjà plusieurs maisons.
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^ 'Lét'^^ée ^^ adsoiojens et surgissant du sol en âge de matu-
^ ^'^'ii^'^ "^'fde Pont-l'Abbé, à Picauville.
^^^a^^'^ ^ aeri^ d'Aigneaux, veuve de Léonard-Georges Feuillye
^ J0^^^^^ ' n irrand emplacement à la communauté du Bon-Sauveur
gjouh '^ j^j. (]fle succursale, se proposant d'y dépenser des sommes
jiCB^*^ constructions et ameublement ^^^ La fondatrice fut elle-
c^ mière supérieure. Elle est morte en 4849.
^^^ lA m couvent d'Augustines, provenant de celui de Valognes et établi
inmonti Vindefontaine, oiiil se trouva trop à l'étroit, se transféra à
^ Pierre-Eglise ^^\ Le nouvel établissement, maintenant relevé de ses
. ^ fdt dévoré en totalité par un incendie dans la nuit du 4 au 5 j'an-
. ^^70. La charité publique concourut à sa résurrection.
Jusque en 1855, Granville n'avait aucune maison Religieuse; mais alors
les Sœurs de l'institut de Saint-Thomas-de- Villeneuve y ouvrirent une école
avec asile, ouvroir et pensionnat, et leurs débuts furent couronnés du plus
grand succès ; tellement qu'elles ont pu fonder des succursales à Saint-James
et à Avranches.
En 1865, l'abbé Jean-Baptiste Bazire, de pieuse mémoire, curé de Sainte- Croix de Saint-Lo, créa dans sa paroisse, pour la tenue des écoles, une maison de Sœurs du Saint-Sacrement ; ordre encore inconnu dans le diocèse, mais de date déjà ancienne, car son origine remonte à l'année 1715. Son berceau fut à Boucien-le-Roi, dans le Languedoc, et son auteur était un saint missionnaire nommé le P. Vigne. La maison-mère est à Romans, au diocèse
(I) Autorisation par ordonnance du 13 mai 18S6. — L'institut date de 1733. Il reçut en €«tto année ses premières Règles et Constiiutiotis de révêquc Albert de Luynes. Charles Brault« son successeur, les renouvela en ISiS. La fondatrice venait de la maison de Saint-Lo.
'/i) Translation autorisée par ordonnance du 6 mars 1846.