RÉDUCTION DES PAROISSES DE LA VILLE
à réconomie qa'après avoir fourni au peuple tout te qu il a droit d'attendre de la sollicitude du gouvertiément...
« D'abord, réconomie sur le traitement des curés des paroisses serait plus apparente que réelle. A la vérité, chaque paroisse réunie, entraînant la suppression d'un curé, présenterait une économie de i.aoo livres ; mais plus vous supprimerez de curés, plus vous serez forcés d'établir de vicaires... Le traitement des vicaires est de 700 livres au moins, l'économie sur chaque paroisse réunie se réduirait donc à 5oo livres au plus.
« Observons ensuite que l'Assemblée accordera une pension aux curés supprimés; supposons-la de i.ooo livres ; alors, au lieu d'une économie de 5oo livres, nous trouverons une surcharge de 5oo livres.
« ...Ces pensions accordées aux curés supprimés s'éteindront, mais il n'en est pas moins vrai que c'est une augmentation de dépense pour le moment présent, et c'est le moment présent qui est le plus embarrassant...
« Les reconstructions et réparations des églises et des presbytères ne formeront pas un objet de dépense ansd eonsidérable qu'on voudrait bien se le persuader... Ces édifices seront sous l'inspection habituelle des municipalités intéressées à prévenir les dégradations et à ne pas multiplier les frais ; d'ailleurs, ces dépenses peuvent être supportées parles fabriques... La suppression des dîmes doit foire supporter sans peine cette légère imposition... « Dans la supposition de réunions, n'arriverait-il pas souvent que l'église de la paroisse conservée ne serait pas assez vaste pour contenir tous les habitants des paroisses réunies? Il serait donc nécessaire d'en construire des nouvelles : alors s'évanouirait l'économie désirée.
a Enfin, un troisième objet d'économie porte sur les dépensas qu'entraîne la fourniture de tout ce qui est nécessaire pour la célébration du service divin... Les biens des Fabriques sont spécialement employés à ces
372 LA CONSTITUTION GIVILB DU GLBROA
dépenses... Les églises jouissent de revenus suffisants poui fournir aux frais des sacristies ; en cas d^insuffisance, lei paroissiens sont disposés à suppléer au défaut... »
Mais ces dépenses, fussent-elles plus considérables. qu*elles paraîtront légères, rapprochées des inconvénientf inséparables de la suppression de plusieurs paroisses I
« Lia religion ne peut subsister sans un culte extérieui et public, il est essentiel d'en faciliter au peuple L connaissance et les devoirs... Mais une suppression notabl de paroisses n'apporterait-elle pas un obstacle certain aui exercices nécessaires de la religion, un préjudice irrépa rable à un grand nombre de citoyens ? »
Ces citoyens, dit encore Tadresse que nous analysons ce sont les habitants des campagnes, qui ne pourraient w transporter à une distance considérable pour entendre li messe le dimanche ni les autres jours, à cause surtout dei mauvais chemins, et seraient privés des instructions reli gieuses dont ils ont besoin. Si leurs paroisses sont snppri mées, qui leur portera les secours nécessaires? Un prétn de Téglise à laquelle ils seront réunis ? Mais ce ministn éloigné sera-t-il présent toutes les fois qu il sera réclamé' Et puis, pourquoi imposer ce nouveau fardeau aux habi tants des campagnes?... Ces inconvénients subsisteront même si ron établit des chapelles desservies par ui vicaire. Il est à craindre que les habitants des paroisse conservées n'adectent un ton de mépris pour ceux de paroisses réunies : de là peut-être des dissensions et de disputes interminables.
Enfin les hommes sont égaux en droits. Ne serait-il pa contraire à Téquité de priver des citoyens estimables de avantages de la religion ? de les contraindre à employé en voyage le jour de repos que la religion et Thumanit leur ont ménagé? Au surplus, qu*ils soient consultés. Il réclameront contre toute opération qui tendrait. à len enlever leurs églises et leurs pasteurs ; ils demanderon aux représentants de ne pas troubler leur bonheur, d