‹ Histoire du diocèse de Troyes pendant la RévolutionChapitre 13 sur 201 · XXXII PAROISSES DU DIOGÈ8B · texte numérisé non relu

XXXII PAROISSES DU DIOGÈ8B

une pension de 4oo livres, et jouissait de i.ooo livres comme prieur de Grisenille, près d'Aurillac (i). Le curé de Laubressel tira, en 1790. de sa cure, i.i45 livres 18 sous, et de sou prieuré de Saint-Etienne d*Origny, dans la Mayenne, 4*000 livres (a). Le curé de Nogent-sur-Aube était titulaire des chapellenies de Sainte-Catherine de Peyrins, de Saint-Jean de Peyrins, de Sainte-Catherine de Bathernay, de Notre-Dame de Pitié et de Saint- Michel, de Saint-Pierre et de Saint-Jean à Amblagnieu, au diocèse de Grenoble, d un revenu total de 34a livres (3). Le curé de Saint-Lyé était chapelain de Saint-Jacques en Piflpou et de Saint-Eloi de Méry, et avait, comme tel, un revenu de 236 livres. Le curé des Noës avait une pension de i.5oo livres sur Tabbaye de Verteuil, au diocèse de Bordeaux (4).

Ces exemples, choisis entre beaucoup d*autrés, suffisent à nous montrer que bien des bénéiices étaient réellement possédés par des membres du clergé séculier. Dès lors, n'était-il pas aussi inutile qu'injuste de demander dans les vœux de 1789 la suppression de ces bénéiices?

Il était fort peu de paroisses succursales dont les charges fussent plus élevées que les revenus : nous ne connaissons que Courcelles, au doyenné de Margerie, qui ne rapportait que i38 livres, tandis que les charges montaient à 343 livres 12 sous (5). La cure de La Chaise produisait si peu qu'en 1780 il n'y avait plus de curé résidant.

Les VICAIRES des paroisses dont le curé se nommait vicaire-perpétuel — le titre de la cure appartenant à un Chapitre ou à une abbaye — n avaient qu'un très faible traitement. Ainsi, Béguinet, vicaire de Perrard, curé

(1) Arch.,L. V.,i553.

(2) Arch., L. V., i538 Le prieuré d'Origny était situé dans Tancien diocèse du Mans et dépendait de Marmoutier.

(3) Arcli.,L. V., i56i.

(4) Arch., L. K., V193.

(5) Arch.,L. V.,iSS5.

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de Saint-Aventia à Troyes, ne reçut pour traitement fixe, ea Taunée 1790, que 100 livres, et pour casuei 67 livres 3 sous. Perrard lui-même ue toucha que 348 livres de fixe et 194 livres 4 sous de casuei. Bazin, vicaire de Saint- Nicolas à Troyes^ reçut, en 1790, seulement aoo livres de traitement et iio livres 5 sous de casuei. Bouillerot, vicaire de Saint- Jacques-aux-Nonnains, eut i5o livres pour tout traitement et i5o livres pour tout casuei. Olivier, vicaire de Sainte-Madeleine, reçut a3o livres comme fixe et 3o livres comme casuei (i) ; son collègue, Cortier, toucha aa5 livres de fixe et i33 livres 10 sous de casuei ; Deschamps eut, comme prêtre sacristain de Sainte-Madeleine, son traitement porté à 3oo livres, et son casuei fut de 3o livres 10 sous seulement (a). Jacquier, prêtre sacristain de Saint-Nizier, reçut, pour 1790, 4^6 livres comme traitement et comme casuei ; son collègue, Prat, toucha 180 livres de fixe et 167 livres i5 sous de casuei (3).

Les vicaires de quelques paroisses curiales étaient un peu mieux partagés ; Rondot et Rigoley, Tun et l'autre vicaires de Saint- Jean, reçurent chacun 4i3 livres 5 sous (4); Drevelle, leur collègue, toucha 3oo livres de la Fabrique ; mais le vicaire de Saint-Remy n'eut que aoo livres de traitement et 65 livres 5 sous de casuei Le traitement fixe du vicaire de Saint-Martin-ès- Vignes était de 3oo livres (5) ; il devait acquitter une messe par semaine comme chapelain de Saint-Biaise ; les honoraires de 3i livres 4 sous lui étaient payés par Tabbé de Montiéramey, qui jouissait des revenus du prieuré.

La petite paroisse de Saint-Denis, à Troyes, n'avait plus de vicaire depuis la mort de Delaporte en 1 789. Ce fut

(I) Apch.,L. V.,i54a.

(a) Arch., L. V., 1619.

(3) Arch.,L. V., 1547.

(4) Arch.. L. V.,1549.

(5) Arch., L. V., lôao.

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