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peut-être le défaut de ressources qui empêcha de pourvoir à son remplacement. Le curé ue reçut, en 1790, que 149 livres de casuei. Le curé de Saint-Jacques fut un peu mieux rétribué : 33o livres 3 sous de casuei et i5a livres de fixe, plus 3^2 livres pour Tacquit des fondations (1). La cure de Saint-Pantaléon valait seulement 3oo livres* payées par la Fabrique, plus 1100 livres pour l'acquit des fondations et 400 livres de casuei (a).
Les vicaires des paroisses de la campagne n'avaient qu'un revenu minime. Celui de Saint-Parres-aux-Tertres recevait sa portion congrue de Tabbaye de Foissy et de celle de Molesme(3); son casuei, en 1790, ne fut que de 7a livres. Un des vicaires de Mussy avait seulement 35o livres de traitement (4) ; ceux de Brienne recevaient chacun aoo livres par an; le curé de Mailly donnait 450 livres à son vicaire (5). Le curé des Riceys abandonnait tout le casuei aux desservants de Ricey-Haut et de Ricey-Hautc Rive qui ne touchaient pas de traitement fixe (6). Ce casuei ne fut, en 1790, que de lao livres à Ricey-Haute-Rive, et Q97 livres à Ricey-Haut.
Le desservant de Vallières recevait sa portion congrue du curé de Cussangy, soit 35o livres, auxquelles les paroissiens ajoutaient, comme nous l'avons dit, i5o livres ; 108 messes de fondations lui étaient payées 84 livres. Le fixe du vicaire de Maizières-la-Grande-Paroisse n'était que de i4o livres (7). Le vicaire de Saint- Martin de Pont reçut, en 1790, ^65 livres de la Fabrique. Outre sa portion congrue de 35o livres que lui payaient les Dames de Saint-Cyr, le deuxième vicaire de Nogent-sur-Seine
(i) Arch., L. V., 1517.
(a) Arch., L. V., i55a.
(3) Arch.,L. V., 1647.
(4) Apc1i.,L. V., 1548.
(5) Arch.,L. V., i548.
(6) Arch., L. V., 1649, et L. K., 1/178.
(7) Arch.,L. V., 1549.
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recevait 5o livres de la Fabriqae ; son casuel s'éleva, en 1790, à 109 livres la sons (i). Chaque vicaire d'Arcis touehait 35o livres de fixe, plus 5o livres que lui faisait la Fabrique ; le casuel, pour 1790, fut de 38 livres chacun. Le curé de Chaource abandonnait sa part des dîmes des Maisons au desservant, au lieu de le payer en argent. Le ncaire de Notre-Dame de Tralnel ne recevait que i5o livres : c'était la Chambre ecclésiastique de Sens qui les lui servait (a). Le traitement de chacun des deux vicaires de Bar-sur-Seine s'éleva, en 1790, à 4^6 livres, y compris 34 livres de casuel et 7a livres pour la Passion.
Cent-soixante desservants de la campagne n'avaient que les menues dîmes de leur paroisse, les novales et leur portion congprue faite par les gpros décimateurs ou la Fabrique. Dans quelques paroisses, à Ervy, par exemple, le curé était décimateur pour un ^ tiers ou même moins ; dans d'autres il ne prélevait la dlme que sur une partie du finage, et cela même dans les bourgs, comme Saint-Lyé (748 habitants), Saint-Phal, Auxon, Villenauxe, dont la cure n'avait qu'une portion congrue de 700 livres. A Troyes, le curé de Saint-Nicolas n'avait comme fixe que 3oo livres.
Les décimateurs avaient quelquefois le tort de ne pas pourvoir d'un presbytère la paroisse dimée par eux, de sorte que de gros villages, comme Plaines, par exemple, n'avaient pas de prêtre résidant. Plaines, en effet, dépendait de Mussy, paroisse voisine, à laquelle était aussi réunie celle de Gomméville, et, ce qui était plus regrettable, c'est que ces deux succursales, malgré leur population assez élevée (Plaines avait 5a5 habitants, en 1790, et Gomméville 5o3), ne possédaient pas même de fonts baptismaux. Il fallait porter à Mussy les enfants à bapti-
(I) Arch.,L. V., i55s.
(9) Areh.,L. V.,i6i8.
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ser (i). Ce Qe fut qu'en 1779 que Tévéque autorisa Plaines et Goiuméville à avoir des fonts baptismaux. Il n'y avait pas de presbytère à Méry. nous ne savons pour quel Diotif (a).
Dans les églises importantes, il y avait un prêtre sacristain à qui on donnait quelquefois le nom de vicaire. Celui de V^illenauxe recevait 4^ livres de fixe et 80 livres de casuel, c était plus que ne touchait le vicaire. Celui de Nogent-sur-Seine avait un traitement fixe de 3oo livres et son casuel fut, en 1790, de loo livres (3).
La COHABITATION du curé et du vicaire était peu pratiquée avant la Révolution. Nous en connaissons quelques exemples. A Mailiy, àChampignol,à Avirey-Lingey.le curé logeait le vicaire. A Ghcssy, le curé, Collinot, fournissait à Maugras, son vicaire, a4o livres par an, plus le logement, la nourriture et Téclairage, le blanchissage et le chauffage. Mais le vicaire devait acquitter six messes basses par semaine pour le curé. A Estissac, le vicaire était logé, nourri, chautle, éclairé, et recevait 160 livres, plus le petit casuel vi les messes libres. Le curé de Chaource donnait à son vicaire 3oo livres, le petit casuel, la nourriture et le logement (4).
Quelques paroisses avaient assez de revenus pour permettre au titulaire de payer un remplaçant en cas d'absence prolougée. La cure de Barbuise était des plus lucratives. Le curé habitait Paris, cVst lui qui contresigna le mandement de Ms»" de Barrai relatif aux prières pour les Etats-Généraux. Il ne venait h Barbuise que deux ou
(i) L'évéque de Troyes érigea plusieurs paroisses malgré les déciniateurs : la dernière succursale créée par lui fut Buchèreti, le !•' janvier I790,nonobslant l'opposition du chapitre de Saint-Pierre (Arch.,G.,i3i4).
(a) Arch.,G.,73i.
(3) Arch.,L. V.,i5o4.
(4) Arch.,L. K., 1/186.
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trois fois par an, pour toucher les gros revenos de son bénéfice. Un desservant le suppléait pour les fonctions pastorales (i).
Abus. — Le Chapitre de la cathédrale et les collégiales, les abbayes de Notre-Dame-aux-Nonnains, de Montier-la- Gelie, de Montiéramey, de Saint-Loup, le prieui*é de Villacerf, le Commandeur de Malte, étaient les gros décimateurs d'un assez grand nombre de paroisses. Plusieurs des décimateurs étaient de diocèses étrangers, comme quelques-uns des patrons des cures. A Troyes, les cures de Saint- Jacques, Saint- Jean, Saint-Nicolas et Saint-Pantaléon, étaient à la nomination de Tabbesse de Notre- Dame-auz-Nonnains, à qui les curés devaient payer une pension. C^était un abus assez criant pour que les populations en aient fait l'objet d une plainte dans leurs cahiers à la veille des Etats-Généraux. Ainsi, les communes de Crancey, Laines-aux-Bois, Nogent-sur-Seine, Troye8,réclamèrent spécialement contre cet usage qui, pour être ancien, n'en était pas moins rempli d'inconvénients
Un autre abus consistait dans la cession d'une cure par le titulaire à un prêtre de son choix, sinon de sa parenté, moyennant une pension ordinairement de 4oo livres prélevée sur les revenus de cette cure. Le résignataire se t^servait presque toujours une pension élevée, qui lui permit de vivre honorablement en retraite.
Les curés de Planty et de Bucey payaient chacun une pension de 200 livres à leur prédécesseur (2). Ceux de Vosnon et de Saint-Oulph avaient cédé leur cure moyennant une réserve de 4^0 livres (3). Celui d*Esclavolles avait résigné la sienne pour 5oo livres. Pierre Hambourg, ancien curé de Saint-Remy-sous-Barbuise, s'était réservé
(i) Arch., L. V., 1619.
(9) Arch.. L. V.. i548 et i564.
(3) Arch., L. V., i5Si.