XUV PAROISSES DU DIOCÈSE
hoQorent leur mémoire ; leurs noms n*OQt pas dans l*histoire de Téglise de France l'éclat des grands noms du siècle précédent ; ils méritent cependant d*étre conservés. Citons, par exemple, Courtalon-Delaistre, le consciencieux auteur de la Topographie historique de la cille et du diocèse^ Michel Tremct et Jean Hugot, les deux annalistes troyens les plus exacts, Rémi Breyer, le savant érudit, Trasse de Montmusard, Thistorien local le plus délicat. Chèvre de la Charmolte, Tinfatigable chercheur, Jean Maydieu, le littérateur déclamatoire, mais de bonne foi, auteur de La Vertueuse portugaise^ de U Honnête homme et d*une Vie de Grosley qui n'est pas sans intérêt.
Le nombre des docteurs était en 1790 de sept ; celuides licenciés en théologie ou en droit canonique, de quatre; nous avons compté quarante-six bacheliers ou maîtresès-arts.
De ces chiilres, qui sont certainement au dessous de la réalité, nous inférons que le clergé troyen était instruit personnellement ; mais cela ne lui suflisait pas ; il avait la mission d'enseigner, et il n'y manqua pas. Par ses soins, son dévouement et ses lumières, il y avait au moins une école dans la plupart des paroisses, même dans celles qui ne comptaient qu'un très petit nombre d'habitants, même dans certains villages ou hameaux qui n'avaient pas d'église.
L'instruction. — S'il était possible de remonter à l'origine des écoles primaires, soit à la ville, soit à la campagne, on en trouverait phis d'une dont la fondation est due aux libéralités du clergé. Sur sept paroisses que comprenait le canton de Oeney en 1796, six avaient une école et trois de ces écoles appartenaient aux fabriques. On peut donc appliquer au diocèse de Troyes ce qu'un pasteur protestant, Schmidt, a dit de la Lorraine : « Là où s'élevait un clocher, on pouvait être à peu près certain de trouver une école ». Et en Champagne, comme dans les
L^INSTRUCnON XLV
autres provinces, s*est vérifiée la parole d'Auguste Comte : a Le catholicisme fut le promoteur le plus efficace du développement populaire de rinteliigence humaine (i) ».
Puisque ce n'était pas seulement les gros villages qui possédaient le bienfait d'une école, et que dans les moindres paroisses on en comptait une, qui a depuis disparu à cause de leur peu de population, il ne serait pas téméraire d*a£Blrmer que, sous ce rapport, l'enfance était jadis mieux favorisée qu'aujourd'hui.
Les deux listes qui suivent montreront notre assertion comme l'expression d'un fait général et non exceptionnel.
Localités très peu peuplées ayant Une école açant lySg et n'en ayant plus en i8o5 :
Assencières en 17120, Avalleur en 177a, Blignicourt en 1788, Brantigny, Champsi court en 17126, Courcelles près YèvreSy Courgercnnes, Courmononcle en 1788, Kontaine- Luyères en 1688, Juvanzé en I7'j8, La Chapelle-Godefroy en 1742, La Perrière en 1757, Lépine en 1697, Morerabert en 1741, Nogent-en-Othe en 1788, Romaines en 1775, Sacey en 1733, Vaudron en 1760, Ville-au-Bois-lès-Soulaines en 1664, Viliemereuil en 1779, Villeret en 1766, Villevoque en 172a, Villiers-le-Brûlé.
Localités ayant açant 1^8 g une école et pas (V église :
Assenay, Buchères en 1780 (2), Ghampsicourt, Eaux Puiseaux en 1788, Fays-Ghapelie en 1763, Lavau, Les Maupas, Lirey, Maisons, Moutigny en 1788, La Perrière en 1757, Prunay-Saint-Jean, Rosières en 1766, Souligny en 1760, Villechétil en 1780, Viliemereuil en 1779.
Plus nombreux encore étaient les villages ayant avant 1789 une école et pas de presbytère. Tels étaient :
(i) Comte, Cours de philosophie positive, t. V, p. aSS. L*écoie de Saint- Julien appartenait à la Fabrique.
(9) Bacbères était un hameau de Verrières ; la chapelle de Villetard n'était ni ooriaie ni sacconale.