NOMINATION DES VICAIRKS ÉPISCOPAUX
léon, et Roadot, autre vicaire de Saint-Jean, à celle de Saint-Remy dont Sainte-Madeleine n'était plus qu*un oratoire. Quant aux autres cures vacantes par le refus de serment de leur titulaire, elles ne furent pas pourvues immédiatement. On se contenta de les déclarer vacantes, espérant que Texemple de Sibille ferait faire de mûres réflexions à ceux qui les occupaient (i).
On décida que les cures seraient déclarées vacantes lorsque les élus ne se seraient pas présentés à Tévéque du département, dans la quinzaine qui suivrait la notiflcation de leur nomination (q). Toutes les provisions accordées par Sibille, ou son conseil, furent rédigées en français, excepté deux ou trois qui sont en latin.
La loi donnait à chaque curé le droit de choisir ses vicaires, à condition seulement que le choix portât sur des prêtres ordonnés pour le diocèse ou admis par Tévêque.
Les collaborateurs que Sibille s'adjoignit pour Tadministration du diocèse et de la paroisse de la cathédrale, dout il devenait curé, furent au nombre de seize (3) Ce nombre avait paru nécessaire au législateur pour remplacer les chanoines et pour rendre Tappareil du culte plus imposant. Il était interdit à Tévéque de faire aucun acte de juridiction sans en avoir délibéré avec eux, sauf dans le cours de ses visites où il pouvait rendre a telles ordonnances provisoires qu'il appartiendrait. »
Les premiers vicaires épiscopaux furent installés à la cathédrale le 8 mai, après avoir prêté serment. C'étaient Bramand. curé de Pougy, choisi le ag avril ; Larmet, chanoine de Saint-Urbain, doni les provisions sont contresignées par un secrétaire laïc, Bergerat ; François Bourcier,
(i) Jour nul du Départementy du 35 mars 1791. (a) Arch.,L. V., i536.
(3) B. H., t. 1, p. 4ai, dit que u Sibille était assisté de neuf vicaires ».
600 ORGANISATION DE l/ÉGIJSK CONSTITUTIONNELLE
né à Rtgay-le-FerroQ le a3 novembre 1768, prêtre habitué à Notre-Dame*des-Chanip8 à Paris ; Jean-Baptiste Chevalier, né à Troyes le ig novembre 1733^ curé de Rouilly- Sacey ; Philippe-Charles Desmoulins, né k Troyes le 1 1 mai 1749» ancien curé de Dosches et de Neuvy-Saatour ; François Dret, né à Troyes le ai janvier 1767, vicaire de Saint-Jean ; Savinien-Eloi-Honoré Hardy, né à Villeneuve- FApchevéque le a5 juin 1755, principal du collège d'Ervy ; Honoré Pichot. né à Troyes le 4 février 1761, vicaire de Saint- Jean depuis le i«^ septembre 1790.
Sibiiie choisit deux autres vicaires qui furent installés le 12 juin : c'étaient Michel-Victor Champenois, né à Villenauxe le a8 février 1766, et nommé curé constitutionnel de Faux-Villecerf le qo mai ; François-Claude Jacquemin, directeur de Tabbaye cistercienne de TEstrée, à Muzy (Eure). Le q6 juin, Tévôque appela dans son conseil Claude- Augustin Roblot, né à Troyes le 16 janvier 1761, premier vicaire de Saint-Nizier, et, trois jours après, Antoinc-Henri-Prosper Noël, né à Villadin le 17 novembre 1747. chanoine de Saint-Florent de Roye. Il compléta son conseil en y introduisant le 29 juillet Joseph Anbert, né à Entrages, diocèse de Digne, le 14 mai 1761, et vicaire de Saint-Nicolas-des-Champs à Paris ; le q4 septembre, Félix-Laurent Harmand, né le 10 août 1755 à Souilly (Meuse), vicaire de Saint-Ayoul de Provins; le q3 octobre, Claude-Hugues Bandin, né à Salins le ai novembre 1753, supérieur du collège, et Simon Claude Maître, né à Thennelières le 7 janvier 1766, régent du collège de Sézanne et, depuis le ai mars vicaire de Saint-Denis de la même ville. Sibille nomma encore vicaire Jacques Longchamp, un étranger, qui ne prit pas possession. Inutile d'ajouter que tous s'étaient soumis à la Constitution civile. Avant de prononcer le serment, Maître avait tenu « un discours rempli de religion et de patriotisme, se félicitant, ajoute le procès-verbal, de voir renaître les temps de la primitive Eglise par une sage