‹ Histoire du diocèse de Troyes pendant la RévolutionChapitre 184 sur 201 · PENSIONS ECCLÉSIASTIQUES · texte numérisé non relu

PENSIONS ECCLÉSIASTIQUES

78.543 livres 17 sous 3 deniers, elles vicaires 7.376 livres. En 1791 les curés reçurent 83.738 livres 9 sous 9 deniers, elles vicaires 9.126 livres 3 sous 11 deniers. Les autres frais du culte comprennent pour 1790 i5.o84 livres i5 sous versées aux prieurs et aux abbés, et 27.656 livres 9 sous 9 deniers payées aux chanoines et aux religieux des deux sexes. Quant aux curés non assermentés du même district, on leur paya a.ooo livres. La mort de Mignot, abbé de Scellières, survenue en septembre 1791 réduisit de i.Soo livres les pensions du dernier trimestre (i).

I /ensemble des dépenses du culte pour Tannée 179a fut de 1. 197.765 livres ; il avait été en 1791 de i.444oooU^i'6s pour tout le département. Les finances étaient alors en si mauvais état qu'on pardonnera au comité du conseil général de TAube d*avoir présenté la différence entre ces deux sommes comme devant nécessairement faire plaisir (a).

Dans le premier trimestre de 1792 les seuls frais du traitement des ministres du culte pour le diocèse montèrent à 295.000 livres dont 3i.ooo pour le district d*Arcis. Les religieux et les bénéficiers supprimés reçurent So.ooo livres pour le trimestre d'octobre. Les ecclésiastiques fonctionnaires publics touchèrent 90.000 livres et les religieuses 3o.ooo livres pour le trimestre de janvier 1793. Jusqu^à cette dernière date, les pensions se payèrent d'avance ; le département décida le a janvier 1793 qu*elles ne seraient désormais payées qu'à la fin du trimestre.

En 1794 on donna le nom de pension au traitement des ecclésiastiques attachés à un service. Le trimestre de nivôse an II ne fut payé qu'en germinal. Le district de Barsur-Aube est celui où les anciens fonctionnaires publics

(i) Arch., L. D. 6/*. Loin dlndiqaer le jour de la mort de Tabbé de Scellières, les auteurs même les plus en renom ne s'accordent pas seulement sur Tannée où elle arriva.

(a) Arch., L. G. i/9-

(c*est ainsi qu'on désignait les ecclésiastiqoes conserva en fonctions jusqu*à la suppression du culte) reçurent la plus forte somme : aa.844 livres 8 sous a deniers. Vient ensuite le district de Troyes pour 20.089 livres, celn d*Arcis pour iS.Sya livres i5 sous 3 deniers, celai de Nogent pour i5.i94 livres 6 sous et celui de Bar-sur-Seine pour 8.36o livres. Les comptes du district d*Ervy r*oiiI pas été conservés. Quant aux pensions des anciens religieux, elles furent de 80.409 livres 6 sous 11 deniers pov le district de Troyes ; de 5.844 livres la sous 6 deniers pour le district de Bar-sur-Aube ; de S.oao livres 16 sons 6 deniers» pour le district de Nogent; de a. 74^ Wvrti 14 sous 10 deniers pour le district d'Arcis et de 1.69} livres 16 sous pour le district de Bar-sur-Seine. Les religieuses reçurent dans le district de Troyes so.810 livres 2 sous 5 deniers ; dans le district de Nogent 4.5G9 livres 10 sous ; dans le district de Bar-sur^Aube, 3.7C7 livres 3 sous 8 deniers ; dans le district de Bar-sor- Seine, a.ai8 livres 5 sous 9 deniers, et dans le district d'Arcis 975 livres seulement (i).

Le aii juillet 1791 Tadministration avait accordé on supplément de 3oo livres aux curés qui avaient une succursale et 5oo livres à ceux qui feraient le service d'une église voisine, jusqu'à la nouvelle circonscription des paroisses. Ainsi, par exemple, le curé de Luyères reçnt 3oo livres pour Fontaine, qui n'était que succnrsale. Le curé de Saint-Germain eut la même somme pour Lépine, pour le même motif; mais le curé de Verrières toucha 5oo livres pour Saint- Aventin, qui était une cure.

Cet arrêté du 2a juillet, le département le modifia au commcnceinent de 179a* eu spécifiant que les curés qui avaient au moins i.îioo livres ne recevraient aucune augmentation pour le service de deux autels. Cette réduction que rien ne justifiait, cette mise en demeure de faire un

(i) Arch., L. E. 1/24.

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