PENSION DE M'' DE BARRAL
UadmiuistratioQ de la Marne refusait de payer les eccléasiiques qui n'avaient pas prononcé et écrit ce serment : » déclare avec sincérité que je reconnais pour supérieur ;clésiastique légitime Tévéque élu du département de la [arne.
Jure ou meurs de faim : voilà en effet le dernier mot ;s Jacobins. N*est-ce pas la formule de tous les gouver- ?ments oppresseurs ? En attendant que ces conseils ranniques fussent mis à exécution, TAssemblée natioile stipulait qu'une pension serait accordée aux prêtres isermentés obligés par leurs infirmités à prendre leur straite : tel fut Jean Coupry, curé de Montsuzain ; le istrict d'Arcis lui assigna une pension de 700 livres : était, il faut le reconnaître, plus que les gouvernements ostérieurs, soi-disant libéraux, n'ont coutume d'accorder QX prêtres usés dans les travaux du saint ministère et >ndamnés au repos par leur état de santé. Le district de Nogent refusa une augmentation de traisment au curé de la Saulsotte qui avait besoin d'un cheval our desservir sa paroisse très étendue. Le seul motif de 3 refus était qu'on ne voulait pas créer un précédent (i). La nation ne faisait donc pas au clergé constitutionnel n meilleur sort qu'au clergé insermenté. Le 24 juillet 790, l'Assemblée nationale avait arrêté qu'une pension ;rait assurée aux évêques, curés et autres bénéficiers ui ne conserveraient pas leurs fonctions. Le 4 janvier livant, le département fixa le traitement de Ms^ de arral à 3o.ooo livres pour Tannée 1790 : c'était le maxilum. Pour l'établir, on fit l'addition des revenus de l'évêue. Il était titulaire de l'abbaye séculière d'Aurillac iquelle valait 12.000 livres, de deux chapelles au château e Montferrat au diocèse de Vienne, d*une pension de ,200 livres sur le prieuré de Vif au diocèse de Grenoble, t d'une autre pension de 900 livres sur un prieuré bénéictin du diocèse de Cahors.
(i>Areh.»L. D. 6/1.
Quant aux revenus fonciers de révêché» ils étaient peu considérables à la (in du xviir siècle. Ils provenaient du produit de 5 arpents de pré au Pont-Hubert rapportant 176 livres; 5 arpents de pré à Saint-Lyé rapportant 181 livres; 4 arpents et un quartier de vignes à Yillenioyenoe rapportant 75 livres ; 8 arpents de vignes à Prunay-Saint- Jeau rapportaut 90 livres ; plusieurs maisons à Paris rue de Bièvre, louées 700 livres ; 3 arpents de terre à Montrons loués 60 livres. Le château de Tévéque à Saint-Lyé ne rapportait absolument rien. Quant aux charges, elles comprenaient le quartier des pauvres à Thôpital pour le mois de janvier, 100 livres; les oublies du jeudi-saint, q4 libres* Thuile pour la confection des saintes huiles, 35 livres ; 3a4 livres payées en 1790 au prédicateur de l'Avent et du Carême ; 6 livres aux enfants de chœur de Saint- Pierre, le jour de la fête patronale ; 3u livres aux marguilliers à verge.
Lorsque M^^ de Barrai eut donné sa démission, on lui appliqua les décrets, en ramenant sa pension d*abord à 10.000 livres, puis à 8.000 livres, ce qui obligea le prélat, ainsi que nous lavons vu (i), à demander la réduction des deux tiers de sa contribution patriotique.
Quant au traitement du coadjuteur, on Tarréta le 18 lévrier 1791 à 10.000 livres; on Téleva le ^9 mars à 12.000 livres, d'après ses revenus. Le prélat était depuis 1701 titulaire de la petite abbaye du Mas-d'Azil au diocèse de Rieux, laquelle valait 10.000 livres, du prieuré de Mougou au diocèse de Poitiers rapportant 9.000 livres, d'une pension de 17.500 livres sur les économats (2), et depuis 1786 il possédait Tahbaye de Lanténac au diocèse
(2) D*aprcs Arch. N., D, X, i, le coadjuteur n'avait que lo.Soo livres de gratification sur les économats. D'après arch.^ L. V. i566. c'était 525.0(10 livres qu'il recevait. Nous croyons exact le chiffre df 17.500 livres.