ARTICLE I. — PRIEURÉS
Ordre de Saint-Benoit.
ANCIEN UIOCB8E.
Notre-Damk de l'Abbaye-soijs-Plancy, dépendant de Tabbaye de Molesme, fondé avant 1080 par Gilie, dame de Plancy ; revenu en 1789, 1.400 livres; dernier titulaire en cominende : Sébastien Ëloy, abbé de Macheret (a), pourvu le 1*=*^ mai 1770. Le prieur avait à sa charge l'entretien des bâtiments et le paiement du gros du curé de Houlages (3), estimé, année commune, ^'21 livres la sous.
Notre-Dame et Saint-Baussange, d'Arcis-sur-Aube, fondé par Manassès, évoque de Troyes, et dépendant de
(i)A. P.,t. XJII,p. lôSi^o.
(a) Arch., G.,3974, reg.
(3) Arcb.> L. D. 9/6. Lo gros d'une cure était une pension en argent ou en fruits que les gros dccimateurs donnaient aux corés an lien de dîmes»
FRIKUKÉS UKNKDICTINS lb3
Tàbbaye de Marmoutier (i) ; revenu, 800 livres. Le titulaire, à la coUatioQ du roi, nommé en 1777, éNJt Jean- Baptiste Suoz. Le prieur donnait tous les ans 100 livres à un des vicaires d*Arcis pour la desserte du bénéfice, dont le titre avait été transféré dans la chapelle de la Sainte Vierge de Téglise paroissiale.
Saint-Pibrrb d'Avon-la-Pèzb« à la collation de Tabbé de Pothières ; revenu, 3oo livres ; titulaire, nommé le ai avril 1768, Jean Baptiste Poncelet, prêtre, religieux profës bénédictin.
Bout-sur-Orvin, sous la dépendance de Tabbé de Gormery ; revenu, i.qoo livres.
En 178a, il ne restait plus aucun vestige de ce bénéfice(â). Saint-Pierre de Brienne-le-Chateau, dépendant de Tabbaye de Montier-en-Der, fondé en ii32 par Hatton, évoque de Troyes ; titulaire, dom Alexis Lombal, secrétaire, en 1788, de l'abbaye de Montier-la-Celle (3), né à Si vry-sur- Meuse, le i5 décembre 1738. Il succéda, en 1767, à dom Joseph Lallouette. M. d*- Loménie, archevêque de Toulouse, après avoir établi une école militaire près de son château de Brienne, avait imaginé d'y transporter aussi l'institut des demoiselles nobles, fondé à Saînt-Cyr par Madame de Maintenon. Pour mettre son projet à exécution, il voulut disposer du prieuré contigu à l'église de Brienne et des revenus qui en dépendaient, sauf à indemniser les parties intéressées et, notamment, le curé de la paroisse. Il fît part à celui-ci de ses intentions, mais il éprouva un refus formel. Le prieuré subsista donc jusqu'à la Révolution.
(i) G.yt. I, p. 396, ne fait commencer qu'en 986 Tépiscopat de ManasBès l"; la fondation du prieuré n'eut donc pas lieu vers 960, comme il le dit, t. 111, p. 46a. Ce prieuré dépendait de Moiesme, d'après B. G.» 7, XIX-176. Le nom du titulaire est écrit de Soole dans La France eccléaiastique de 1787.
(3) L'origine de ce prieuré est racontée par Bardel, Brienne au temps Jadis, p. 87.
164 SUPPRESSION DBS BÉNÊFIGBS
Les revenus étaient, en 178g, de a.494 U^r^s, plas 450 livres pour dlme de vin : les charges n'étaient que de a.joo livres, comprenant la portion congrue du second vicaire, la dlme due au curé, diverses autres redevances avec les frais d'entretien du chœur de Téglise de Briennele-Château et de celle de Brienne-la-VieiUe. Le titnlaire payait 220 livres au curé de la paroisse pour Tacquit des fondations.
Saint-Nicolas de la Chapelle, dépendant de Montierla-Celle ; revenu net, i.ooo livres ; titulaire, François Coutrié, bénédictin, nommé en 1767, étant prieur de Montier-la-Celle ; supprimé en 1776 et réuni à la mense de Tabbaye.
Saint-Michel de Chappes, à la nomination de l'abbé de Montiéramey; revenu net, 3oo livres; titulaire, Joseph- Bernard Ternisien, prêtre du diocèse d* Amiens, ancien curé de Sentelie (i) au doyenné de Grandvilliers, vicaire général et grand chantre de Tulle ; il était aussi chapelain de Saint- Basile de Sexcles, et de Saint-Antoine de Saint- Gêniez {1). Son prédécesseur, doni Jacques-SifTrein Courtois, bénédictin du diocèse d'Orange, prit part à la rédaction du cahier des vœux du clergé.
Saint-Jean du Chêne, fondé au xii« siècle, dépendant de l'abbaye de Saint-Uemi de Reims, à laquelle il fut réuni en i!25o ; revenu net, 2.240 livres !\ sous 6 deniers (3) ou, d'après un autre compte, 3.44'^ livres (4) ; titnlaire, François-Denis d'Estouf Millet de Monville, chanoine de Toulon, domicilié dans le district de Vitry-le-François, nommé en 1773, après résignation de Louis Floust Delanoë, clerc tonsuré de Toulon.
(i) ScntcIie (Somme, arr. d'Amiens, cani. de Conty), autrefois da doyenné do (irandvillicrs. situé aujourd'hui dans le diocèse de Beauvais.
(q) Saint Gcniez-O-Merle (Corrèze,arr.de Tulle, eant.de Servières. — Sexcles, Corrèze, arr. de Tulle, cant. de Mercœur).
(3) Arch.,L. V. i58i, lias.
(4) Arch., L. V. 1698, lias.
PRIBURÉS BéNÉDIGTINS 165
Saint-Pierre et Saint-Paul de Dampierre, à la collatioa de Tabbé de Marmoutier. L*emplacemeat et les dépendances s'étendaient de l'église à la rivière ; ils sont aajoard*hni réunis aux jardins du château. Les revenus s'élevaient, en 17128, à i 4^4 livres 16 sous, à charge de payer une portion congrue de 3oo livres au curé de Dampierre et aSo livres aux moines de la Piété-les-Ramerupt, poor r&cquit d'une messe les fêtes et les dimanches à la chapelle de Notre-Dame du Meix-AUeran, située sur la rive droite du Puits (i). Dans les dernières années, le revenu tombe à i.5oo livres. Le prieur commendatalre est Jean-Baptiste Courtalon, né à Dienville, cousingermain de Courtalon-Delaistre, et chapelain particulier de Madame Adélaïde.
Notre-Dame de Foughèrbs, à la nomination de Tabbé de Molesme ; revenu, 700 livres ; François-Joseph-Christian Paulze, chanoine de Montbrison, sous-diacre de Lyon, titulaire depuis 1778, avait résigné en faveur d'Alexis Paulze, prêtre du diocèse du Puy et chanoine également de Montbrison, qui avait pris possession le 19 juillet 1783.
Saint-Pierre d'Isle-Aumont, dépendant de Molesme, fondé en 1 104, par Philippe, évêque de Troyes ; revenu, 2.000 livres . titulaire, Louis Delaporte, clerc tonsuré, à qui le grand séminaire faisait, depuis 1786, une pension de a.400 livres, à cause de la réunion du bénéfice (a).
Saint-Nicolas de Jessains. Collateur, l'abbé de Saint- Michel de Tonnerre; revenu net, 1.290 livres ; le titulaire, dom Hugues Mazet, prêtre bénédictin du couvent de Saint-Maixent, prit possession le 4 mars 1780 (3).
Saint-Denis de Marnay, dépendant de l'abbaye de Saint- Denis en France et réuni à la maison de Saint-Cyr
(i) Saveliez, Dampierre et ses seigneurs.
(a) Nous croyons inutile de mentionner ici le prieuré de Sainte- Madeleine dUerbisse.qui était réuni au Petit-Séminaire depuis 17M.
(3) Ce prieuré est omis par Boutiot et Socard, Dictionnaire topographique de VAube.
166 SUPPRESSION DKS BÉNÉFICES
près de Versailles ; revenu, 3.i25a livres. En 1786, le titulaire était, depuis 1 761, de Villeraze, archidiaere de Béziert (France ecclésiasi, de 1^8^).
Saint-Blaise, aDciennement Saiat-Jeau-en-GhAtel (i), foadé,vers87i,parles religieux de Montiéramey.à Troyes, près des moulins do la Tour et transféré, depuis 1766» dans Téglise Saint-Martin-ès- Vignes ; titulaire, l'abbé de Montiérainey, qui couimettait un chapelain pour Tacquit des charges ; revenu, 1.600 livres.
Saint-Robert de Méry-sur-Skine, à la nomination de 1 abbé de Molcsmc ; revenu, 800 livres ; le titulaire, Jean- Baptiste-Marie-Scipion de Roux de Bonneval, chanoine et vicaire général d'Aix, avait pris possession le a6 avril 1785, après décos de dom Bourdon, bénédictin (a).
Saint-Jean-Baptiste de Montmorency, à la collation de Tabbc de Montier-en-Der ; revenu, 600 livres; le titulaire en comniende, Charles-Jean-Baptiste-Antoine Debrienne, clerc tonsuré de Gyé, licencié en droit, prit possession le 10 septembre 1781. Le prieur payait la portion congrue, 700 livres, du curé de la paroisse, et une autre, de 35o livres au desservant de Lentilles.
Saintk-Madeleine d'Ortillon, dépendant de Tabbaye de Marnioutier ; revenu, 34o livres, et, charges déduites, i^i livres ; titulaire, François-René Le Brasseur, anmôiiier de Louis XVI. La messe à dire cha({ue vendredi avait été transférée au dimanche, peut-être pour la commodité des habitants du village.
Notre-Dame de Payns, à la nomination de Tabbé de Monticr-la-(]elle ; recettes, i.oSî livres 6 sous ; dépenses, 432 livres 18 sous (> deniers ; le titulaire, Laurent Bizon, né à Sedan, le i" mai 1^27, vicaire général de Bastia, déjà
(i) Mas-Lalrir, dans le Trésor de Chronologie, col. 197), a écrit Saint' Jean du-(JhùteaU'8oiiS'Troyes.
(2) Le i)rieiir de Méry doit êlre distingué de Louis-Gonstant-Xiste de Houx de Bonneval, évêqucde Seiiez en i78'5el 17S4. Lui-même fui aussi cvèque de Senez de 1789 à 1791.
pourvu d*UQe pension de 5oo livres sur Tabbaye de Saint- Etienne de Caen, et d*une retraite de 3oo livres sur le trésor royal à titre d^ancien aumônier de régiment, avait pris possession le 19 mai 1774^ ^P^^ démission de dom fiercaire Lefebvre, religieux bénédictin de Saint-Vanne.
Notrb-Damb db Pbrthe, sur le territoire de Mailly ; collateur, Tabbé d*Auchy-les-Moines (i) ; revenu, 764 livres ; le titulaire, Baudouin-Pierre Gargam, avBit pris possession le aa février 1787, étant clerc minoré de Ghâlons ; il faisait desservir par le curé de la paroisse.
Notre-Dame de Pont-sur-Seine, dépendant de Tabbaye de Cormery et remontant à Charlemagne. Le bénéfice valait 9.335 livres 11 sous. Outre ce revenu, le prieur commendataire, André de Barras Castelar, curé de Notre- Dame à Manosque, était titulaire du prieuré de Saint - Pierre du Castellet, dans les Basses- Alpes, lequel valait 36a livres, de la chapelle de Saint-Thomas de Laurade à Tarascon, qui rapportait 971 livres 17 sous 10 deniers. Le prieuré était situé au nord de TégUse Saint-Nicolas, dans le faubourg de ce nom. La desserte se faisait dans cette église. De Barras avait pris possession le 3o novembre 1784.
Saint-Pierre de Pont-sur-Seine, à la nomination de Tabbé de Montier-la Celle : revenu, 893 livres ; titulaire depuis 1781, nommé par le roi, Charles- Thomas Micault de SouUeville, premier chanoine du Chapitre de Lamballe.
Notre-Dame de Radonvilliers, dépendant de Molesme ; revenu, 8,000 livres, dont moitié pour les professeurs du collège de Troyes, et moitié pour sept bourses à la nomination de l'abbé de Molesme ; titulaire usufruitier, Tarchevêque de Sens, de Loméoie de Brienne.
(i) C, t. III, p. 4^1, a écrit Aachy-Ies-Hesdin» ea Picardie ; Usez : Aachy-les-Moines ou les-Hesdin, en Artois. — Boutiot et Socard^ p. lao du Dictionn. topog., renvoient à Courtalon^ t. III, p. !^*k*k, comme référence du prieuré de Péri lie i lisez : Courtalon, t. III, p. 461. A la page 4^3, Court alon parle de la paroisse de Perthes-en- Rothicre.
1G8 SUPPRESSION DES BéNÉFICES
Notre-Dame de Ramerupt, fondé vers 960, par la comtesse Hersendis, à la collation de Tabbé de Marmoutier ; revenu, 847 livres ; titulaire^ Louis- Aaguste de Saint-Ghamas, vicaire général d*Alais, qui avait pris possession le 9 septembre 1789, après décès de Liegrand (|).
Saint-Victor de Ranfroissard (2), sur le finafi^ de Soulaines, à la nomination de Tabbé de Montiéramey ; reveQO, i5o livres : le titulaire, Nicolas Perrin, religieax de Montiéramey, avait succédé le 18 avril 1767 à dom Joseph Jourdain, religieux bénédictin.
Sainte-Colombe de Rigny-la-Nonnbuse, dépendant de Tabbaye de Sainte-Colombe de Sens ; revenu, 3oo livres ; le titulaire, nommé en 1778 par résignation de Hyacinthe Martinon, religieux profits bénédictin, était Joseph- Hyacinthe <IaiUiore, du diocèse de Dijon, docteur en théoloîric et chanoine de Saint-Géry à Cambrai.
Saint-Sympiiorikn de Romilly-sur-Seine, à la collation de labbé <le Montier-la-Celle (3) : revenu net, 1.991 livres 16 sous 4 deniers ; titulaire, Jean-Dominique Legeste, elere originaire de Paris, pourvu en 1780.
Notre-Dame de Rosnay, à la nomination de Tabbé de Moniier-en-Der ; revenu, i.îioo livres ; le titulaire, Pierre- Claude Mal vaux, grand vicaire de rarchevéque de Paris, était originaire du diocèse de Reims ; il avait pris possession le 19 mars 1776 par procureur, après décès de dom GriHel, et avait donné, en 1789, son consentement pour
(1) Arch.. L. K., i 174. Une partie des l)iens était située à Lholtre, ce qui a luit croire qu'il y eut dans cette paroisse un prieuré dépendant de Marnioulier ; le prieure de Ltiultre n'était autre chose que la cure. Les dépendances du prieuré de Ramerupt i Lhuilre ne constituaient donc pas un prieuré, comme i*a écrit Thévenot, Monographie de la commune Je Lhuitre, p. lao-iai.
(2) Ce prieuré est aussi appelé Notre-Dame-de-Pariu . Arch., G., 8a, rejç.
(3) Dans sa Liste des prieurés, p. 17. Lalore a écrit Homiliy, doyenné de llomilly ; lisez : doyenné de Pont jusqu'au xv* siècle et doyenné de Marijçny depuis le xv« siècle.
PRIBUnÉS BÉNÉDICTINS 169
la réunion du prieuré au grand séminaire de Ghâlons-sur- Marne, voici dans quelles circonstances. Le séminaire de Châlons n*était pas en état d^acquitter toutes ses charges ni d'entretenir les élèves pauvres ; le supérieur, un lazariste, René-Martin Pillerault, informa Tévêque de Troyes de* cette insuflisance de revenus : « Il désirait les augmenter par la réunion de quelque bénéfice, conformément à l'esprit de rEglise et au pouvoir octroyé par lettres patentes, datées de Fontainebleau en août 1681. Gomme il n*y avait point dans le diocèse de Châlons de bénéfice dont il pût demander la réunion, il espérait du zèle de Sa Grandeur pour les intérêts de TEglise qu'il voudrait bien le mettre à môme d'opérer la bonne oeuvre dont il était chargé, par la réunion du prieuré de Rosnay, d'autant plus que Tévêque de Châlons, collateur du bénéfice, et Tabbé Pierre Mal vaux, titulaire, consentaient à la réunion du dit prieuré au séminaire châlonnais. »
Comme il fallait s'y attendre, les habitants de Rosnay s'opposèrent à ce projet ; ils n'auraient donné leur consentement que si l'on avait réuni le prieuré au séminaire de Troyes, et encore, à condition d'avoir droit à perpétuité à trois bourses pour des jeunes gens de la paroisse ou des localités dans lesquelles étaient situes les biens du bénéfice. Pour le curé, « il ne pouvait, disait-il lui-même, voir d'un œil d'indillerence détourner le cours fixé d'un fleuve bienfaisant pour sa paroisse, pour en arroser et fertiliser une terre qui ne pouvait et ne devait avoir de prétentions qu'à la surabondance des revenus profitables à la dite paroisse. x> Il demandait, comme compensation, 5o livres par an pour le maître d'école, 100 livres pour la maltresse d'école, autant pour les pauvres, et autant pour la Fabrique, 35o pour le prieuré et 3oo pour la cure ; enfin, le séminaire de Châlons devrait payer à celui de Troyes la pension de deux élèves, l'un, natif de Rosnay, l'autre, originaire d'une des paroisses dépendant du prieuré.
Seuls, les événements empêchèrent de donner suite à
170 SUPPRESSION DBS BÉNÉFICES
ces propositions. Quoi qn*il en soit, Téglise da prieuré était l*église souterraine de Rosnay.
Saint-Hilaire, près Crancey, dépendant de Molesme ; revenu, 2.8a4 livres i3 sous 4 deniers ; charges à déduire, 384 livres; titulaire, nommé en 1766, Anne*Léon-Marie Phelippes, conseiller de grand-chambre, chanoine honoraire (i) d*Auxerreet doyen de Saint-Marcel.
Saint-Légbr-sous-Brienne, coliateur, Tabbé de Montier-en-Der ; revenu en i j8o, 3.aoo livres ; titulaire, Claude Pétré« bénédictin.
Saint-Mesmin, dépendant de Montier-la-Celle ; revenu, i.ooo livres ; le titulaire, Claude-Joachim Devélard, prêtre et chanoine de Hourges, avait pris possession le 3 septembre 1787, après le décès de Jacques-Nicolas Debranges, prêtre de Châ Ions-sur- Marne, chapelain du roi (a).
Saint-Denis de Saint-Phal, coliateur, le prieur de Goincy ; revenu, 5.66â livres 8 sous ; charges, 5.i53 livres 10 sous ; titulaire, Etienne-François- Mathurin Mauricean de Serris, clerc tonsuré du diocèse de Paris, pourvu en 1780 par résignation de son oncle. Il faisait acquitter les fondations par un prêtre résidant, probablement le vicaire. Le bénéfice était exempt de la visite de Tévêque (3).
Saint-Pierre-aux-Prés, ou des Prés, paroisse de Châtres, réuni à la mense abbatiale de Montier-la-Celle en 1776 ; revenu, 800 livres ; le dernier titulaire fut le bénédictin Jacques Conscience.
Saint-Quentin, finage de Troyes, paroisse Saint-Nizier, dépendant de Molesme ; revenu, i.ooo livres ; le titulaire, dom Jean Augustin Champagne, bénédictin de Saint-Maur, domicilié à Molesme, faisait desservir le bénéfice par
(i) Non cité dans Tabbé Bonneau, yotes pour sentir à ^histoire da clergé de V Yonne pendant la Révolution, Cf. La France Ecdésiastique de i'8y.
(2) La France Ecclésiastique de lySy ccril, p. 397, Branche an lieu de Del>ranges ; mais, p. 4^^« ^'U^' écrit de Branles.
(3) B. C, 7, XlX-176.
Henry, curé de Sainl-Parres-aux-Tertres, qui cessa le 6 juillet 1 791. Il avait pris possession le ii janvier 1777, alors qn*il était prieur claustral de Tabbaye de Saint- Pierre-le-Vif à Sens, où il demeurait, et prieur de Saint- Philibert de Lanvern, prieuré dépendant de Lande vennec, diocèse de Quimper.
Saintb-Berthb de SAiNT-REMY-sous-BARBUiSE,à la nomination de Tabbé de Hautvillers, revenu i38 livres ; titulaire nommé en 1 761, André Bourgeois, du monastère de Hautvillers. L'emplacement subsistait seul, à la date de sa prise de possession.
Saintb-Thuisb, paroisse de Jasseines, territoire de Dommartin ; collateur, Tabbé de Montiéramey : recettes 700 livres, dépenses aSo livres ; titulaire François- Antoine-Marie- Bernard de Planchette de Piégon, clerc du diocèse de Vaison (i). domicilié au Pontillard, prèsNyons. Il avait été installé le a mars 1781.
Saint-Flavit de Villemaur. dépendant de Montier-la- Celle ; le titulaire, Louis Le Tourneur, prêtre du diocèse de Paris et chanoine de Clermont en Beauvaisis, avait pris possession, le 16 avril 1774» après résignation de Didier Humbert, bénédictin, il recevait une pension de i.5oo livres du Grand-Séminaire depuis la réunion du bénéfice à cet établissement.
SAiNTE-]VfARiE-MADELEiNF:,àVillenauxe(2),àla nomination de Tabbé de Nesle ; revenu, 3.671 livres ; titulaire, Alain-
Ci) A. Massondans sa Notice sur le prieuré de Sainte-Thuise, a écrit Vairon aa lieu de Vaison.
(a) Un bénéQce dit Près de l'arbre de Montrée à Villenauxe est appelé improprement prieuré par quelques auteurs, c'était une simple chapelie primitivement située sur Montpothier. On le place aussi sous le vocable de saint Claude. Dictionn, topog,, p. i4a, d'après Mémoires de la Soc. Académ., t. xviii", p. 289. Arch., (l.iai, reg., fol. io3. La chapelle aussi bien que les autres bâtiments du prieuré n'existant plus au xviii* siècle, le service religieux se faisait très vraisemblablement dans Tégiise paroissiale.
172 SUPPRESSION DK8 BÉNÉFIGBS
François Gilart de Larchantel, chaQoiae de Saiat-Pierre ; desservants : Michel-Victor Champenois, prêtre habitué' à qui le fermier du prieuré payait 5oo livres par an, et Claude-Edmc-Charles Poupelier, lit;encic-ès-art8, aussi prêtre habitué à Vilienauxe .
ViLLENEUVE-AUx-RiciiEs-IIoMMES, paroisse actuelle de Trancault, (onde vers iiio;colIatcur, Tabbé dé Molesme ; revenu, 800 livres ; titulaire inconnu.
Prircréh incorporés au Diogàsb or Trotrs
Saint-Loup de Prbudiion ou mieux de Prud'homme, paroisse d'Auxon(i) : la collation eu appartenait autrefois à Tabbéde Saint-Pierrc-le-Vif, en vertu d'une concession faite, en Tan 869, par K^ilon, archevêque de Sens ; mais depuis la réunion à la cure de Versailles de la mense abbatiale de Saint-Pierre-le-Vif, le roi s'était réservé la uoiuination «l ce prieuré (2). Le titulaire en 1790 était, depuis 1771, Pierre Le Houx, ancien archidiacre de Rrienne et vicaire général de M«^ de Barrai. Le revenu du prieuré de Prud'homme était de 2 4^ livres i sou 8 deniers (3).
Sainte-Geiimaink de Bau-sur-Aube, fondé eu io54 par le bienheureux Simon, comte de Bar. Ce bénéfice dépendant autrefois de Tabbaye de Saint-G'aude était h la collation du roi depuis Térection île cette abbaye en évéché en 174'^- Hohert,évô(|ue de Langros,avail donné en 1091 l'église du Mont, dite alors Saint-Etienne, aux religieux de Saint- Claude et en iioo, le pape Pascal II avait déclaré prendre le prieuré sous sa protection. Au xiii« siècle, Sainte-Germaine f»)rniait un village et une paroisse avec Fontaine et Provorville pour succursales, l^e prieuré valait, en 1790,
(i) Au lieu de Sainl-Loup,Aa France ecclésiastique de 77^- indique Saint-Pierre pour titulaire.
(a) Almanach de Sens, 1771, p. i'33el an-h , L. K i 188.
(3) Nous ne eomptons pas parmi les prieurés celui de Sèchefontaine, sur Avirey, parce qu'il était depuis lou^^temps supprimé <R.L., t. ni, p. a66).
3.594 livres 4 sous 6 deniers. Il avait pour titulaire, depuis 1 737,Lôui8 de Carbonnières de Jayac,du diocèse de Vannes, qui était également prieur de Saint-Nicolas de la Chartre, près de Chftteau-du-Loir, diocèse du Mans. Il faisait desservir par le chanoine Edme-Yincent Rivière.
Saint-Pibrre de Bar-sur-Aube, fondé par Notcher, Raoul et Simon, comtes de Bar au xi* siècle, dépendant anciennement de Tabbaye de Saint-Claude, à la collation du roi depuis l'érection de Tabbaye en évêché ; revenus en 1790^ 4^7 livres, 5 sous, 3 deniers; titulaire depuis 1788 Louis de Carbonnières de Jayac, prieur de Sainte-Germaine.
Bar-sur-Seine, sous le vocable de la Sainte Trinité,fondé en 1068 par Raynard de Bar, évêque de Langres ; revenu en 1760, 33o livres. La maison du prieuré était adossée à Téglise paroissiale ; titulaire depuis 1745, dom Pierre- Philibert Forestier, bénédictin de Montier-en-Der, pourvu par Tabbé de Saint-Michel de Tonnerre. Il ne résidait pas, mais faisait desservir par un prêtre séculier obligé d*assister à tous les offices de la paroisse, comme prêtre habitué. D*après Arnaud, Voyage archéologique..,, p. 104, ce prieuré était à la collation de labbé de Montiéramey : c'est aussi Topinion de Rouget.
Saint-Robert de Bertignolles ; revenu en 1760, i5o livres seulement. Ce bénéfice, dépendant de l'abbaye de Molesme, dut être fondé sur la fin du xi« siècle ; il avait pour titulaire, nommé en 1747» Christophe Creton, bénédictin de Saint-Maur.
Saint-Maurice de Cunfin, dépendant de Tabbaye de Saint Claude ; prieuré séculier fondé, en 1075, par Simon ; revenu en 1760, 600 livres ; en 1790, 3. 000 livres, charges non déduites. Le quart en réserve des bois appartenant au bénéfice était de 119 arpents. Le prieur avait le titre de curé primitif de la paroisse et nommait le desservant ; il avait aussi les trois quarts de la seigneurie ; titulaire depuis 1788, Louis- Joseph Lafargue de Bellegarde, vicaire
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général et archidiacre de ChftloQS, prêtre du diocèse de Tarbe8.
MoNTiiiKRAULT, finage d*Ervy, patrons, saint Gervais et saint Protais; coUateur, Tabbé de Saint-Germain d*Auxerre ; revenu ii.iiao livres, toutes charges acquittées Le titulaire, Jean-Baptiste-François Dubois de Crancé de Livry, sous-diacre de lleiins, avait été nommé, n*étant que clerc minoré, le !io décembre 1789 par résignation d* Antoine Quatrcsous Dclamotte. Il était décimatenr d*Ervy pour les deux tiers. Il devait faire acquitter une messe tous les dimanches et toutes les fôtes de la Sainte Vierge, et en faire dire une, chaque semaine, à la chapelle Saint- Georji^es du Mcsnil, qui dépendait du prieuré (i).
Notre-Damk de Jully-lk-Guatel. Ce prieuré fut établi daus Tégiise de la paroisse, probablement au commcuceineiit du xi« siècle. Il était d abord à la collation de Tabbé de Moustior-Saint Jean, puis à celle du roi depuis rérecliou dt» révoché de Dijon. Le titulaire devait à Téglise de Jully trois messes par semaine, les vêpres, fêtes et diiiiaiiches, et les matines aux fCtes solennelles. Tous les bâtiments avaient été détruits pendant les guerres du xvn« siècle (a) Les revenus étaient de a. 200 livres et les charges de i^Jo livres, dont 700 [)Our congrue au curé de Villemorien, *35o au vicaire de Jully, 1280 pour dîmes aux religieux de Molesme et de Saint-Seine, 5o pour honoraires de deux messes par semaine, et 3o pour Téglise de Villemorien. Le prieur était, depuis 1773, Jean Germain de Rouvoire des Hordes, curé de Villemorien.
Sai.nt-Mautin dk Bkaulieu, paroisse du Mériot, à la collation de l'abbé de Kebais.
Saint-Pikuue-ès-Likns de Merrey, à la nomination de Tabbé de Molesme ; le titre était établi dans l'église
(i) Annuaire d^Ervy, 18C6.
(2) L. Coulant, Recherches hUtor, sur Jully-sar-Sarce, dans l'Ann. A., 1854.
paroissiale ; revenu, 976 livres ; titulaire, depuis 1781, Lauréat Desmards de Graiaville (i), prêtre gradué du diocèse de Tarbes, vicaire général de Laogres ; il faisait desservir par uo prêtre séculier qui était, en 1790, Claude Caullet, moyennaùt un traitement de !i5o livres par an (3).
Notre-Dame de Montibr-bn-l'Islb, fondé en 1076 par le comte Simon, à la nomination de labbé de Montiéramey; revenu en 1760, 58o livres; titulaire depuis 1770, Jean-Baptiste du PeyrouXy moine de Cluny.
Noé-les-Mallets, probablement sous le vocable de saint Pierre comme la paroisse, dépendant de l'abbaye de Molesme ; revenus en 1760,80 livres; titulaire depuis 1788, Joseph Parisot, curé de Noé.
Nogbnt-en-Othe, à la collation de Tabbé de Molesme et uni au prieuré de Flacy, doyenné de la Vanne (3) au diocèse de Sens.
Notre-Dame-de-Pargubs, dépendant de 1 abbaye de Montiéramey, fondé au ix« siècle ; revenus en 1760, 33o livres ; titulaire nommé en 1779. Jean-Baptiste Volet, prieur de Chichée (4).
Notre-Dame du Fault ou du Faux a Ricey-Bas; revenus en 1760, 5oo livres. Une maison, une chapelle, un enclos, vingt-cinq fettes (environ i3i ares) de vigne, trente-trois fettes de pré, 4^4 cordes de terre, les dîmes de grains, chanvre et navette, le treizième de la totalité des dîmes de Ricey-Bas, le tout loué 776 livres en 1789: tels étaient les biens ou revenus du prieuré. Le titulaire^d'après Tabbé Roussel, était Didier- Auguste Japiot, né à Langres et chapelain de Saint-Martin de cette ville, nommé en 1773 ; au contraire, d'après un document des Archives de l'Aube, Notre-Dame de Faux appelée aussi
(i) R. L. (t. m, p. a3o) écrit c Desmarres du Bec-Crespin de Grainville ».
(a) Arch., L. K. ijiSa. Ce desservant n'est pas indiqué par R. L. (î) Quesvers et Stein, Inscriptions de Vancien diocèse de Sens, 1. 1, p. ai.
(4) R. L., t. m, p. a;o écrit VoUet et p. a4a, Volet.
SaiQt-Antoinc, parce que, vers i635, le prieuré avait été transféré eu ce lieu, avait pour titulaire Abraham Lambert, prêtre religieux profës de Tordre de Saiot-Benoit, da monastère du Bec-Hellouin. Le bénéfice dépendait de Tabbaye de Saint-Pierre-le-Vif (i).
Saint-Gervais des Tables de Trainel ; patron, Tabbé de Gormery ; revenu en 1^32, 5oo livres ; titulaire en 1790, Antoine Gibelin, chanoine de la cathédrale de Laon, demeurant à Paris. Les biens du bénéQce comprenaient un lot de terres de 69 arpents, affermé, franc de dîmes, 400 li* vres et deux dindes ; une portion de dîmes, appelées les dîmes du prieuré, trois arpents de terre, moitié des dîmes de chanvre, six arpents de terre et prés situés an flnage de la Motte-Tilly ; une rente de huit bichets (environ . 1^6 litres) de froment due par l'hôpital de Trainel. Le prieur était tenu pour un quart des réparations du chœur de Téglise Saint-Gervais et Saint-Protais.
Sainte-Marie Madeleine dk Trainel. En ii38, Gandricus, pr<}tre, fit con itruire sur son patrimoine le prieuré de Saiutc-Marie-Madeleine. L*abbesse du Paraclet y avait le droit de nomination ainsi que les droits de visite et de correction. Ces deux derniers se perdirent par le nonusage. Une abbcsse, ayant voulu faire revivre le droit de visite, fut déboutée en 1 7i3,et les religieuses de la Madeleine furent conservées sous la juridiction de TarchevAque de Paris (2). Une déclaration du 'ij février 1790 constate nn revenu net de 3556 livres 3 sous a deniers. En i654, le prieuré avait été transféré à Paris, rue de Gharonne, à cause des guerres qui désole iont la contrée. La chapelle existe encore à Trainel. Klle n'ollre aucun caractère architectural et est convertie en grange.
(i) Arcfi, L. V. i5io lias. Japiot était prieur de Notre-Dame du Faux, d'après I.a France ecclésiastique de 1787.
(2) Cependant Tabbesse du Paraclet nomma, en 1764, une prieure, mais celle-ci n'accepta pas. Serait-ce par manière de protestation contre le jugement de 1713 que cette nomination fut faite ? (Arch., G. 190 reg).
PRIEUUÉS 177
Saint-Antoinb de Trainel. Ce bénéûce n'était autre que rhospice fondé à une époque inconnue. Il fut supprimé parle roi en i634.
Saint-Victor BT Saint-Gengoul DE Viviers; recettes 15.779 livres, charges 4-5i4 livres 6 sous En 1790,1e prieur payait 140 livres au desservant de Landrevillc, 100 livres à celui de Buxières, ^o livres comme supplément au curé de Loches, i.aoo livres comme portion congrue et supplément au curé de Ghervey. Ce prieur en commende était, depuis 1775, Joseph- Ambroise du Prat en faveur de qui son prédécesseur avait résigné le bénéfice, moyennant une pension de i.5oo livres ; coUateur, l'abbé de Montiéramey.
Vosnon(i) sous le vocable de saint Biaise, à la nomination de Tabbéde Saint-Bénigne de Dijon,suivant le Fouillé d'AUiot (a). Ce prieuré, du reste, appartint longtemps ^ Tabbaye de Saint-Bénigne (3). La chapelle fut construite, apud Vulnonemy en ioo3, sur Tordre de Hugues Béraud, abbé de Saint-Bénigne. Le revenu, en 1761, était de 676 livres ; le titulaire, en 1787, s appelait dom Pierre-Benoît Arnaud (4).
Ordre des Bénédictins de Cluny.
L'Assomption Notre-Dame de Rhkges, appelé autrefois doyenné de Saint-Sulpice, dépendant du doyenné de Gaye ; revenu net, 989 livres ; titulaire, Jean- Jacques- Louis- Alexis Le Marchand de Vauval, prêtre du diocèse de Rouen, ancien vicaire général de Tévêque de Saint-Fiour et prieur de Saint-Pierre-des-Corps.
(i) La France ecclésiastique de ij%j écrit Voisnon aa lieu de Vosnon et n'indique pas le titulaire.
(a) D*après Archives de l'Yonne, H. 909, le prieuré de Vosnon dépendait de Saint-Bénigne de Dijon, et d'après le Fouillé de 1761, de l'abbé de Molesme.
(3)Fichot, 5<a<is<. monam., t. Il, p. 178 et Quesvers et Stein, hxscriptions, etc., t. I, p. 3u6,
(4) Catal. Millard, n' 11397.
178 Si:i»PRKSS10N I>KS HKNKPlGKSi
Saint-Jacques à Troyes, fondé au xii« siècle, de la dépeadance de Cluiiy, K'uni eQ 1690 à la Trinité de la Rédemption des eaptits ; revenu 3.ooo livres.
Sainte- ËVLALiB i)*URviLLK(i)rondé.au xi* siècle, par les seigneurs de Bligny, à la collation de labbé de Glnny • revenu, i.ooolivi*es dont aoo étaient produites par les 43 arpents de bois dépendant du bénéfice; charges: les décimes, douze messes à faire dire, les gages des gardes des bois, Tcntreticn de la chapelle ; titulaire en commende, depuis 177Q, Joseph-Pierre Baudouin, curé de Saint-Nicolas de Pont sur-Seine et chapelain de Saint-Eloi à BomboQ, qui avait été nommé par résignation de Marc-Antoine Bandouin, également ciiré de Saint-Nicolas, son parent, et moyennant une pension de a5o livres.
Saint-Georges de Vendeuvrb, fondé, en 1080, par Hugues, seigneur du lieu et plus tard comte de Champagne. Le prieur portait le titre de prieur doyen ; c'était 1 un des treize doyens de Tordre de Cluny. Robert de Bourgogne! ioH5-ii 10), évéquc de Langres, donna an prieuré les églises de Veiuleuvre, Longpré, Beurey, Villeneuveau-Clu^ue, V'alsuzeiiay, Vauehonvilliers et Magnifonchard, auxquelles révé(|ue de Troyes ajouta Téglise d'Amance. Le revenu était de 100 livres à peixîcvoir sur plusieurs maisons, i.45(> livres pour la dime des grains, 44 fauchées de pré à 9 livres Tune. Les biens comprenaient une chapelle, une maison avec jardin et grange, un moulin à eau avec petit enclos et jardin attenant, un tour banal, 109 arpents de terre, 4' arpents de pré, i(> arpents de mauvaises terres couvertes de broussailles l'j). Selon Tabbé Mathieu, le prieuré valait, en 1^89, de 6 à 7.000 livres.
Le titulaire, noiiiiné eu 1787, était Jean-Baptiste Baudcron, prêtre bénédictin de Cluny (i). Il payait, lui aussi,
(i)Arcti., L. V. i5o.S lias. Le Dictionn.topof^. place Sainte-Bolalie sur Hligny.
(a) Arch. munie, de VenJeuvre. Délihér. du 4 juillet 1790. ('3) U. L., 1. 111, écrit BundcroQ.
PRIEUUÉS 179
unepeasioQ de i.5oo livres à soq prédécesseur, qui avait résigné en sa faveur. Il faisait desservir le prieuré par Rougeot, un des deux vicaires de Vendeuvre.
Saint-Sépulcre a Villacerf, dépendant du prieuré de la Gharitésur-Loire, fondé en iio4; revenus, ii.ooo livres ; titulaire, Michel-François de Couët du Vivier de Lorry, évêque d* Angers. Le bénéfice était exempt de la visite de Tévêque.
Ordre des Bénédictins du Val des Choux.
L* Annonciation ou Notre-Dame de Clairlieu, paroisse de Pftlis, fondé en 1197 ; revenus, i. 000 li vres ; titulaire^ Daniel Viesse, diacre du diocèse de Langres, né à Ghfttillon-sur-Seine (i). Il était en même temps chapelain de Sainte-Croix de Ghavigny et de SaintrLéger-lès-Ghâtillon ; il percevait une pension de 3oo livres sur un canonicat de la cathédrale de Langres. Avant de prendre possession du prieuré de Glairlieu, le 16 septembre 1768, il avait été obligé de signer le formulaire. La charge du prieuré consistait en deux messes basses toutes les semaines.
Ordre de Saint- Augustin, Ancikn Diogèsb.
Ghalettb, hôpital transformé en prieuré en IQ08 ; collateur, Tabbé de Saint-Loup ; revenu net, i. 000 livres; rénni en 178a à l'abbaye, en faveur des écoles chrétieaues de Troyes.
Saint-Jacques del*Ermitage de PoNT-suR-SEiNE,dépendant du Val des Ecoliers ; revenu, 1700 livres ; uni à Tévêché de Troyes(a). On voyait dans la chapelle les tombeaux des fondateurs.
(i) Boatiot et Socard disent, Dictionn. topog,, p. 4?, qtie le prieuré fat supprimé en 174^. Ce n'est pas le prieuré, mais le monastère que Goortalon, Top,, t. III, p. 168, dit avoir été supprimé, le prieuré fut alors mis en commende h nomination royale. L'évêque y avait droit de visite et de procuration .
(s)Biigne, Dictionn. de géographie, 1. 1, col 734.
Saint-Georgbs de Gannay, fondé vers 1090/ paroisse de VallaDt, à la nomiuatioQ de Tabbé de Saint-Quentin de Beauvais; revenu net: i.ooo livres: le titulaire, Jean-Louis- Joseph de Béarn-Béon, du diocèse d^Auch, aumônier de Madame Adélaïde de France, vicaire général d'Aire et chanoine de Téglise de Troyes, avait pris personnellement possession le i«'' avril 17821. Les fondations à la charge du prieuré furent acquittées, en 1790, par le curé de Yallant, moyennant 4^ livres 10 sous. Le prieuré fut loué pour la dernière fois, par bail, moyennant 600 livres en argent (i).
Saint-Yinbbaud, paroisse actuelle de Saint-Martin-de- Bossenay ; revenus, aoo livres : réuni, en 1783, à la mense de Tabbaye de Saint-Loup en faveur des écoles chrétiennes.
Prieurés iNcoRPORâii au diogésb db Trotbs.
Saint-Nicolas de Bar-sur- Aube, fondé, vers 1170, par les comtes de Champagne, et gouverné primitivement par des religieux hospitaliers. 11 passa, euiQ39,aux Augustines de Saint- Victor, et, en i44i)il fut cédé au Val des Ecoliers. Un arrêt royal de 17^9 le supprima, et les biens furent unis à l'hôpital du Saint-Esprit. Le prieur était à la nomination du roi depuis le concordat de François I*^
Notre-Dame de Belroy, fondé en iq3i par Lambert Boschut, chambrier du comte Thibaud, de la dépendance du Val des Ecoliers (a); revenu 660 livres ; titulaire en commende nommé par le roi en 1779, Nicolas Delamousse, vicaire général de Glermont-Ferrand, chanoine de Saint- Maclou et pensionnaire de rarchcvôché d^Aucli. Il était tenu de dire ou faire dire la messe tous les dimanches et fêtes de Tannée, dans la chapelle prieurale.
(i)Arch., L. D. j/5.
(a) R. L.,t. III, p. aoa, dit que Belroy fut fondé en 1217 par Rodolphe de Beaoroy. La France ecclésiastique de 1^8^ a écrit Belleroy.
BRMITAGES 181
Ordre de Citeaux,
Orimont, paroisse d*A.rrentières, sous le vocable de la Nativité de la Saiate Vierge et dépendant de Tabbaye de Poulangy ; le titre Fut supprimé en 1740 ; revenu en 1760, 60 livres. « Malgré sa suppression, dit Tabbé Ronssel, le prieuré d'Orimont continua d*avoir des prieures jusqu'à la Révolution (i) ». De 1781 à 1790, il fut possédé par Marie- Henriette Bénigne de Villers-Lafaye.
Ordre des Croisiers.
Saintb-Groix db Laines-aux-Bois, à la nomination da prieur de Sainte-Croix de la Bretonnerie de Paris ; revenu aoo livres ; supprimé en droit par lettres patentes du a8 février 1788 et en fait par Textinction de Tancienne maison des chanoines réguliers de Sainte-Croix (a). Ordre de Grandmont,
Les Bons-Hommes, paroisse dlsle-Aumont, dépendant de Tabbaye de Macheret ; revenu^go livres ; titulaire, Sébastien Eloy. L'ordre de Grandmont fut supprimé en 1769, mais le prieur,qui était en même temps seigneur des Bons- Hommes, vivait encore en 1789(3). Le domaine comprenait en 1790 une maison avec cour, jardin, enclos de aaa arpents et demi de terre, 63 arpents et demi de pré et 90 arpents de bois. Le tout était loué Q.800 livres.