LA CHAMBRE RGGLÉSIASTIQUE XVII
leurs déplacements personnels. Le secrétaire de la Chambre, le chanoine Deviviers, touchait i5o livres pour ses appointeiaents. C*est encore la Chambre ecclésiastique qui payait la pension des prêtres infirmes ou pauvres, soit qu'ils conservassent leurs fonctions, soit qu'ils prissent leur retraite. Certains curés, cependant, à qui leurs ressources personnelles le permettaient, payaient eux-mêmes leur vicaire. Le curéd'Aulnay ne pouvant faire son binage de Briliecourt, k cause de son grand âge, donnait 200 livres par an, pour ce service, à son ^vicaire Pesme, qui vivait à ses propres dépens^ chez son père, à Dommartin (i). Nicolas Debouchon, après avoir administré quarantequatre ans la paroisse de M aclaunay, se retira à Troyes en 1^83 ; il reçut une pension de retraite de 4<>o livres. La Chambre ecclésiastique faisait une pension de 200 livres depuis 1771 à Neiltz de Bréviandes, ancien curé de Fontvannes (2), une autre de la même somme à Jolly, ancien curé de Faux-Fresnay, à Bernodat, curé de Mailly, tous deux infirmes, une de i5o livres à Dovenne, ancien curé de Saint-Martin-Chennetron, une de 3oo livres au curé de Soigny, Tun et Tautre âgés, une de i5o livres au curé d'Aulnay, malade, une de 100 livres au curé de Saint- Aventin-sous- Verrières, et une autre de la môme somme au curé de Courcemain (3).
Elle venait en aide aux ecclésiastiques dont la santé exigeait des soins spéciaux et que Ton était obligé de faire soigner dans quelque monastère ou dans un hospice. Ainsi Choiselat, curé d'Avant et de Mesnil-Lettre, étant tombé en démence en 1763, fut envoyé au couvent des Gordeliers de la Garde (Oise), à qui le diocèse paya une pension de 400 livres. Un autre prêtre, Louis-Julien
(i)Arch.,L. V. 1544.
(a)Apch., L. V. 1541.
(3) Arch.,L. V. x6ia.
XVIII OOUVKRNBlfENT DU DIOCÈSS
Mauret, fat placé en 1780, pour cause de saaté, chez les Cordeliers de Chàtillon-sur-Seine, k qui on payait tous les ans pour lui une somme de 5oo livres (i).
Quand un curé avait besoin d'un vicaire ou d'un remplaçant provisoire, Tévéque désignait le sujet, ordinairement un religieux, à qui la Chambre faisait un traitement. Le rédacteur de ÏOrdo ou bref diocésain, qui était un chanoine marguiliier de Saint-Pierre, recevait d'elle 60 livres pour son travail.
Les comptes de 1789- 1790 accusent une recette de 161.988 livres 18 sous et une dépense de 104.109 livres 8 sous 10 deniers. Dans ces dépenses figurent 3.ooo livres pour pensions à des prêtres infirmes, a.a88 livres 3 sous 5 deniers pour remises à des curés ou à des Fabriques trop imposées laniiéc précédente, ïi4 livres au secrétaire de Tévôché pour signatures et distribution des mandements, 5o livres au chanoine Des Marais pour achat de livres à distribuer aux écoles chrétiennes, aoo livres pour frais de bureau, i.5oo livres au comptable pour ses appointements (a).
Une autre institution, due à la charité du clergé, était annexée à la Chambre ecclésiastique : c était le burkau DES INCENDIÉS, établi en 17(56 par M»f' de Barrai pour les paroisses de la campagne. Les assemblées se tenaient à Tévôché sous la présidence de Tévéque. Un autre bureau des incendiés pour la ville et les faubourgs fut fondé en 1781 par le charitable prélat, qui en présidait pareillement les séances à i*iiôtel-de-ville.
Pour la région dépendant alors de Tévêché de Langres, un bureau des incendiés avait été établi par M**" de Montmoriri de Saiut-Hérein, en 1759. La quête générale devait se faire deux ou trois l'ois par an et le produit en était
(i)Arch„ L. V. 1.538 etL. K. Vi74.
(a)Arch., G. i65.
LBS DOTBNlfÉB XIX
remis entre les mains du promoteur de Langres. Toute permission particuLière de quêter était refusée. Du i«r septembre 178a au i*' septembre 1783, les recettes montèrent à 19.118 livres 4 sous 6 deniers ; les sommes distribuées aux incendiés dans le môme laps de temp? ne furent que de 14*953 livres 6 deniers. Le seul village de Beurey reçut un secours de a. 400 livres.
Outre le doyen, il y avait, dans chaque doyenné de la campagne, un promoteur dont Toflice consistait principalement à découvrir et à poursuivre les excès concernant la juridiction ecclésiastique. En 1789, JoUot, curé deVaudes, était promoteur du grand doyenné, dont Billet,curé de Charmont, était doyen. La place de promoteur se trouvait vacante dans te doyenné de Villemaur, qui était sous Fautorité de Gharier, doyen du Chapitre et curé de la paroisse du môme nom. Collin, curé de Vallant, était doyen de Marigny, et Lange, curé d'Avant, promoteur. Le doyenné de Pont avait pour doyen Brodard, curé de Louan. Celui de Sézanne avait pour doyen Méchin, curé de Fontaine- Denis, et pour promoteur, Muiron, curé de Charleville . Fagment, curé de Gigny, était doyen de Margerie, et Geoffroy, curé de Brienne, doyen de ce doyenné, en même temps que Tapin, curé de Maizièrcs, en était le promoteur. Le doyenné d'Arcis se trouvait depuis plusieurs années sans titulaire ; le promoteur était Lcmaltre, curé de Villette.
Dans les doyennés de Tancien diocèse de Langres situés dans les arrondissements actuels de Bar-sur-Aube et de Bar-sur-Seine, il y avait, outre le doyen, un vice-doyen. Vannier, curé de Mussy-sur-Seino depuis 1778, était vice doyen de Bar-sur-Seine (i).