‹ Histoire du diocèse de Troyes pendant la RévolutionChapitre 71 sur 201 · GHAPITRB DB SAINT-URBAIN · texte numérisé non relu

GHAPITRB DB SAINT-URBAIN

ville, on troaverait sa situation temporelle peu modifiée. Mais elle devait être bientôt sensiblement diminuée, et la moyenne des pensions accordées aux chanoines tomba à i.SsêS livres a sous ii deniers.

m. - CHAPITRE DE SAINT-URBAIN.

Fondé par le pape Urbain IV sur remplacement de sa maison paternelle, le Chapitre de Saint-Urbain était « composé de douze chanoines sans compter les troi^ dignitaires, quatre chanoines à 1 autel de Saint>Nicolas et trente-deux chapelains, eu tout quarante-six bénéflciers (i) ».

Le doyen jouissait d'une double prébende ; il était élu en dehors du Chapitre, et son élection devait être confirmée par le pape dans le cours des six mois suivants ; il devait être prêtre. Tenu à une assistance continuelle au chœur, il pouvait cependant s'absenter des offices pendant deux mois chaque année. Sa juridiction spirituelle s'étendait sur les chanoines, bénéficiers, chapelains et officiers de Téglise, et sur toutes les personnes à leur service (a).

La taxe de îio livres, que le doyen devait acquitter pour sa réception, fut élevée en 1787 à 244 livres, savoir 44 ^î" vres pour le décanat, et 200 livres pour don de joyeux avènement ; mais cetle somme ne fut jamais payée, le dernier doyen ayant été élu avant 1787.

Le chantre avait le revenu d'une prébende et demie, il était à la collation du roi et du doyen alternativement. Sa charge consistait à gouverner le chœur aux jours solennels. Il faisait un stage de six mois.

Le trésorier avait également le revenu d'une prébende et demie ; comme le chantre, il était nommé alternative-

Ci) B.C., 79» 1-246, p. i3.

(a) Balle de Clément IV^ a4 sept. i265.

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ment par le roi et parie doyen. Sa fonction principale consistait à garder les reliques dont il conservait la clef, à les placer sur Tautel aux fêtes annuelles et à certains autres jours selon l'usage. Liorsque le doyen officiait, le trésorier devait lire la neuvième leçon des matines. Son stage durait six mois. Il donnait pour la chape la somme de io5 livres.

Les chanoines se réunissaient tous les ans en chapitres généraux et, tous les lundis et vendredis, en chapitres particuliers (i). L*année capitulaire se comptait du jour de la fête de saiut Urbain.

Dignitaires.

Charles-Louis-François de Challemaison de Chalautre, né i\ Vilieueuve-ia-LiouDc. chanoine, élu doyen du Chapitre le 7 mars 1777, chapelain de Saint-Pierre-ès-Liens à la cathédrale, prieur de Notre-Dame de Lusignan, au diocèse d'Ageu.

Noël Missonnet, ué à Noge ut-sur-Seine, docteur de Sorboniie, chanoine en 17G0, chantre et syndic du Chapitre, Tun des administrateurs des orphelines de TEnfant Jésus.

Antoine Dastrovigne, né à Grenoble, chanoine et trésorier depuis 1773. secrétaire grollicr du Chapitre, titulaire de la chapelle Saiiit-Jeau dans la paroisse de la Mure, au diocèse de (ireuoble, et de la chapelle de Saint-Pierre à la Buissicre, niéiiie diocèse.

Chanoines Etieuuc-JuUen Léger, né à Rosuay-rHôpital, chanoine depuis I7()4, t*abricicu, chapoLun de Tous-les-Saints à la Loge-Poniblin (-j). Il avait été nommé promoteur du Chapitre en 1775.

(i) Le Chapitre ne se tenait que le lundi . d'après lAlmanach de la ville et du dincè.^te pour I7îk>.

(a) Cette paroisse est indiiiuêe à ton ciunme annexe dlsle-Aamont dans la déclaration faite par le chanoine Léger à la municipalité de Troyes. Il a confondu avec les Loges-Margueron.

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