‹ Histoire du diocèse de Troyes pendant la RévolutionChapitre 72 sur 201 · CHAPITRE DE SAINT URBAIN · texte numérisé non relu

CHAPITRE DE SAINT URBAIN

Michel Tremet, né à Troyes, chanoiDe depuis 1766, chapelain de Notre-Dame-de-Montrée ou Saint-Claude à Villenauxe.

LfOuis Larmet, né à Join ville-sur-Marne, ancien diocèse de Chàlons, chanoine depuis 1769.

Denis Bajot, né à Troyes, chanoine en 1771.

Joseph Mocqueris, né à Troyes, chanoine en 17711.

Nicolas Duhamet, né à Saint-Lyé, chanoine en 178a, receveur des grains.

Pierre Lerat, né à Troyes, chanoine en 1788, ancien curé de Bouy- Luxembourg et ancien chapelain de Saint- Nicolas à Saint-Urbain.

Le onzième et le douzième canonicat se trouvaient vacants, et il avait été décidé, en 1785, qu'ils ne seraient pas pourvus, les revenus devant en être appliqués à Tallégement des charges de la collégiale (i).

Chanoines a l autel Saint-Nicolas.

Louis Richard, né à Troyes, chanoine en 1775.

Jean-Louis Gaillard, né à Autrans, diocèse de Grenoble, vicaire à Saint- André à Grenoble, chanoine en 178a.

Pierre Lerat, chanoine de 1785 à 1787, ne lut pas remplacé.

Le dernier titulaire du quatrième canonicat avait été un clerc tonsuré, Augustin Dumesnii, de Chaumesnil, qui était rentre dans le siècle en 1786.

Les quatre chanoines de la chapelle Saint-Nicolas étaient à la collation et sous la juridiction du doyen. Ils donnaient pour leur réception la somme de lo livres, quoiqu'ils n'eussent point droit de capituler. Leur bénéfice exigeait la résidence. Eu 1787, par suite de la suppression de ces canonicats, les biens et revenus de la chapelle Saint- Nicolas furent réunis à ceux de la Fabrique, à charge par celle-ci d'acquitter les Ibudutions.

(I) Arch,, 10 G. 37.

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Cette soppressioD ne 8*éUit pas faite sans luie yiye opposition de la part des titulaires. Gaillard et Dumesnil avaient même appelé 1 affaire devant i*oflSciai qui les avait déboutés le 38 février 1784 (i) Le a^ oMurs i^, la suppression de la cliapelie Saint-Nicolas fut aooeplée par le Chapitre, qui s>ngagea k servir k Gaillard une rente viagère de 100 livres.

Un titre paroissial, attaché à Tautel de l'Annonciatîony avait pour curé le doyen qui commettait pour le service celui des chanoines qu'il jugeait à propos.

Un arrêt du Parlement du 19 mars 178a avait défendu au Chapitre de publier des bans, de célébrer des mariages dans la collégiale, de baptiser, d'administrer les sacrements et d'enterrer des paroissiens de Saint- Rem j, Sainte- Madeleine. Saint-Frobert et Saint-Niiier. Par là même, la juridiction spirituelle du Chapitre fut limitée aux membres et aux serviteurs de la collégiale réellement en fonctions. A ceux-là les chanoines ne pouvaient administrer que la pénitence, le saint viatique et l'extrême-onction. Ils ne devaient exercer aucune espèce de juridiction spirituelle sur les femmes enfants et domestiques des marguiliiers de leur église ni du juge de leur mairie (a).

Lors(|uc les bi<*Qs du clergé furent mis à la disposition de la nation et la suppi-ession des Chapitres décidée, celui de Saint-Urhain put croire qu'en raison de son origine.il échapperait à la loi bien que l'inventaire en eût été drcbsé le 1 août 1790 (^3 . Se bervant de cet espoir, les chanoines prièrent les officiers municipaux d'intervenir auprès de T Assemblée nationale à lelfet de suspendre, en faveur de la collégiale, le décret de suppression générale. Ils ré»ligèrent une réclamation remplie de sentiments qui mérite d'être rapportée.

(i)Arch., G. 4.a68, reg..fol. a6.

(2)B. C..a3, xv-aa5.

(3) Arch., iQ. 336 2

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