‹ Histoire du diocèse de Troyes pendant la RévolutionChapitre 9 sur 201 · B. C.,93, VI · texte numérisé non relu

B. C.,93, VI

XXIV PAROISSES DU DlOCiSB

cet usage faisait que les cures de ville,comine celle de Saiut- Aventiu, se trouvaient dans une situation voisine de Tindigence. Saint-Denis, dont le revenu n*était que de 709 livres, devait avoir une augmentation de 65o livres. Saint- Denis de Sézanne, Saint-Martin de Pont, Saint-Pierre de Villenauxe, Saint-Laurent de Nogent-sur-Seine et Notre- Dame de Méry : telles étaient les cures de la campagne qui avaient besoin d*une augmentation totale de i.5oo livres.

Dix vicaires desservant les huit paroisses les plus peuplées de la ville épiseopale avaient besoin d*un supplément montant à a.200 livres.

Quatorze cures de la campagne qui n'étaient pas à portion congrue devaient voir leurs revenus augmentés d*une somme totale de !i.35o livres. C'étaient Arcis, Isle- Aumont, Saint-Martin-ès-Vignes, Premierfait, Notre- Dame de Sommevoire, Saint-André, Creney, Torvilliers, Fontvannes, Vilieloup, Faux-Villecerl', Allemant, Saint- Just et Maraye (i).

Dix cures dont les titulaires étaient gros décimateurs réclamaient des suppléments s'éievant à a.4^^ livres. Enûn 3.450 livres étaient proposées pour l'amélioration de quatorze cures de la campagne à portion congrue.

En résumé, le clergé paroissial, même dans la ville épiseopale, était loin d'être riche.

Nous ne pensons pas que le remaniement prescrit par Louis XVI nuisit en rien aux droits des collatcurs, dont le consentement, s'il eût été nécessaire, n'eût probablement pas fait défaut. Mais hélas ! cette réforme, dont le vent soufflait depuis quelques années, ne devait pas s'opérer, ou plutôt elle devait être générale, terrible, violente : la Révolution était proche.

(i) Arch.,G. i33. D'après B. C.,a3,xxi 11-340, onze de ces cures sealement devaient être augmentées ; il n*est pas fait mention de Fontvannes, de Faux-Villecerf, ni d'Allemant.

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