‹ Histoire du diocèse de Troyes pendant la RévolutionChapitre 96 sur 201 · VENTE DES BIENS DU CLERGÉ · texte numérisé non relu

VENTE DES BIENS DU CLERGÉ

lesquelles Téglise et la raaisou conventuelle entrent pour iS.ioo livres seulement. La Tour de Gourcelles appartenant à la Commanderie de Thors fut démolie, et les matériaux, vendus 34o livres. La maison du prieuré de Brienne ' fut adjugée le i3 janvier 1791 pour j.aSo livres ; le prieuré de Belroy monta à 5q.qoo livres ; Beaulieuet ses dépendances allèrent jusqu'à 71.500 livres ; le couvent des Gordeliers de Bar-sur- Aube fut laissé pour a4 5oo livres et le prieuré de Saint-Léger-sous-Brienne pour 6.i5o livres. Les Forges de Clairvaux et le fourneau des Dhuys, sis à Longchamp^ s élevèrent à 2o5 qoo livres ; l'abbaye ellemême ne fut vendue que le 10 février 179a pour 3oo.5oo livres. Le château de Tévéquc de Langres à Mussy trouva acquéreur pour 5q.ooo livres ; le domaine de la Chapelle d'Oie, pour 92.200 livres ; la petite chapelle Saint-Nicolas de Chervey fut donnée pour 40 livres ; et la chapelle de la Passion à Bar-sur-Seine, cédée pour i.SaS livres ; l'acquéreur enleva les plombs des fenêtres et ofirit les vitraux à l'église de la paroisse ; mais personne n'ayant daigné les recevoir, il les jeta, parall-il, dans la Seine. Les dépcndancesde la collégiale de Vincennes à Virey-sous-Bar montèrent à 7.100 livres, le i«f juillet 1793. L'acquéreur de la chapelle Saint-Thibault, sur la paroisse de Bourguignons, dut éprouver les plus vifs regrets de s'être prêté à la démolition de ce petit édifice. Uu de ses chevaux périt en transportant les pierres et les roues de sa voiture se brisèrent. Le manège élevé avec ces matériaux fut incendié, et enfin le malheureux propriétaire tué d'un coup de pied de cheval à Vcndeuvrc, où il s'était rendu un jour de foire.

Dans le district d'Arcis, la ferme du prieuré de Ramerupt et sa chapelle furent vendues 28.700 livres ; la chapelle Saint-Vincent de Braux, 190 livres ; celle de Saint- Gilles dépendant de Saint-Louis du Louvre, et dix arpents déterre, 2.4^^ livres ; la chapelle du prieuré Saint-Robert de Méry et le cimetière adjacent, 3.q5o livres ; la cha-

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pelle d'Airembécourt, i8o livres ; celle de Sainte-Syre, 4.aoo livres ; celle du prieuré de Saint-Jean du Chêne, 7a5 livres ; le prieuré Saint-Georges de Vailant, i 5j5 livres ; celui de Saiut-Mesmin, 1.175 livres ; la chapellede rOrmelot, i.85o livres. Tous les bâtiuients de la Piété à Ramerupt furent cédés pour i63.4oo livres, non compris les linges et ornements qui produisirent a.^'ja livres 8 deniers. Les dépouilles des communautés supprimées avaient été déposées au couvent des Cordeliers d* Arcis où eut lieu la mise aux enchères le 10 mai 179a. La chapelle Saint- Didier de Dosuon fut vendue pour le malheur de son acquéreur (i). Le lieu où elle était bâtie résista à toute culture, et dès que le soc de la charrue en sillonnait le terrain, les chevaux s'emportaient et devenaient comme furieux .

Dans le district d*Ërvy, le prieuré de Saint-Phal fut adjugé 40.000 livres; celui de Vosnon, seulement 'jS.aoo livres La terre d'Aix-en-Othe, dépendant de Tévôché, monta à i35.ioo livres ; le prieuré de Monthiérault, maison et terres, fut vendu 75.700 livres ; la chapelle du prieuré de Saiut PhaK laissée le î20 novembre 1791 pour i.55o livres ; la chapelle de Sainte-Madeleine à Montfey, pour 935 livres ; celle de Saiute-lleine à BéruUes pour 5io livres ; celle de Suint- Antoine à Chessy, pour i.3a5 livres ; celle de Saint-Mainniès à Survanne pour 8.176 livres; celle de Sainte- Anne à Chesley pour 6o5 livres ; celle de Saint-Roch également à Chesley, pour 4 ^aS livres.

La ferme du prieuré de Clairlieu dans le district de Nogcnt fut vendue 4î-7oo livres ; le prieuré de Marnay, 100. ïoo livres ; celui de Boaulieu. Ho.3oo livres ; celui de Saint-Nicolas à la Chapelle, 48.600 livres ; la maison des Bénédictins de Villcnauxe ne monta qu'à 19.100 livres;

(i) Nous avertissons une fois pour toutes que nous ne publions pas le nom des acquéreurs des biens nationaux par égard pour les descendants, qui ne sauraient être rendus responsables des torts de leurs ancêtres.

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